Tribune Juive

Le Califat commence quand s’arrête la Lucidité. Par Albert Unglik 

Le Sionisme existe depuis 1600 avant JC.

Le Palestinisme existe depuis 1948 après JC.

La Révolution Islamique iranienne depuis 1979.

Trois millénaires et demi entre le premier et les deux autres permet d’ éclaircir la question de savoir qui est le colonisateur.

Le Palestinisme est l’idéologie des fausses promesses, des espoirs déçus, des illusions hystériques et mortifères, des rendez-vous ratés.

1-Les souffrances des Palestiniens sont dues aux impérities du Hamas, qui est souverain depuis le retrait de Sharon de Gaza où il n’y avait plus d’occupation depuis vingt ans.

2- son seul but étant de détruire Israël , il ne pouvait en même temps se développer comme Singapour (dont il partage la taille et la population). La responsabilité des mauvais choix lui incombe : il pouvait développer une société active et structurée, mais il a préféré une mafia avec idée fixe (détruire Israël) et non-respect du droit. Ses initiatives furent exclusivement dirigées vers des structures terroristes qui ne tenaient pas compte du développement de la société civile.

Pourtant, seuls les Palestiniens obtiennent la Une des journaux, qui ne présentent aucune empathie pour les vrais génocides comme celui du Soudan.

Ces fausses bonnes âmes  ne se préoccupent en fait ni des Soudanais, ni des Palestiniens, ni des Iraniens, mais seulement des Juifs qui sont pour eux ontologiquement coupables.

C’est ainsi que le palestinisme rejoint l’antisémitisme primaire et lui devient équivalent .

Vouloir une Palestine de la rivière à la mer (du Jourdain à la Méditerranée), c’est vouloir un état judenrein comme les nazis, auxquels le Grand Mufti était associé et dont le palestinisme est le successeur et l’épigone.

Au triste souvenir des atrocités du pogrom du 7 octobre, se mêle l’ébahissement devant un antisémitisme dont la délectation morbide et la trahison du langage s’expriment dans l’abjection et l’infamie.

Les mots, comme les gens, sont pris en otage. 

C’est ainsi qu’ils perdent leur sens, et font dire n’importe quoi à n’importe qui, utilisant les techniques classiques de la propagande, privilégiant les facilités de posture à la rigueur intellectuelle (asymétrie du bullshit, car il est plus facile d’annoncer une connerie que de démontrer une vérité ):

1-l’aveuglement, le déni et la confusion : où on refuse les faits et on invente une réalité alternative, les coupables devenant victimes et inversement.

2-la calomnie : où on accuse celui qu’on exècre de fautes imaginaires, culminant dans l’abjecte accusation génocidaire, illustrant odieusement le mythe de l’arroseur arrosé.

3-l’amnésie : où on oublie le véritable génocide qu’a subi le peuple juif, pour en commenter un autre, imaginaire et fictif.

4-la manipulation et l’asymétrie : où on omet de voir que si Israël VOULAIT commettre un génocide, celui-là aurait déjà eu lieu, autrement que de façon imaginaire.  Inversement, si le Hamas POUVAIT faire un génocide, il le ferait.

Ceci fut démontré à l’évidence le 7 octobre.

L’Europe rêvée n’existe aussi, comme le père Noël, qu’en tant que fantasme.

Elle a la nostalgie des valeurs de Victor Hugo mais se comporte en disciple du Maréchal Pétain.

Où sont ces valeurs des Lumières qu’on vénère en même temps qu’on les trahit ?

Comment s’étonner de la victoire de leaders populistes quand les autres restent complaisants, silencieux, et parfois complices ?

Pour la bonne compréhension des choses, il n’est pas inutile de rappeler Golda Meir :

« Si les Arabes déposent les armes, nous aurons la paix. Si nous déposons les armes, nous aurons la disparition d’Israël. »

Et Yasser Arafat :

« Il n’y a pas de peuple palestinien en soi, mais une partie de la grande nation arabe qui oeuvre pour la destruction d’Israël. » 

Enfin Albert Camus :

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »

Et quand cette Europe munichoise et défaitiste se plaint du terrorisme et de l’insécurité tout en soutenant l’islamisme, il faut se souvenir du message de Benjamin Franklin, repris par Winston Churchill :

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »

Finalement, devant ce paradoxe européen, on pense à Bossuet:

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes 

… Car le califat commence quand s’endort la lucidité.

Dr Albert Unglik

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