« On peut prendre tout le pays en une seule nuit, et cette nuit sera peut-être demain » : Trump remet la pression sur l’Iran avec son ultimatum
L’Iran a continué à attaquer les pays du Golfe mais a laissé passer une vingtaine de navires ce week-end. L’ultimatum de Donald Trump pour la réouverture du détroit d’Ormuz expire mardi.
Donald Trump a tenu une conférence de presse à la Maison Blanche, lundi 6 avril 2026
La conférence de presse du président américain était très attendue, lundi, à la veille de l’expiration de l’ultimatum qu’il a donné à l’Iran pour libérer le détroit d’Ormuz. Au milieu d’une longue explication du « sauvetage le plus complexe jamais réalisé en combat » pour récupérer un pilote de chasse éjecté en Iran, Donald Trump a eu cette phrase sibylline : « On peut prendre tout le pays en une seule nuit, et cette nuit sera peut-être demain ».
Il avait auparavant menacé d’attaquer ponts et infrastructures énergétiques iraniennes si le détroit n’est pas rouvert à la circulation. « Ouvrez ce putain de détroit, bande de tarés, ou vous vivrez en enfer. VOUS ALLEZ VOIR. Gloire à Allah », avait-il déclaré plus tôt. Cette fois, il a assuré que « tous les ponts et les centrales électriques pourraient être détruits en quatre heures ». Il espère néanmoins « parvenir à un accord acceptable ».
Ce week-end, le trafic a légèrement repris, avec au total 21 navires qui ont pu passer le détroit dont un irakien et une majorité d’Iraniens. Alors que le conflit entre dans sa sixième semaine, le blocage du détroit a provoqué une hausse drastique du coût de l’énergie avec un baril de Brent désormais à plus de 110 dollars.
© Par Virginie Robert, Anne Bauer
