Le désastre civil et militaire du Liban est le résultat de 78 ans de politiques hostiles à l’existence d’Israël.
Les responsabilités flagrantes des dirigeants libanais ne les empêchent pas de tenter d’y échapper ni d’appeler à l’aide internationale en demandant l’arrêt des hostilités.
Poser les bonnes questions au mauvais moment ne sert à rien.
Nul besoin d’expertise pour le comprendre, et voici pourquoi.
1- Le Liban a déclaré la guerre à Israël depuis le premier jour de l’ indépendance de l’État hébreu (1948)
Ses forces armées sont celles qui, avant d’être repoussées, ont envahi le plus de territoire israélien (jusqu’à Akko)
2- À l’exception d’un traité de paix signé avec Jérusalem en 1980 qui a duré quelques jours et s’est soldé par l’assassinat du président libanais cosignataire Amine Gemayel et la rupture unilatérale par le Liban, Beyrouth n’a de cesse depuis 1948 de soutenir les agressions des dictatures arabes contre Israël y inclus depuis son territoire et de mener une guerre diplomatique contre Israël à tous les niveaux visant l’exclusion et l’interdiction d’accès de l’Etat hébreu à l’ensemble des organisations internationales.
3- Le maintien de la milice libano-iranienne à la faveur de la population chiite libanaise et à la terreur de toutes les autres composantes du peuple libanais a transformé le Liban en base militaire iranienne contre Israël et en colonie des mollahs de Teheran.
Dans ces conditions ainsi résumées, le Liban subit les conséquences du choix de ses dirigeants de placer le pays dans le giron arabe puis iranien visant depuis 1948 à la destruction d’Israël.
La question n’est pas de s’interroger sur une date de cessation des hostilités avec Israël, mais de placer une nouvelle application interne et externe propre aux intérêts du Liban, de la région et d’Israël.
A cet effet, les dirigeants libanais doivent, et dans l’urgence :
… cesser de penser Israël comme une entité provisoire destinée à disparaître, tels Taïwan, l’Arménie et autres États menacés par des environnements hostiles.
… exclure les députés, ministres et autres décideurs membres du Hezbollah de l’ensemble des institutions libanaises. Sans cette mesure, aucun allié arabe ou autre n’est en mesure de considérer le sérieux des intentions libanaises.
Le récent exemple de l’ambassadeur iranien refusant d’obtempérer à l’ordre gouvernemental libanais de quitter le Liban est une expression extraordinaire et supplémentaire du chaos libanais.
… exiger de ses rares alliés au premier rang desquels la France de ne plus soutenir diplomatiquement la milice Hezbollah en son apparence politique et un Liban colonisé par les ayatollahs sanguinaires de Teheran.
… cesser de soutenir et dénoncer l’inefficacité de la Force Internationale des Nations Unies au Liban, expédiée par l’ONU aux fins du maintien de la paix au Liban-sud et devenue un supplétif affiché du hezbollah dans la région au détriment de la paix, d’Israël et du Liban lui-même!
Sans ces conditions sine qua non, aucune intention libanaise ne sera considérée par ses « alliés » ni par Israël dont le but unique est la viabilité de sa population sur son territoire national, constamment violée depuis le Liban depuis des dizaines d’années.
Les dirigeants libanais imposent le chaos institutionnel à leur pays, à leur peuple, et la guerre à Israël.
Ils paient le prix de 78 années de haine et de conflit avec Israël, doivent s’acquitter de leur dette interne et externe afin de signer enfin un traité de paix avec ce qu’ils dénomment encore aujourd’hui et malgré les dénégations « l’ennemi sioniste »
Cette paix n’est peut-être pas dans l’intérêt des dirigeants actuels du Liban; elle l’est pour son peuple qui a plus à partager avec celui d’Israël qu’avec le régime de soumission au hezbola et à l’Iran islamiste.
Tant que les dirigeants libanais qui ont ruiné leur pays et leur peuple en les plaçant sous le joug iranien de l’élimination d’Israël seront présents, ils feront peser sur le Liban et sur Israël une guerre qui, compte tenu des éléments militaires et de la détermination d’Israël à se défendre, ne peut être gagnée que par l’État hébreu.
Ces funestes dirigeants libanais font le grand écart entre leurs propos et la réalité.
Non seulement ils ne parviendront pas à affaiblir Israël, mais ils courent le risque de l’élimination de leur propres pays.
La faiblesse des soutiens des États arabes et musulmans en augurent la possibilité.
Pierre Saba
6 avril 2026
