Interdiction des lieux saints de Jérusalem: il ne faut pas modifier la réalité des faits

Pourquoi cette interdiction


Une mise au point capitale

DÉCLARATION DE L’AMBASSADEUR D’ISRAËL, JONATHAN PELED


Les Lieux Saints de Jérusalem, y compris le Mur occidental, sont actuellement fermés aux fidèles de toutes les religions – juive, chrétienne et musulmane.
Cette décision a été rendue nécessaire par les tirs de missiles du régime iranien vers Israël.

Comme chacun sait, ces missiles ont frappé à seulement 40 mètres du Saint-Sépulcre (voir photo ci-jointe) et d’autres zones de la Vieille Ville de Jérusalem, mettant en danger les fidèles de toutes confessions.
Le patriarche latin de Jérusalem a été informé à l’avance de cette situation critique et a été pleinement au courant des restrictions imposées en raison des risques sécuritaires.
Israël s’efforce de trouver une solution alternative, réaffirmant que la protection de la vie humaine doit primer sur toute autre considération.
Enfin, nous exprimons notre solidarité avec les communautés chrétiennes du monde entier face à ces événements. Israël traverse une période extrêmement difficile en raison des attaques de missiles iraniennes, et la sécurité et la protection des croyants de toutes les religions doivent demeurer une priorité absolue.

© Jonathan Peled


Messe des Rameaux : Israël justifie sa décision par des impératifs sécuritaires

Emmanuel Macron a apporté son «plein soutien» au Patriarche latin de Jérusalem, « empêché » de célébrer les Rameaux.

La police israélienne surveille la Vieille ville de Jérusalem, le 31 mars 2023Israeli policeLa police israélienne surveille la Vieille ville de Jérusalem, le 31 mars 2023

La police israélienne surveille la Vieille ville de Jérusalem, le 31 mars 2023 -Israeli police

La décision des autorités israéliennes de restreindre l’accès aux Lieux saints de la Vieille Ville de Jérusalem, en pleine escalade sécuritaire, a provoqué une réaction politique immédiate. Le président français Emmanuel Macron a dénoncé une « entrave à la liberté de culte », apportant son « plein soutien au patriarche latin de Jérusalem et aux chrétiens de Terre Sainte », empêchés de célébrer la messe des Rameaux au Saint-Sépulcre. Il a également affirmé « condamner cette décision de la police israélienne », évoquant une « multiplication préoccupante des violations du statut des Lieux saints ».

Face à ces critiques, la police israélienne a défendu une décision dictée exclusivement par des impératifs sécuritaires. Dans un communiqué détaillé, elle rappelle que « depuis le début de l’opération “Rugissement du Lion” et conformément aux directives du Commandement du Front intérieur, les lieux saints de la Vieille Ville ont été fermés aux fidèles de toutes confessions ». L’accent est mis sur « les sites ne disposant pas d’espaces protégés normalisés », afin de « garantir la sécurité du public ».

La demande du patriarche latin avait bien été examinée, précise la police, mais « il a été clairement établi qu’elle ne pouvait être approuvée pour des raisons de sécurité publique ». Les autorités insistent sur le caractère universel de cette mesure : « Afin de protéger la vie des fidèles chrétiens — comme nous le faisons pour les membres de toutes les religions — nous ne pouvons autoriser des rassemblements de masse susceptibles de mettre des vies en danger ».

Le communiqué souligne également le contexte opérationnel : « Au cours du dernier mois, plusieurs tirs ont été identifiés en direction de la Vieille Ville, y compris vers des églises et d’autres lieux saints ». La configuration même du site est jugée problématique : « La Vieille Ville constitue un espace complexe qui ne permet pas l’accès de véhicules de secours de grande taille, ce qui représente un danger réel en cas d’incident majeur ».

Enfin, la police assure maintenir « un dialogue constant avec les responsables religieux » et affirme vouloir « concilier liberté de culte et sécurité publique ». Elle rappelle que toute évolution dépendra des directives sécuritaires, « l’objectif suprême restant la préservation de la vie humaine ».


Isaac Herzog appelle les chefs de l’Église après l’incident à Jérusalem

Le président israélien Isaac Herzog a exprimé sa « profonde tristesse » après l’empêchement de responsables chrétiens de prier au Saint-Sépulcre, affirmant avoir personnellement appelé le cardinal Pierbattista Pizzaballa et le custode de Terre sainte Francesco Ielpo. 

Le président israélien a expliqué que cet incident résultait de préoccupations sécuritaires liées à la menace persistante de tirs de missiles du régime iranien visant la population civile israélienne, après des chutes de projectiles à proximité de la Vieille Ville ces derniers jours. Il a également réaffirmé l’engagement « indéfectible » d’Israël en faveur de la liberté de culte pour toutes les religions ainsi que du respect du statu quo sur les lieux saints de Jérusalem.


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