Si l’on prend en compte les chiffres des élections municipales 2026, on constate que le premier parti de France est celui des abstentionnistes dont le nombre ne cesse de croître, passant de 20.3% en 1983 à 42.97% en 2026.
L’abstention atteint des sommets dans les communes de Saint-Denis (93066) et Roubaix (59512) . Les suffrages obtenus par les maires LFI élus sont dérisoires.
À Roubaix, Monsieur GUIRAUD David obtient 9723 voix, soit 19.52% des inscrits.
À Saint-Denis, Monsieur Bally BAGAYOKO obtient 13 506 voix, soit 21.14 % des inscrits.
Que dire de la fièvre médiatique engendrée par ces 23 229 électeurs sur un total de 50 millions d’inscrits? Elle est peut-être le signe qu’inconsciemment, ces 23 229 citoyens ont été perçus comme une armée ennemie, une « Cinquième colonne » ayant pour objectif la conquête finale du pays par le « changement de peuple », le nouveau prônant la soumission aux lois de l’Islam politique.
Le taux d’abstention anormalement élevé dans ce type d’élection et le faible pourcentage des suffrages obtenus sont les symptômes d’un effondrement de l’éthos républicain et démocratique.
S’ils ne sont pas les représentants du peuple, alors que sont-ils ? Des chefs factieux ?
Plus de 20 millions d’électeurs inscrits se sont abstenus de voter. Faut-il voir dans ce phénomène récurrent et l’absence de légitimité d’un grand nombre d’ élus la fin de la démocratie représentative ? S’ils ne sont pas les représentants du peuple, alors que sont-ils ? Des chefs factieux ?
La rhétorique agressive et antisémite de certains dirigeants LFI, les crachats, les insultes, les menaces, bref, les réactions violentes visant les élus sortants, conjuguées aux décisions demandant le désarmement de la police municipale… accréditent cette thèse. Sont-ils des « seigneurs de guerre » ayant conquis un « territoire » sur lesquels ils s’apprêtent à régner sans partage, c’est-à-dire sans tenir compte des autres citoyens ?
Comment passe-t-on du statut de responsable légalement et légitimement élu, respectueux de l’opposition, un statut propre à tout régime démocratique, à celui de chef de clan, voire de gang, sans légitimité, se pensant appartenir à une race, une ethnie supérieures à celle des Français de souche?
Ce passage d’un système, par essence tolérant, à une problématique du rejet de l’autre est un élément-clé de l’irrésistible processus de déliquescence des structures républicaines et démocratiques de la France. Comment cette mutation s’est-elle opérée? Quelles en sont les causes ?
Élection-trahison : des promesses folles rarement tenues
Les responsables du pays depuis 1973, se sont installés dans les « non-dits », les « cachoteries », l’opacité dans la prise de décision, le déni des réalités et le mépris du peuple. Depuis cette date, le même scénario se répète. La veille de chaque élection, on promet d’apporter des réponses aux problèmes liés à l’insécurité, au chômage, à une fiscalité confiscatoire, à une immigration incontrôlée, à une dette publique qui explose, à une bureaucratie proliférante, invasive, paralysante, à l’assistanat généralisé etc… Une fois au pouvoir, toutes ces belles promesses s’envolent; la masse des Français continue de se paupériser et le pays de sombrer.
L’apparition du « Tiers-Etat » et des Castes de privilégiés
Les revendications du peuple, qui portent sur le besoin de sécurité et contre l’immigration incontrôlée, sont systématiquement dépréciées. Malheur à l’élu qui ose s’en faire le porte-parole. Dans le meilleur des cas, il est traité de « populiste », dans le pire « d’extrême-droite », voire de « raciste » ou de « fasciste ».
La nouvelle aristocratie du diplôme: apparition des « élites » hors-sol.
Un groupe composé de hauts responsables issus des grandes écoles s’est emparé du pouvoir administratif, politique, des corps intermédiaires, des grands groupes privés. Cette aristocratie du diplôme (cf. Pierre Bourdieu, La noblesse d’État) fonde la légitimité de son pouvoir sur son expertise, et non sur les suffrages du peuple. Cette Caste porte un regard méprisant sur la « plèbe ignorante » que le président Hollande a osé qualifier de « sans-dents ». On assiste à un processus réactionnaire, à un retour à l’ancien régime où le peuple était qualifié de Tiers-Etat, rarement consulté, exclu de la sphère des décisions, dépossédé de tout pouvoir.
Le social à outrance
Un des maux qui ronge la société française est l’extension continue du domaine du « social » et son corollaire « l’assistanat » pratiqué sur une vaste échelle. La sphère du social repose sur la juxtaposition de deux systèmes opposés dont l’un relève du principe de l’assurance (chacun cotise pour se prémunir, lui et ses ayants-droit, contre les risques de maladie, accident du travail, chômage etc.), et l’autre de la « charité sociale » (initié par le tandem Coluche/Rocard). Conséquence : la notion de Fraternité (partage de la même origine et des mêmes valeurs), figurant dans la devise de la République française, a été remplacée par celle de « solidarité ». L’aristocratie du diplôme, jouissant de tous les privilèges de sa caste, contraint, au nom de la sacro-sainte solidarité, le « Tiers-Etat » à supporter le poids et le coût de la misère qu’elle importe du monde entier.
On donne sans exiger la moindre contrepartie et l’on finance ces dépenses exponentielles par la dette dont les intérêts sont payés par les contribuables, c’est-à-dire essentiellement par les classes moyennes.
La charité sociale financée par l’Etat et soutenue par les Associations subventionnées a des effets destructeurs sur le tissu social. Elle contribue à humilier ceux qui sont contraints de « mendier » pour survivre, sans élever ceux qui donnent.
Le « social » à outrance ressemble de plus en plus aux soins palliatifs administrés aux mourants.
Un Etat moignon
L’Etat a renoncé à l’essentiel de ses prérogatives. Les Assemblées d’élus sont devenues une simple courroie de transmission des volontés d’une Union européenne technocratique. L’Etat obéit mécaniquement aux décisions d’une justice sur laquelle il a peu de prise, des pans entiers de sa souveraineté ayant été transférés à des « bureaux », à des Juges européens ou à des organismes trans-nationaux qui produisent des « normes » échappant au contrôle du peuple.
Les élus locaux participent à cette démission généralisée. Cédant à un mercantilisme étriqué, certains poussent l’indécence jusqu’à accorder à des entreprises privées (les mitraillettes à P.V.) des prérogatives de puissance publique, matraquant sans vergogne les automobilistes.
Le peuple sous la tutelle des Juges
Le peuple ne peut choisir librement ses représentants. Une loi scélérate autorise les juges, souvent fortement syndicalisés, voire politisés, à déclarer inéligibles certains candidats. La Justice devient la source d’un désordre institutionnel dès lors qu’elle prive le peuple du droit fondamental d’exercer librement et pleinement sa souveraineté.
Ce contexte délétère réduit le « peuple » au rang de Tiers-Etat, qui était le sien sous l’ancien régime. Ne voulant plus être le complice de la machine étatique qui le broie, l’humilie, le ponctionne en permanence, il s’abstient.
Les communes conquises deviennent des « fiefs »
Les lois, règlements, coutumes, mœurs… changent en fonction du territoire conquis et de la personnalité des nouveaux Seigneurs. Passer le périphérique revient à changer non de quartier ou de ville, mais de « fief ». Les dirigeants de premier plan d’un parti politique, LFI, tiennent des propos ouvertement antisémites et anti-français sans provoquer de réactions majeures. Les « territoires perdus de la République », décrits comme zones de non-droit par un groupe d’historiens il y a une vingtaine d’années, ont été soumis aux narcotrafiquants et à l’ islam politique des Frères musulmans. La République Une et Indivisible n’est plus qu’un slogan. Découpée, dépecée, affaiblie, la République ne réagit plus, signe qu’elle est cliniquement morte. Sur ses ruines, un système néo-féodal se met en en place.
Dans les « décombres » de l’identité et de l’unité françaises, les Juifs peinent à exister normalement. Écoles, synagogues… sont protégées par des militaires armés; le port de la kippa dans le domaine public est fortement déconseillé, signe qu’il est extrêmement dangereux d’être un Juif en France. Cibles privilégiés de la haine de la Ligue des Factieux Islamistes, peuvent-ils trouver leur place ? Ont-ils encore un avenir dans un pays dont le Président se soucie davantage des habitants du Sud Liban ou de Gaza que des citoyens qui habitent et souffrent dans de nombreuses banlieues des grandes villes françaises ?
La France a-t-elle encore un sens pour les membres de la Caste au pouvoir ? Si oui, j’aimerais savoir lequel.
© Sydney Touati
