« Au moment où nous écrivons ces lignes (juin 2020), la pandémie continue de s’aggraver à l’échelle mondiale. Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses reviendront à la normale. Pour faire court, la réponse est: jamais. La normalité d’avant la crise est « brisée » et rien ne nous y ramènera, car la pandémie de coronavirus marque un point d’inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale. Certains analystes parlent d’une bifurcation majeure, d’autres évoquent une crise profonde aux proportions « bibliques » […] »
Klaus Schwab et Thierry Malleret1
Trois monothéismes, un seul Dieu: comment faire la paix
Ces dernières années, depuis ce qu’il est convenu d’appeler « la crise Covid », les peuples sont plongés dans une succession d’informations toutes plus effrayantes et sidérantes les unes que les autres. Après le virus tueur, suivi de la guerre Ukraine – Russie, l’opinion internationale se voit confrontée au péril d’une Troisième Guerre mondiale via la portée balistique de 4000 kms des missiles iraniens et la volonté de l’Iran d’en découdre jusqu’à la garde avec le monde occidental.
Cette configuration n’est pas sans rappeler la thèse de Samuel Huntington2 à la fin des années 1990 sur le remaniement des conflits internationaux, qui ne seraient plus axés sur les oppositions idéologiques traditionnelles : communisme contre capitalisme ou nazisme contre démocratie – mais sur d’autres clivages, autrement plus brûlants car identitaires3 : les clivages religieux. Et en effet les civilisations sont toutes structurées en profondeur par des religions. L’Asie est bouddhiste et confucianiste; la Russie orthodoxe; l’Europe occidentale et les États-Unis sont judéo-chrétiens; Israël est juif. Et le vaste monde islamique est chiite et sunnite. La guerre quasi permanente du jeune État hébreu avec ses voisins islamiques sunnites – dont la charia exclut par principe religieux et juridique l’égalité de dignité et de droits entre les musulmans et les tenants des autres fois monothéistes, réduits à l’état de dhimmis, soit protégés – de façon variable … – par le pouvoir politique, en échange d’un impôt, la dhimma, que les Musulmans ne paient pas, en témoigne avec éclat.
Que les haines inter-confessionnelles existent depuis longtemps, y compris entre les Chrétiens eux-mêmes, comme en témoignent les huit guerres de religion entre Catholiques et Protestants au XVIème siècle en France, qui songerait à le nier ? Le monothéisme, nonobstant son idée abstraite et élevée du Dieu Un régissant toute la terre et tout l’univers – idée à laquelle étaient parvenus les philosophes grecs de l’Antiquité eux-mêmes, créationnisme et amour de Dieu pour Sa Création en moins – a eu pour effet de placer les êtres humains devant un nouveau défi, indispensable et redoutable : celui de se défaire de la pulsion fratricide, celle-là même qui crée chez Caïn le désir de tuer Abel. Un seul Dieu, trois monothéismes : qui, des trois frères est le préféré du Père ? Entrée en scène de la rivalité mimétique, si bien analysée par René Girard, car chacun des trois, jusqu’ici, l’affirme pour son propre compte. Ce qui n’est pas sans rappeler la si banale jalousie entre frères et sœurs dans nos propres familles. Les tenants du Dieu Unique seraient-ils prisonniers d’une régression psychologique majeure, eux qui se veulent supérieurs aux Païens? Le monothéisme pourtant proclame que tous les êtres humains sont frères. Le Deutéronome n’a pas attendu les Evangiles pour exiger la prise en compte des besoins des plus vulnérables : la veuve, l’orphelin, l’esclave fuyant un maître brutal, l’étranger. Il s’agit donc de transcender les narcissismes identitaires et d’apprendre à fraterniser sans exclure personne. Telle est l’exigence éthique monothéiste.
Malgré cela les textes monothéistes traditionnels comportent aussi leur lot de propos haineux: pensons à la diabolisation systématique des Juifs par les Pères de l’Eglise catholique mais aussi par un Mahomet dans les versets de Médine du Coran et un Luther, dans ses Propos de table, quand ils constatèrent que leur bienveillance n’était pas suivie du ralliement des Juifs à l’Islam ou au protestantisme. Pensons au Talmud, qui condamne Jésus, épinglé comme un mamzer, un bâtard, fils d’une Juive et d’un soldat romain, à être brûlé dans un chaudron rempli d’excréments bouillants. (Gittin, 57a). Hic Rhodus hic saltus dit le proverbe: c’est là où est l’obstacle qu’il faut sauter. Autrement dit, l’obstacle compte sur nous pour que nous fassions l’effort de grandir pour réussir à le surmonter. Que faire face au paroxysme haineux qui s’empare à échéances régulières des tenants des trois monothéismes? Comme une compulsion de répétition dans nos névroses familières et familiales, nous enseignant à en comprendre les origines et les répercussions affectives et matérielles pour enfin réussir à nous en émanciper. Rappelons Freud attribuant l’antisémitisme moderne à un « narcissisme des petites différences » des Chrétiens envers leurs pères juifs en civilisation. Et en effet, face aux différences ténues séparant Juifs et Chrétiens à l’époque de la laïcité moderne, on ne peut que renvoyer à la psychologie des masses pour expliquer la persistance et même la recrudescence d’un antisémitisme meurtrier aux XXème et en ce début de XXIème siècles. Plus que jamais la question revient : comment accomplir le projet monothéiste en passant du fratricide à la fraternisation ? Et comment éluder une telle question à l’âge de la bombe atomique ? Dans une communication à un colloque qui s’est tenu en 2016 à l’Université française, j’ai suggéré de remplacer la rivalité mimétique par l’émulation constructive. Je renvoie le lecteur à ce travail, plus que jamais d’actualité4.
Changement de décor.
Mais revenons à la « Grande réinitialisation » – avec majuscule à Grande! – dont parle Klaus Schwab. Quel rapport avec les conflits inter-monothéistes ? Comment relier la guerre des Dieux – chaque monothéisme se prévalant de sa propre interprétation du Dieu unique – et le transhumanisme de l’Homo deus de Yuval Noah Harari ? Un Dieu inédit entre dans l’arène et concurrence les versions d’un monothéisme triple et traditionnel : l’Homme ! N’est-ce pas – pour le moins !- un défi crucial pour notre devenir commun ? Et pourtant peu, sinon personne ne semble y prêter attention!
Nous débouchons, après la crise Covid dans un Nouvel Ordre Mondial, annoncé en grande pompe par le fondateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, dès les premières pages du livre cité en épigraphe : celui d’une volonté d’opérer la « réinitialisation » complète de la civilisation humaine telle que nous la connaissons et l’avons appréhendée jusqu’à présent. Voilà ce qu’affirme le Forum économique mondial, une instance de décision d’autant plus incontournable qu’y émargent l’ensemble des dirigeants politiques du monde, de Trump à Poutine et à Xi Jin Ping en passant par Macron, Netanyahu et tous les autres Young global leaders, ce qui exclut d’emblée les anciens clivages politiques et même religieux. Quelle est donc la raison d’être de cette nouvelle structure politique mondiale ? Et pourquoi utilise-t-on un terme informatique – la « Grande réinitialisation » – pour évoquer la refonte totale de notre monde ? La société humaine serait-elle désormais considérée comme une machine informatique ? Jusqu’où est-il possible de comprendre cette formule de façon exclusivement métaphorique? Covid 19… affirme nécessité de l’union des peuples autour de défis majeurs pour le XXIème siècle, défis qui ne pourraient être relevés qu’en union étroite des nations de la terre entière : le premier d’entre eux serait le climat, suivi de près par l’environnement, la santé, le logement, les transports, l’alimentation : bref, tous les secteurs de notre vie…. Un Agenda 2030 aux couleurs verdoyantes nous fixe 17 objectifs du développement durable : O.D.D. Et nous avons déjà compris que ces objectifs apporteraient des restrictions considérables à nos libertés individuelles : de nous nourrir, de cultiver et d’élever des bêtes de boucherie, de circuler et même d’être propriétaires. « En 2030, proclame un homme souriant béatement sur le site du World Economic Forum, je ne possède plus rien et je n’ai jamais été aussi heureux ! »
Des propos glaçants ont été prononcés par Yuval Noah Harari, dont nous savons qu’il inspire Klaus Schwab. L’Intelligence artificielle rend les trois quarts – si ce n’est plus – de l’humanité « inutiles » (useless eaters). Le rêve des dirigeants de tous temps a été de contrôler les masses à la perfection. Et voilà que l’informatique et le système d’exploitation des données que nous laissons chaque jour sur la toile, créé par Peter Thiel et qui porte de nom de Palantir5, d’après le héros du livre de Tolkien, Le Seigneur des anneaux, rendent ce vœu officiellement réalisable. Palantir est déjà en place aux Etats-Unis avec l’accord du président Trump. L’identité numérique annoncée comme incontournable avec la mise en ligne de toutes nos données de santé, de circulation et de consommation, via une monnaie numérique traçable et bloquable à volonté par les autorités serait-elle la prémisse de notre entrée dans un régime de crédit social à la chinoise ? Dans un livre peu cité mais important, préfacé par Jacques Attali6, ne nous a-t-on pas prévenus qu’il nous faudrait renoncer à nos chères libertés individuelles pour accepter une méritocratie d’experts décidant à notre place ?
Quant au président Netanyahu, il s’est engagé avec conviction dans la politique dite anti-Covid, faisant d’Israël le « laboratoire de Pfizer ». Il a invité Elon Musk à faire d’Israël « le laboratoire de l’IA » – cette IA responsable d’une déperdition significative de neurones et d’esprit critique chez les enfants et les étudiants – mais aussi les professeurs ! – qui lui demandent de réfléchir à leur place! Serait-il aberrant de penser qu’il se plie également aux vues technocratiques et sociétales globales du Forum de Davos ? Quel dirigeant politique en a-t-il encore le choix ? Lequel d’entre eux avez-vous entendu dire qu’il souhaitait mettre un moratoire sur l’introduction de l’I.A sur son territoire pour protéger, par exemple, les emplois des cols blancs – enseignants, artistes, médecins, ingénieurs … qui sont les premiers menacés par sa diffusion anarchique ? Ou pour protéger la vie privée de ses concitoyens ? Silence motus! L’homme-qui- se-prend-pour-Dieu fait recette que ce soit à Davos et dans les officines où se concoctent les agendas futuristes.
Et si derrière les Dieux et leurs civilisations prétendument antagonistes dont s’exacerbent aujourd’hui les rivalités meurtrières, se cachaient, aujourd’hui, plus qu’hier et bien moins que demain, des « hommes-dieux » assistés par les algorithmes de l’IA pour manipuler et fanatiser les foules jusqu’à les mener à la déflagration atomique finale ? Puisqu’ils rêvent de nous remplacer par des robots humanoïdes et des hommes – cyborgs, manipulables et jetables à volonté ? La technologie le leur permet aujourd’hui. Il faut lire, toutes affaires cessantes le livre d’Ariane Bilheran, Totalitarisme numérique en cours de chargement… L’humanité au risque de l’IA7. Elle est normalienne, philosophe spécialiste de Hannah Arendt et du totalitarisme et Docteur en Psychopathologie. Elle a disséqué la pulsion mégalomaniaque des adeptes du transhumanisme et de l’IA et documenté les résultats les plus récents de cette nouvelle science du contrôle des masses par ingénierie sociale infiltrée jusque dans l’intimité de nos cellules et de nos neurones, via la smart dust, cette poussière intelligente composée de nanorobots raccordant nos cerveaux et nos corps au cloud et traçant nos moindres gestes et nos moindres pensées h 24. Désormais proclame Yuval Noah Harari, les hommes sont des « animaux piratables » (hackables animals )
C’est bien ce qu’affirme ubi et orbi Klaus Schwab « Il faudra accepter une transparence totale. Mais, ajoute-t-il paternaliste et patelin …, si nous n’avons rien à cacher il ne faut pas avoir peur ! »8. Quoi qu’il en soit il faut « redéfinir notre humanité »9 : comme tous les totalitarismes, le totalitarisme numérique mise tout sur « l’homme nouveau » intégralement « réinitialisé » comme on réinitialise un ordinateur pour le rendre conforme aux desiderata de la technocratie numérique toute-puissante. L’âme et le libre-arbitre en ont été retirés car ils étaient des croyances sans fondement nous affirme Harari. Rien n’existe que la matière et l’homme n’est rien de plus qu’un assemblage de pièces physiques remplaçables à obsolescence programmée – sauf pour les riches aptes à remplacer leurs organes déficients à volonté et à l’infini. Le philosophe Günther Anders a écrit L’Obsolescence de l’homme10 pour décrire cette idéologie étroitement mécaniste de l’homme et technocratique de la société – au vrai ressemblant davantage à une fourmilière géante qu’à une société humaine.
Dans ce cas peut-on penser que la thèse de Samuel Huntington, sur le choc des civilisations n’est qu’une self-fullfilling prophecy, une prophétie auto-réalisatrice, doublée d’une programmation cognitive destinée aux géopolitologues et à leurs publics pour les enrôler dans la IIIème guerre mondiale et son objectif de dépopulation massive avant l’instauration du Nouvel Ordre technocratique mondial ?
Et nous ? Avons-nous pris conscience de la passe dangereuse – pour ne pas dire extrême – dans laquelle nous nous trouvons, et accepterons-nous de privilégier nos narcissismes identitaires dérisoires ou bien notre humanité11 ?
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Notes
1. Klaus Schwab, Thierry Malleret, Covid 19: la Grande réinitialisation, Forum économique mondial Publishing, 2020, p.12, et en lecture libre sur le net : http://reparti.free.fr/schwab2020fr.pdf
2. Samuel Huntington, Le Choc des civilisations (1996), traduction française, 1997, éd. Odile Jacob. Titre original : The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order. Le livre fut accueilli avec enthousiasme par Henry Kissinger et Zbigniew Brzezinski, deux des principaux architectes du Nouvel Ordre mondial.
3. En 2004, Samuel Huntington réitéra son analyse avec le titre Who are we? The Challenge to America’s National Identity, trad. française 2004, Odile Jacob :Qui sommes-nous? Identité nationale et choc des cultures.
4. Nadia Lamm, La Laïcité à l’épreuve des identités : un questionnement professionnel, https://www.harmattan.fr/catalogue/couv/aplat/9782343126418.pdf, en lecture libre ici : https://www.dogma.lu/pdf/NL-Laicite.pdf
5. « Un palantír (aussi appelé « pierre de vision » ou « pierre clairvoyante », au pluriel palantíri) est un objet du légendaire (legendarium) de l’écrivain britannique J. R. R. Tolkien, apparaissant notamment dans les livres Le Seigneur des anneaux et le Silmarillion. » information Google.
6. « Personne et surtout pas les auteurs de ce livre, ne suggère d’en finir avec la démocratie et son principe « une personne, une voix » pour placer la souveraineté populaire entre les mains d’une élite méritocratique, à l’image du mandarinat exercé par le Parti communiste en Chine. Pour l’Occident, le dernier mot doit revenir aux électeurs qui donnent leur aval à une forme de gouvernance. Mais une bonne gouvernance n’est possible que si l’on débarrasse le processus décisionnel politique de toute dimension « vétocratique ». La population, au lieu d’être seulement appelée à actionner le levier électoral par simple intérêt égoïste ou à faire le tri parmi la multitude d’intérêts particuliers, parfois manipulés, au moment des élections, devrait pouvoir opter pour des politiques réfléchies, proposées par des instances chargées de prendre en compte des intérêts communs sur le long terme.
Les difficultés actuelles que rencontre la gouvernance en Occident laissent penser que l’heure est venue pour la démocratie d’évoluer, de mettre en place des institutions contenant des composantes méritocratiques et destinées à contrebalancer la culture politique court-termiste des intérêts particuliers qu’encourage la démocratie électorale. » Nicolas Berggruen et Nathan Gardels, Gouverner au XXIème siècle. La voie du milieu entre l’Est et l’Ouest, Fayard, 2013, p. 91. Ce texte annonce la mise au pas des démocraties occidentales par le règne des experts-technocrates. Klaus Schwab lui-même s’est interrogé sur la pertinence du maintien des élections à l’âge des sondages par I.A.
7. Ariane Bilheran, Totalitarisme numérique en cours de chargement… L’humanité au risque de l’IA, éd. Guy Trédaniel, 2026.
8. https://www.youtube.com/watch?v=IJcey1PPiIM
9. Covid 19: la Grande réinitialisation, ouv. cité, p. 240 et sqq.
10. Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme. Sur l’âme à l’époque de la Deuxième Révolution industrielle. (1956), rééd. 2002, éd. Ivrea, coll L’Encyclopédie des nuisances.
11. Le mondialisme est un anti-monothéisme et un anti-humanisme. C’est, dans son principe, l’adoration du Veau d’or dématérialisé et numérisé; c’est l’adoration de l’ »Ordre marchand » prévu par Attali dans Une Brève histoire de l’avenir. L’Ordre marchand jette à la poubelle :
⁃ le Shabbat : le temps n’a plus d’intervalle sacré protégé de la soif d’accumuler et dédié à la spiritualité. Il est tout entier dévolu à l’argent.
⁃ Tout est marchandise h24, y compris les enfants (merci Epstein, merci Jack Lang et alii) la vie n’a plus qu’une valeur marchande et donc perd toute dignité. L’esclavage est rétabli en toute légalité. L’homme est devenu un objet (Attali).
⁃ La justice sociale est jetée aux orties: les castes sociales étanches se reforment. Il y a les « hommes nomades » augmentés et trans humanisés et les « infra-nomades » (Attali) sous-hommes, qui n’intéressent plus les gouvernants qui le leur disent ouvertement désormais. L’eugénisme revient sous le terme plus policé de transhumanisme. L’euthanasie est toujours le pendant de l’eugénisme. Après avoir été condamnés comme d’essence nazie, ces deux pratiques retrouvent toute leur (pseudo) légitimité. « Droit » des plus forts.
⁃ Les transhumanistes prônent « la fusion de notre identité biologique, physique et numérique »: Klaus Schwab. L’être humain, intrusé, violé, perd tout droit à l’intimité et à une vie privée. Il devient un simple objet taillable et corvéable à merci par l’économie du numérique. Yuval Noah Harari lui dénie tout libre arbitre. ⁃ « Vous ne possèderez plus rien et vous serez heureux » est l’annonce faite aux peuples de la Terre par Klaus Schwab. C’est la transgression des 7e et 10e des Dix Commandements : Tu ne voleras pas. Et : Tu ne convoiteras pas la propriété d’un autre homme. En effet, ce que les peuples perdent en termes de propriété privée (immobilière et mobilière) leur est volé méthodiquement jusqu’au dernier centime … pour le bien de la planète …pour les rendre à jamais aliénés économiquement et politiquement.
© Nadia Lamm
Nadia Lamm est Professeur certifiée de Philosophie, Formatrice de professeurs à l’université, Auteur
