Tribune Juive

Municipales 2026: Monsieur Hulot a gagné la mairie en vélocipède. Par Denis Parent

Les bras m’en tombent. Lundi 23 Mars 2026.

Monsieur Hulot a gagné la mairie en vélocipède. Les petits enfants de Paris vont pouvoir faire quelques sorties supplémentaires à pédales. La bourgeoisie épuisée yuppisante va pouvoir encadrer sa conscience woke et l’afficher au mur entre un Calder et un Kandinsky, la morale molle va pouvoir couler des jours heureux comme une montre de Dali. De la Seine jusqu’à la mer de sable, une belle vague de laïcs relatifs, fiers de soi, des pharisiens plus que des parisiens.

Après ça y a la Dati, des carottes dans le sourire, qui se ronge l’ambition depuis tellement longtemps, qu’est méchante comme une teigne et qui donnerait pas sa chemise à des pauvres gens heureux. Dati, la data triste du logiciel intégré de la république, qui roule pour ceux qui la motorisent. Elle n’est pas bonne perdante, elle est colère, élections piège à cons. Je ne l’aurais pas vue au château, encore que, en concubinage avec la Knafo , c’eut été crêpage de chignons et brulage de torchons Chanel du plus bel effet. 

Quant à Chirikou la sorcière la voilà toute en râtelier, de joie, on va faire payer les riches qui votent pour monsieur Hulot, si elle mord celle-là c’est comme madame Pitbull elle lache pas l’os, jamais. On la dit amante du général Tapioca, l’imam céleste des armées populaires, le dictateur du prolétariat, je suppose qu’il fait renouveler son vaccin antirabique tous les six mois. Paris c’est une blondeuuu, Paris c’est une joke.

Oui mais c’est le printemps sur le canal saint martin avec des choses vibrionnantes qui étincellent dans le jour levant. Oui mais c’est la rue Oberkampf qui monte jusqu’au soir et la Quincampoix qui va jusqu’on  sait pas. La place Furstenberg, qui n’existe que quand on la peint où habitent des spectres doux qui s’éveillent quand on les chante. Et le boul Mich et le boul Sainge, et la limoneuse Seine on l’on baigna la maire, dans l’espoir que les flots l’entraineraient jusqu’à elle. Paris a pris les bouffons pour édiles parce qu’elle cache ses seigneurs.

© Denis Parent

Source: Les bras m’en tombent

La Chronique de Denis Parent « Les bras m’en tombent », que tous ses lecteurs assimilent à ses humeurs, est née il y a trente ans dans « Studio Magazine », où l’auteur nous entretenait de cinéma.


‌‌

Quitter la version mobile