Tribune Juive

Dans cet entre-deux-tours, Rachida Dati joue une partition bien connue…

 
 

Dans cet entre-deux-tours, Rachida Dati joue une partition bien connue : rassembler sans se renier. Les ralliements venus du centre et de la droite élargissent son socle, sans garantir pour autant une mécanique automatique. Car l’électorat parisien, souvent volatil, n’obéit pas aux consignes — il les interprète. 

Ce second tour n’est pas une vague, c’est un jeu d’équilibriste et la moindre fuite de voix peut faire basculer la mairie. 

 

Paris à l’heure du choix 

Il suffit de marcher quelques minutes dans Paris pour comprendre que quelque chose s’est déréglé. Une rue trop encombrée, un trottoir impraticable, un commerçant qui hausse les épaules plus qu’il ne sourit. La capitale n’est pas à terre, mais elle doute. Et dans ce doute, une question s’impose : faut-il continuer… ou reprendre la main ?

C’est précisément là que s’inscrit Rachida Dati

Son positionnement détonne dans un paysage politique souvent feutré. Là où d’autres nuancent, elle tranche. Là où certains accompagnent, elle promet de corriger. Son mot-clé — l’autorité — pourrait sembler rugueux ; il rencontre pourtant une attente diffuse, presque silencieuse, chez une partie des Parisiens.

Dans un climat anxiogène, elle privilégie la clarté à la nuance, pour rassurer et rassembler.

Dans un contexte de fortes inquiétudes, elle s’était exprimée dans Tribune Juive avec la volonté de rassurer la communauté juive de France. Retour sur ces engagements, entre paroles et attentes.

Tribune Juive : Quels sont vos liens avec la communauté juive et que souhaitez-vous faire pour encourager le dialogue entre les religions?

Rachida Dati : Je refuse toute instrumentalisation des conflits internationaux dans le débat municipal. On voit au conseil de Paris que le conflit israélo palestinien est importé systématiquement pour opposer les musulmans aux juifs. C’est une volonté idéologique d’opposer les communautés, les unes aux autres, les confessions les unes aux autres.   La gauche avec Emmanuel Grégoire qui a déclaré qu’elle ne s’allierait pas avec LFI compte sur ses  listes des LFIstes, membres du collectif Free Palestine et d’autres collectifs  qui prennent pour prétexte la Défense des populations palestiniennes pour mieux exprimer leur antisémitisme et leur rejet d’Israël.  Lorsque j’étais ministre de la Justice, j’ai créé dans chaque parquet un magistrat spécialement chargé de la lutte contre l’antisémitisme. Et comme ministre de la Culture, j’ai déposé plainte à chaque attaque antisémite visant des institutions culturelles.

C’est un engagement ancien et constant. Mes liens avec la communauté juive sont aussi personnels. Ma mère vivait à Oran, où la communauté juive était très présente. En arrivant en France, ces relations se sont poursuivies. J’ai grandi dans un environnement où les fêtes se partageaient entre voisins. Encore aujourd’hui je suis très bien accueillie chez mes amis.  Pour moi, la coexistence harmonieuse des communautés est une richesse.

Voter Rachida Dati c’est la promesse d’un changement plus net, plus assumé.

Sylvie Bensaid

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