Éviter une Shoah nucléaire
Cela faisait plus de 40 ans que le régime des ayatollahs courait après la bombe atomique.
Les ayatollahs n’en faisaient pas mystère. Pour eux c’était l’objectif premier, se doter de l’arme nucléaire avec l’aide la de la Corée du Nord et en mobilisant les énormes moyens que donnent les richesses en pétrole et en gaz du sous-sol de cet immense pays.
L’autre élément qu’il fallait absolument prendre en considération c’était que ce régime de terreur avait décidé d’utiliser cette bombe atomique pour faire disparaître Israël.
Ce que disent et écrivent les dictateurs doit toujours être considéré avec sérieux.Les ayatollahs ne rigolent pas et pour le coup aucune dissuasion ne fonctionne.
L’Iran c’est 1600 000 km2, soit environ 80 fois Israël qui est un nain géographique.
Israël n’a donc aucune chance de dissuader un Iran nucléaire.
Cela remet en cause toutes les doctrines en la matière.
Netanyahou l’a bien compris qui, année après année, se rendait à l’assemblée générale de l’ONU pour alerter le concert des nations sur le danger mortel que faisait courir à Israël et au monde ce régime s’il accédait à la bombe.
Le premier ministre israélien a réussi à provoquer une première campagne contre l’atome iranien avec l’aide des américains en juin 2025.
Cette guerre a montré que l’Iran était vulnérable mais aussi qu’il était totalement déterminé à continuer coûte que coûte.
En effet, dès la fin de la guerre, le régime des mollahs a violé tous ses engagements en reprenant de plus belle programme nucléaire et programme balistique dans le but toujours inscrit sur la place centrale de Téhéran de détruire Israël.
L’Iran a dès lors enfoui encore plus profondément dans le sol ses installations nucléaires et balistiques et continuait à vouloir détruire Israël au plus vite.
La guerre entamée par les Etats-Unis et Israël le 28 février n’a rien de préventif, elle prend au sérieux la parole du régime actuel de l’Iran et Israël aidé par les Etats-Unis a décidé de mettre un terme définitif au programme nucléaire iranien.
L’idée est sans doute de porter atteinte aux installations les plus profondes et de récupérer les 60 kilos d’uranium enrichi qui permettent d’accéder à la bombe en peu de temps.
Ceux qui ont entamé cette guerre ne l’ont pas faite pour le détroit d’Ormuz ni pour qu’elle dure tant et tant de jours.
Il est bien sûr compréhensible qu’une telle opération militaire suscite des interrogations et des impatiences et bien sûr des craintes légitimes.
Bombarder n’est pas un jeu.
Il y a des gens qui souffrent ou qui meurent.
Dans une guerre il y a la tentation d’être défaitiste certains jours, triomphaliste d’autres.
Il faut se garder de tous ces écueils .
Cette guerre rend aussi la vie très difficile pour les israéliens qui font preuve d’une résilience extraordinaire.
Elle est difficile pour les Juifs du monde entier agressés dans la rue ou dans leurs institutions.
Pourtant ceux qui ont les yeux ouverts voient bien qu’il s’agit d’éviter une Shoah nucléaire. Il s’agit donc d’un enjeu de civilisation.
Le pire serait bien sûr d’avoir donné un coup d’épée dans l’eau et d’avoir fait tout ça pour rien.
À deux semaines de Pessah le peuple juif s’en prend à espérer de nouveaux miracles.
© Raphaël Nisand
Chroniqueur sur Radio Judaïca
