Rare moment de vérité sur LCI.
L’inénarrable Gallagher Fenwick, avec la bénédiction de Darius Rochebin, y va de son traditionnel laïus anti-américain et anti-israélien. Sur l’élimination de Khamenei : « Je ne peux pas me réjouir de la mort d’un homme quelqu’il soit, c’étaient à des instances onusiennes de le juger. »
En face de lui, la mannequin Iranienne Negzzia, réfugiée en France après avoir été condamnée à de la prison et à 145 coups de fouet en Iran, pour des photos jugées trop dénudées.
« Moi, je me réjouis de sa mort. Je regrette juste qu’il n’ait pas souffert comme il a fait souffrir des milliers d’iraniens. Il est mort en quelques secondes.
Désolée pour mon mauvais français, mais je sais ce que je dis. », répond Negzzia.
Gallagher, paternaliste :
« Je comprends, je comprends… Mais, le droit international… »
Negzzia, le toisant avec mépris :
« Non, vous ne comprenez rien, laissez-moi parler… »
Rochebin, inquiet :
« Il faut que la parole tourne… »
Negzzia reprend quand même la parole.
« Il faut écouter les gens en Iran. Les Iraniens ont un grand espoir avec cette attaque. Ils soutiennent l’Amérique et Israël. Ils préfèrent les bombardements que de rester avec ce régime. »
Gallagher commence à devenir cramoisi et à suer. Il essaye de coincer Negzzia en utilisant un mot de français qu’il est sûr qu’elle ne connaît pas.
« Cette situation est un aporisme. », en rajoutant, faux-cul, « vous savez ce que signifie aporisme ? »
La pédanterie de Gallagher ne marche pas.
Negzzia s’en fout de son aporisme.
Les jugulaires de Gallagher se dilatent dangereusement.
« Un aporisme c’est un problème dont la solution est considérée comme impossible. »
Negzzia a un sourire ravageur.
« Vous ne comprenez toujours rien.
Le danger aujourd’hui, c’est que des gens aussi incontrôlables que des animaux sauvages possèdent des armes
La solution, c’est la chute des mollahs. »
Rochebin, de plus en plus inquiet, se demande si il ne va pas appeler les secours pour faire évacuer Gallagher.
…
Negzzia est mon héroïne ce soir.
Elle a vaincu le dragon.
© Daniel Sarfati
