Ce que Liège oblige à dire
Sur la récidive structurelle de l’État belge face à l’antisémitisme
Dans la nuit du 8 au 9 mars 2026, peu avant quatre heures du matin, une explosion a soufflé les fenêtres de la synagogue de Liège. Pas à Anvers, où la densité de la vie juive et l’épaisseur du dispositif sécuritaire rendent la menace à la fois plus visible et plus anticipée. Pas à Bruxelles, durablement placée sous vigilance depuis les attentats de 2014 et 2016. Mais à Liège : ville ouvrière, laïque, attachée à son imaginaire civique, et peut-être pour cela même moins disposée à penser sa propre vulnérabilité. La bombe n’a pas frappé n’importe où. Elle a frappé là où l’on regardait le moins. Elle a trouvé l’angle mort.
Ce que cet attentat révèle n’est pas seulement la violence d’un ou de plusieurs individus. Il oblige aussi à interroger la cohérence d’un système que je documente depuis plusieurs années : celui d’une défaillance institutionnelle récurrente, non toujours formulée comme telle, non toujours assumée, mais suffisamment constante pour dessiner un motif politique. En Belgique, face à l’antisémitisme, le silence n’est pas seulement une absence de parole ; il fonctionne, trop souvent, comme un mode de gouvernement.
La pierre classée et les vivants exposés
La synagogue de la rue Léon Frédéricq est un monument classé au patrimoine wallon. Inaugurée en 1899, elle n’est pas seulement un lieu de culte car elle abrite depuis des décennies un musée de la Mémoire juive liégeoise. L’État belge l’a protégée comme objet architectural avec tout le soin qu’il convient. Il s’est en revanche montré considérablement moins diligent à protéger ceux qui la fréquentent.
Cette image — la pierre sauvegardée, les vivants exposés — n’est pas une métaphore commode. Elle décrit, avec une précision presque cruelle, une constante belge : l’excellence commémorative ne garantit en rien la vigilance politique. On entretient les façades, on honore la mémoire, on restaure les lieux ; mais l’on peine à garantir, avec la même constance, les conditions concrètes de sécurité, de continuité et de dignité de ceux qui les font vivre. C’est cela que je désignais récemment comme « l’érosion silencieuse de la vie juive en Belgique » : non une hostilité toujours déclarée, non un pogrom, mais un rétrécissement progressif des conditions d’existence d’une minorité que l’État affirme protéger sans toujours se donner les moyens réels de cette protection.
Et il y a dans cet attentat une résonance symbolique que l’on aurait tort de minimiser : la bombe a été posée, là encore, pas seulement contre une synagogue mais contre un musée juif. Ce n’est donc pas seulement une synagogue qui est visée, c’est aussi un lieu de mémoire juive. Or c’est déjà dans un musée juif — le Musée juif de Belgique, rue des Minimes à Bruxelles – que l’antisémitisme meurtrier avait frappé le 24 mai 2014 avec une brutalité que l’on croyait inédite. En quatre-vingt-deux secondes, Mehdi Nemmouche, djihadiste français de retour de Syrie, y a tué quatre personnes : Emanuel Riva et Miriam Riva, touristes israéliens en visite à Bruxelles ; Dominique Sabrier, bénévole française récemment installée en Belgique et Alexandre Strens, employé au service communication du musée. Quatre vies liées, chacune à sa manière, à la présence juive, à la transmission et à la mémoire. Douze ans plus tard, c’est à nouveau un lieu de mémoire juive qui est frappé, cette fois dans la nuit, au moyen d’un engin explosif, et sans victime à ce stade. La progression dans la préméditation et la sophistication n’est pas rassurante. Elle est au contraire le signe d’une mutation du mode opératoire mais qui importe moins que la permanence de la cible : on ne vise plus seulement les corps ; au-delà des personnes, on vise le symbole lui-même — l’inscription dans la pierre de la présence juive en Belgique.
La Belgique docile — le précédent fondateur
Pour comprendre ce qui s’est passé à Liège le 8 mars 2026, il faut remonter à ce que les historiens ont nommé avec une précision cruelle La Belgique docile. Le rapport établi en 2007 par le CegeSoma (Centre d’Études et de Documentation Guerre et Sociétés contemporaines), à la demande du Sénat belge, établit avec une rigueur accablante que les autorités belges ont interprété de manière maximale leur obligation de collaboration administrative avec l’occupant nazi. Ce ne fut pas la brutalité idéologique d’un État fasciste. Ce fut quelque chose de plus insidieux : la docilité technocratique – des fonctionnaires qui remplirent des registres, escortèrent des convois, maintinrent l’ordre parce que c’était leur métier, parce que la mécanique institutionnelle avait pris le pas sur la conscience morale.
Entre octobre 1940 et juin 1942, dix-sept ordonnances antijuives édictées par les nazis furent exécutées par les institutions belges sans résistance significative. Sur les 25 490 Juifs déportés vers Auschwitz-Birkenau depuis la Belgique, seuls 5% survécurent. Il fallut attendre le 6 décembre 2012 – soixante-sept ans après les faits – pour que le Sénat belge reconnaisse à l’unanimité la « responsabilité de l’État belge » dans la persécution des Juifs. Soixante-sept ans. Une génération et demie de déni institutionnel, de prudence politique, de calculs mélangeant culpabilité collective et frilosité électorale.
Ce délai n’est pas anecdotique. Il révèle une constante comportementale, la path dependency ou dépendance au sentier : les institutions reproduisent les logiques héritées, même inconsciemment, même longtemps après que les circonstances qui les ont engendrées ont disparu. La Belgique n’a pas opté pour l’antisémitisme. Elle a opté, structurellement et à plusieurs reprises, pour l’omission confortable face à la mise en danger des Juifs sur son territoire.
L’antisémitisme d’État par omission — la version contemporaine
La version contemporaine de cette docilité n’a ni uniforme, ni registre, ni tampon administratif. Elle prend des formes plus feutrées, mais non moins structurantes. L’affaire des mohalim anversois en a offert une illustration particulièrement révélatrice : non parce qu’elle établirait à elle seule une politique d’État, mais parce qu’elle montre comment une procédure judiciaire peut, dans ses effets concrets, fragiliser une pratique constitutive de la vie juive orthodoxe sans qu’aucune autorité ne paraisse mesurer pleinement la gravité symbolique et pratique d’un tel précédent. C’est en ce sens que je parle d’« antisémitisme par omission institutionnelle » : non une loi explicitement antisémite, mais une chaîne de décisions, d’aveuglements et d’arbitrages qui finissent par restreindre la vie juive réelle, tout en laissant à chacun le confort de se croire innocent. Un ministre qui renforcera les protections là où la pression électorale est visible et les allégera là où elle est silencieuse : c’est l’antisémitisme qui ne dit pas son nom, précisément parce que personne n’a besoin de le nommer pour qu’il produise ses effets.
La réaction internationale, elle, ne s’est pas fait attendre. Le mois dernier, l’ambassadeur américain Bill White publiait sur X un message d’une rare dureté diplomatique, dénonçant ce qu’il présentait comme un « harcèlement inacceptable » de la communauté juive en Belgique et enjoignant les autorités à garantir légalement l’exercice des fonctions religieuses des mohalim. La réponse du gouvernement belge fut, à cet égard, instructive : au lieu d’ouvrir un examen politique serein du fond de l’accusation, il choisit d’abord de disqualifier le messager. Maxime Prévot convoqua l’ambassadeur et dénonça une « désinformation dangereuse », rejetant comme « totalement fausse, offensante et inacceptable » toute suggestion selon laquelle la Belgique serait antisémite. Ce réflexe est révélateur : en Belgique, dès lors que l’accusation d’aveuglement institutionnel est formulée de l’extérieur, le premier mouvement du pouvoir n’est pas l’introspection, mais la défense réflexe de son innocence.
À cette défaillance institutionnelle s’ajoute un autre registre, plus diffus mais non moins décisif : celui de la représentation médiatique. Le 10 février 2026, l’Institut Jonathas publiait un second rapport, RTBF, Israël et Gaza : le biais originel, concluant, analyses à l’appui, à un traitement structurellement déséquilibré du conflit israélo-palestinien par le service public audiovisuel belge depuis le 7 octobre 2023. Le point n’est pas ici de trancher un débat éditorial abstrait. Il est de rappeler qu’un biais systématique dans la mise en récit d’Israël, du Hamas, de Gaza et, plus largement, de la conflictualité juive contemporaine n’est jamais sans effet sur le climat intellectuel d’un pays. Lorsqu’un service public installe, même indirectement, des schémas de perception asymétriques, il contribue à banaliser un environnement dans lequel l’inquiétude juive apparaît excessive, et l’hostilité dont elle procède presque secondaire. Ce n’est plus seulement l’appareil judiciaire ou administratif qui participe à l’érosion du cadre de vie de la minorité juive en Belgique : c’est le quatrième pouvoir lui-même qui, par ses choix éditoriaux, légitime insidieusement ce qu’il prétend condamner.
C’est ce mécanisme de déni — judiciaire, diplomatique, médiatique — que j’ai décrit ailleurs comme l’un des ressorts du nouvel exode juif européen. La Belgique n’expulse pas ses Juifs ; elle rend, pour un nombre croissant d’entre eux, leur présence plus précaire, plus lourde, parfois plus difficilement soutenable, par accumulation de signaux négatifs, de sous-protections et d’aveuglements officiels. Le résultat n’est pas juridiquement une expulsion ; il peut cependant, humainement et politiquement, en produire certains effets. Boris Daune le formulait en juillet 2025 avec une sobriété dévastatrice : « Je quitte la Belgique pour Israël parce que, pour les Juifs, l’atmosphère y est devenue irrespirable. » Pas un pogrom. Pas une loi d’exception. Une atmosphère.
Cet exode silencieux est la réponse rationnelle à une insécurité structurelle que l’État ne prend pas en charge. Il est la preuve que la violence structurelle – celle qui ne laisse pas de traces dans un code pénal mais s’inscrit dans les corps, les décisions d’émigration, la fermeture progressive des écoles et des synagogues – produit les mêmes effets que la violence physique : le rétrécissement, puis la disparition. Le rapport Jonathas (« A Perfect Storm », mai 2025) a fourni la démonstration quantitative de ce que mes articles avaient formulé de manière analytique : seulement 37% des Belges estiment que l’antisémitisme est un phénomène répandu dans leur pays tandis que 97% des Juifs belges déclarent avoir subi un acte ou propos antisémite dans l’année écoulée. Cet abîme de perception n’est pas anodin. Il est le thermomètre d’un corps social qui a appris à ne pas voir et d’un corps politique qui a appris à ne pas regarder là où regarder coûte des voix. Dans une société que le rapport Jonathas décrit comme en voie d’archipellisation – fragmentée en îlots communautaires de plus en plus étanches où la solidarité civique transversale s’érode -, la minorité juive, faible numériquement, est condamnée à une solitude structurelle que ni les institutions ni l’opinion majoritaire ne comblent.
Pourquoi Liège ? La logique de l’angle mort
La question que posent tous ceux qui suivent le dossier de l’antisémitisme en Belgique est celle-ci : on attendait la violence à Anvers ou à Bruxelles. Pourquoi Liège ?
La réponse est contre-intuitive mais rigoureuse. C’est précisément parce qu’on ne l’attendait pas à Liège qu’elle a frappé à Liège.
Anvers est, depuis des décennies, une forteresse paradoxale : la communauté haredi y est dense, organisée, politiquement connectée. Les partis flamands – NVA comme Vlaams Belang – la ménagent pour des raisons distinctes mais convergentes. La sécurité y est lourde, visible, permanente, renforcée après l’attentat de 2014. Bruxelles, depuis l’attentat au Musée juif de mai 2014 et les attentats de mars 2016, est une ville en état de vigilance renforcée autour de ses institutions communautaires. L’auteur de l’attentat au Musée juif a été jugé et condamné. Le traumatisme a produit des dispositifs.
Liège concentre, presque à l’état pur, les conditions de cette érosion silencieuse : une communauté ancienne, digne, enracinée, présente depuis le 18ème siècle, refondée par les Juifs d’Europe centrale au 19ème siècle, mais numériquement fragile, peu visible dans le débat national, et politiquement trop faible pour imposer sa propre centralité sécuritaire. Dans une ville administrée depuis des décennies par une culture politique persuadée que la « question juive » n’y constitue pas un enjeu majeur, l’absence de conflit visible a pu tenir lieu d’analyse. Or ce type de tranquillité administrative produit parfois son contraire : non la paix lucide, mais la sous-estimation. Quand une société ne perçoit pas l’antisémitisme comme une donnée structurante, elle ne protège pas ses synagogues comme des cibles probables ; elle les traite comme des éléments de patrimoine, elle les visite comme des musées.
Et c’est là que la boucle se referme avec une logique implacable : la synagogue de Liège est un musée. Un musée que les touristes visitent, que l’État a classé, que la mémoire locale chérit et dont personne n’avait jugé nécessaire de faire une cible à protéger avec le même sérieux qu’Anvers ou Bruxelles. L’angle mort n’est pas un accident. Il est le produit direct et logique de l’érosion silencieuse : on ne protège pas ce qu’on ne voit pas disparaître.
La tempête parfaite et la récidive
Le titre même du rapport Jonathas — A Perfect Storm — fournit le cadre analytique adéquat. Une tempête parfaite n’est pas un accident isolé ; c’est la rencontre de plusieurs dynamiques distinctes dont la convergence produit un effet de rupture. En Belgique, au moins quatre dynamiques de ce type se superposent : l’antisémitisme classique d’extrême droite ; l’antisémitisme tiers-mondiste d’extrême gauche ; l’antisémitisme islamiste présent dans certaines franges radicalisées ; et, enfin, ce que j’appelle l’antisémitisme par défaut institutionnel — celui de la sous-protection, de la lenteur, du déni et de la sous-estimation politique. Les chiffres du rapport Jonathas donnent à cette configuration une profondeur inquiétante. Mais la quatrième composante est, politiquement, la plus grave : parce qu’elle ne relève pas d’une marge hostile, mais de la responsabilité directe de l’État. C’est elle qui fabrique les angles morts. À Liège comme ailleurs.
La séquence historique, désormais, s’écrit d’elle-même avec la clarté froide des faits :
- 1940–1944 : docilité administrative face à la persécution nazie, dix-sept ordonnances antijuives exécutées sans résistance significative.
- 6 décembre 2012 : reconnaissance parlementaire de la responsabilité de l’État belge, soixante-sept ans après les faits (le gouvernement belge avait déjà présenté ses premières excuses en 2002, réitérées en 2012 après le rapport CegeSoma – la reconnaissance fut donc progressive, ce qui ne la rend que plus accablante).
- 24 mai 2014 : attentat au Musée juif de Belgique, quatre morts – le premier acte antisémite meurtrier sur le sol belge depuis la Seconde Guerre mondiale.
- Mai 2025 : le rapport Jonathas, A Perfect Storm, documente, chiffres à l’appui, la tempête parfaite en cours – sans que les pouvoirs publics n’en tirent de conséquences opérationnelles visibles.
- 10 février 2026 : le rapport Jonathas, RTBF, Israël et Gaza : le biais originel, fondé sur l’analyse de 2181 articles par intelligence artificielle, démontre le biais systématique du service public audiovisuel belge, quatrième pouvoir financé par l’impôt, y compris par les Juifs belges eux-mêmes.
- Février 2026 : l’ambassadeur américain Bill White dénonce publiquement le « harcèlement » des mohalim anversois et se fait convoquer par le gouvernement belge qui préfère sanctionner le messager plutôt qu’examiner le message.
- 8 mars 2026, peu avant 4 h00 du matin : une bombe est posée devant une synagogue-musée patrimoniale à Liège. Le parquet fédéral se saisit de l’affaire — sa compétence couvre précisément les actes à caractère terroriste et les crimes de haine d’une gravité systémique. Même lieu de mémoire que 2014. Même vide sécuritaire structurel. Méthode différente : non plus l’homme armé qui tue en plein jour mais la charge explosive posée dans l’obscurité contre le symbole lui-même. Pendant que le débat politique belge est absorbé par le conflit de Gaza et ses répercussions électorales. L’escalade n’est pas dans le nombre de victimes — il n’y en a heureusement pas eu cette fois. Elle est dans l’intentionnalité symbolique : on ne vise plus les corps, on vise la mémoire, l’inscription dans la pierre de la présence juive en Belgique.
Ce que Liège oblige à dire
Il y a, dans la réaction des autorités belges au lendemain de l’explosion, quelque chose de la mécanique que l’on connaît : des condamnations unanimes, des formules convenues sur les « valeurs fondamentales« , une réunion d’urgence. Le Premier ministre De Wever a parlé d' »antisémitisme comme attaque contre nos valeurs« . Le bourgmestre de Liège a dénoncé « l’importation de conflits extérieurs« . Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a promis un « renforcement des mesures de sécurité » et qualifié l’acte d' »antisémite abject« . Yves Oschinsky, président du CCOJB, a parlé d' »acte extrêmement inquiétant, grave et préoccupant« .
Tout cela est nécessaire. Rien de cela n’est suffisant.
Car la vraie question n’est pas seulement sécuritaire. Elle est politique, et au fond philosophique : jusqu’où l’État belge est-il prêt à reconnaître non seulement ce que des individus radicalisés commettent, mais ce que ses propres carences rendent possible ? Le droit pénal poursuivra les auteurs ; c’est sa fonction. Mais la politique, elle, doit répondre d’autre chose : de l’inaction structurelle, de la myopie électorale, de la sous-protection chronique d’une minorité numériquement faible, du biais de certains relais publics, de l’importation permanente du conflit israélo-palestinien dans la vie intérieure belge, et surtout de ce réflexe de déni par lequel l’institution préfère se disculper plutôt que se réformer. C’est ce climat-là, précisément, que Liège oblige à regarder en face.
L’État belge a mis soixante-sept ans à reconnaître sa responsabilité dans la déportation de ses Juifs. Il a mis douze ans, depuis l’attentat au Musée juif, à constater que la sécurisation des sites communautaires juifs hors des grandes métropoles demeurait une zone grise.
C’est cela que je tente de nommer depuis plusieurs années. Liège, ce 8 mars 2026, ne crée pas un concept ; elle le confirme. L’érosion silencieuse n’est pas une image. C’est une logique politique — diffuse, inavouée, parfois même inconsciente d’elle-même, mais réelle dans ses effets. Or les logiques que personne ne revendique sont aussi celles que personne ne corrige.
La seule question, désormais, est celle que l’histoire belge pose avec une insistance presque accablante: combien d’années faudra-t-il encore pour nommer pleinement ce qui, sous nos yeux, se répète ?
© Fundji Benedict (9 mars 2026)
© Fundji Benedict (mars 2026)
Dr. Fundji Benedict, Fondatrice et Présidente de Liberty Values & Strategy Foundation, est spécialisée en sciences politiques, anthropologie, droit international et études africaines. Sa triple identité – afrikaner, franco-éthiopienne et juive – nourrit une perspective unique sur les dynamiques géopolitiques et les questions identitaires contemporaines.
Polyglotte, elle a occupé des postes de direction dans des entreprises internationales aux États-Unis et au Canada avant de créer sa fondation. Ses recherches portent sur les conflits identitaires, les droits des minorités, la décolonisation et l’État de droit, avec un focus particulier sur le Moyen-Orient et la Corne de l’Afrique.
Elle intervient régulièrement sur l’antisémitisme, le terrorisme et les réalités géopolitiques complexes qui façonnent notre époque. Son approche combine rigueur académique et engagement de terrain auprès des communautés concernées.
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