La confrontation armée entre la coalition américano-israélienne et la Théocratie persane se poursuit de plus belle au terme de ce neuvième jour de Guerre.
Ce dimanche a été marqué par la destruction spectaculaire du complexe pétrolier de Téhéran par l’Aviation israélienne, qui accueillait une raffinerie et des dizaines de silos d’hydrocarbures.
L’effet premier de la perte de ces installations se fera assurément sentir par une pénurie de carburant pour les véhicules au service des forces du régime, de même que pour les utilisateurs civils.
La seconde retombée de cette disparition se reflètera par une diminution des exportations illégales de l’or noir à prix réduit pour l’économie chinoise.
En troisième, elle contribuera à l’envolée des prix de l’or noir.
Quatrièmement, la reconstruction du complexe des cuves de stockage et de la raffinerie nécessitera, à l’issue du conflit, le concours de sociétés étrangères spécialisées, qui pourraient bien être américaines.
A ce propos, il est déjà établi que tout le système iranien d’extraction et de transport du gaz et du pétrole, depuis longtemps défectueux, devra être remplacé, et que cela représente un marché de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Finalement, et c’est une répercussion psychologique majeure, l’incendie gigantesque qui a suivi la frappe des appareils du Khe’l Avir (l’Armée de l’air) israélien aura marqué les esprits à la fois de la population téhéranaise et des responsables et combattants de la dictature cléricale.
Cela aura contribué à assurer la population qu’elle dispose d’alliés très puissants qui pourront l’aider à chasser les ayatollahs du pouvoir.
Et, au même motif, cela aura rempli les Gardiens de la Révolution khomeyniste et autres Basij, de craintes, contribuant à les persuader que leur combat est sans issue, et qu’ils ont affaire à des adversaires beaucoup plus puissants et précis qu’eux.
On nous rapporte d’ailleurs une augmentation remarquable des défections dans les rangs des miliciens de l’Ayatollerie, même s’il est encore trop tôt pour parler de débandade.
En plus de cette opération impressionnante, les forces américaines et israéliennes ont augmenté depuis jeudi dernier l’intensité de leur offensive, visant les structures du régime sur l’ensemble du territoire iranien.
Ainsi, tôt dans la journée de vendredi, une cinquantaine de chasseurs-bombardiers arborant l’étoile de David, guidés par des directives précises du Renseignement, ont mené une frappe contre le centre de commandement souterrain du Guide suprême. Sur la base d’informations qui avaient été minutieusement recueillies au fil des années.
Avec cinq étages souterrains protégés par du béton armé
Ce QG s’étendait sur plusieurs ruesau cœur de Téhéran et comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour les hauts responsables du régime, comme cela est visible sur l’animation suivante, réalisée par les services du porte-parole de l’Armée (en anglais)
Le complexe ainsi anéanti était considéré comme indestructible par le régime théocratique, ce qui a poussé des dizaines de ses chefs à s’y réfugier. Ils s’y trouvaient au moment de la frappe israélienne, et la plupart d’entre eux y ont perdu la vie.
En fin de semaine dernière, Tsahal a également annihilé plusieurs sites de stockage, de production et d’assemblage de missiles balistiques, comprenant des bunkers et des infrastructures de lancement.
Le Khe’l Avir poursuit de la sorte, sans opposition de la défense antiaérienne totalement éradiquée, l’élimination systématique des bases de lancement de ces missiles, de la frontière azérie à l’Ouest, à celle avec le Pakistan, à l’est, sur une distance de 2 000 kilomètres.
Cette campagne est redoutablement efficace, puisqu’en une semaine de guerre, le nombre des missiles balistiques et de leurs lanceurs a été réduit de plus de 80 %.
La « République » Islamique d’Iran maintient quant à elle la pression sur l’Etat hébreu et onze autres pays voisins, en diminuant la quantité de ces engins qui composent chacune de ses salves – le plus souvent réduites à un ou deux missiles -, mais en multipliant leur nombre, jusqu’à dix vagues par jour, en recourant à des fusées balistiques plus sophistiquées, à l’instar de celles à fragmentation, et en impliquant dans le conflit ses supplétifs de la milice chiite libanaise du Hezbollah.
Ce dimanche, jusqu’à 21h00, les forces de la Théocratie ont lancé huit vagues de missiles balistiques sur le territoire de l’Etat hébreu.
Suite à ces tirs, six civils israéliens ont été blessés sur deux sites d’impact dans le centre d’Israël, probablement par un missile porteur d’une ogive à fragmentation.
Un homme d’une quarantaine d’années a été grièvement blessé à Tel-Aviv. Et à Petakh Tikva, cinq autres personnes ont été blessées, dont un homme de 25 ans qui se trouve dans un état modéré, trois autres sont dans une situation stable, et une dernière est superficiellement atteinte.
Par ailleurs, sur le front libanais, deux militaires ont été tués par des miliciens du Hezbollah, alors qu’ils dépannaient à l’aide d’un bulldozer un véhicule blindé de transport de troupes de type Puma, immobilisé sur le territoire libanais en face du kibboutz de Manara, situé à 1.4 km à l’ouest de Kiryat Shmona
L’Armée israélienne a publié le nom de l’un des soldats : le sergent-chef Maher Khatar, 38 ans, originaire de Majdal Shams dans le Golan. L’identité du second soldat n’a pas encore été communiquée. Un officier a été légèrement blessé lors de l’incident.
Entre vendredi matin et ce dimanche soir, nous estimons que l’Aviation israélienne a oblitéré près d’un millier d’objectifs en Iran, et cette campagne ne connaît aucun répit, engageant de quatre à six vagues de cinquante à deux cents appareils quotidiennement.
Ces aéronefs ont également anéanti ce weekend l’université Imam Hossein, qui était l’académie militaire du Corps des Gardiens de la Révolution, et qui servait de réserve d’urgence et de complexe de rassemblement pour lesdits CGRI (Pasdaran).
L’Armée de l’air israélienne, forte des indications de la Direction de l’Aman, le Renseignement militaire, a frappé des dizaines d’infrastructures du régime clérical à travers l’Iran.
Vidéo : les Iraniens exultent après chaque frappe israélienne contre les intérêts du régime
Ce dimanche, le Khe’l Avir a mené une nouvelle série de frappes à Téhéran : le quartier général spatial des Gardiens de la Révolution a été touché [source : porte-parole de Tsahal].
« Ce quartier général servait de centre de réception, de transmission et de recherche pour l’Agence Spatiale Iranienne, affiliée à l’Armée du régime. Le site comprenait des installations de recherche ainsi qu’une structure de commandement et de contrôle pour le satellite « Khayyam », lancé en août 2022 et utilisé par les Pasdaran pour mener des activités terroristes et surveiller l’Etat d’Israël et ses habitants ».
Par ailleurs, Tsahal a frappé des dizaines d’autres infrastructures de la Satrapie iranienne : à l’instar d’une cinquantaine de bunkers stockant des munitions dans une base de la Sécurité Intérieure.
D’une base des Basij, d’un centre de commandement de la Sécurité Intérieure, et d’un complexe des forces terrestres du Corps des Gardiens de la Révolution khomeyniste.
Durant cette seule journée de dimanche, de 06h50 du matin à 20h00, l’Aviation israélienne a visé et oblitéré plus de 400 objectifs, à l’ouest et au centre de l’Iran, y compris l’élimination ciblée de plusieurs chefs militaires du régime.
Parmi les dignitaires du régime, le fils de feu le Guide Suprême Ali Khameneï, Mojtaba Khamenei, a été blessé lors de ces raids.
Et ce soir, Tsahal a annoncé que le Khe’l Avir avait visé et détruit le quartier général des Gardiens de la Révolution khomeyniste.
Ce site abritait le principal centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes du régime : la gestion des missiles balistiques, le réseau de drones et d’autres unités aériennes iraniennes y étaient basés.
Ce QG était également chargé d’établir le bilan de la situation et de planifier les frappes de missiles contre l’Etat d’Israël et les pays de la région.
Ce raid contre les forces aériennes du régime s’inscrit dans le cadre d’un effort concerté visant à démanteler le système de missiles balistiques iraniens et à entraver sa capacité à synchroniser et coordonner des attaques contre l’Etat d’Israël.
De son côté, l’U.S Air force s’est concentrée en cette fin de semaine sur les usines souterraines de missiles balistiques et sur les sites participant au projet de bombe atomique, en recourant à ses bombardiers stratégiques B-1, B-2 et B-52, utilisant notamment les munitions GBU, capables de traverser des dizaines de mètres de béton armé.
Il est remarquable que certains de ces avions, notamment les B-2 Spirit furtifs, ont décollé du sol américain, on vidé leurs soutes à bombes sur leurs cibles, et ont regagné leurs bases, le tout, sans la moindre escale.
La ressemblance édifiante entre un faucon et un B-2
DES DISSENSIONS SE FONT JOUR À LA TÊTE DE L’AUTOCRATIE
Masoud Pezeshkian, le président de la Théocratie, a déclaré samedi que les forces armées iraniennes avaient parfois « agi de leur propre initiative » durant le conflit actuel.
Il a ajouté que, « suite à une décision du Conseil de Direction Provisoire, les forces militaires avaient désormais reçu l’ordre de ne pas frapper les pays voisins à moins que des attaques ne soient lancées contre nous à partir de ces pays ».
Sur cette carte, les pays ayant été visés par l’Autocratie chiite
Passant outre la déclaration de Pezeshkian et son ordre aux forces armées de cesser ces frappes, les Gardiens de la Révolution iraniens ont à nouveau lancé des attaques contre des pays voisins moins d’une heure après sa prise de parole télévisée.
Ces pays sont les Emirats Arabes Unis, Bahreïn, le Koweït et le Kurdistan irakien.
Les agressions ont été accompagnées par des agressions verbales virulentes de la part des conservateurs proches des Pasdaran, qui ont mis en évidence « l’influence limitée du Président au sein de la structure du pouvoir iranien ».
Il est clair que ces différends sur la scène publique mettent en évidence le délitement du pouvoir suite aux nombreux revers militaires enregistrés, ainsi que la décapitation due aux éliminations ciblées des dirigeants civils et militaires des premier et deuxième cercles de commandement.
Il s’agit de l’expression d’un processus de déliquescence des régimes totalitaires bien connu, conduisant le plus souvent à leur éviction des affaires.
SINON ?
Sinon rien n’est changé au niveau de la stratégie qui gouverne les opérations de Tsahal en Iran : il s’agit d’anéantir le système de missiles balistiques, les infrastructures du projet de bombe atomique, l’industrie de guerre du régime, les unités de Pasdaran, de Basij et de l’Armée régulière, de finir d’étêter le commandement de l’Armée et les leaders politiques afin d’assurer la liberté de mouvement pour l’opposition civile face à la junte théocratique.
Afin que, le jour J, avec l’appui des divisions militaires qui changeront de camp, la population iranienne puisse marcher sur les institutions du régime, s’en emparer et chasser les ayatollahs du pouvoir pour y établir la démocratie.
Dans les prochains jours, les Armées israéliennes et américaines vont encore élever le ton pour parvenir à ces objectifs, alors que les forces de l’Ayatollerie commencent sérieusement à donner les premiers signes de l’effondrement attendu.
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