Une fois encore Israël en première ligne face aux forces fanatiques… et aux petits donneurs de leçons. Par Nicolas Carras

Une fois encore, Israël en première ligne face aux forces fanatiques… et aux petits donneurs de leçons – Nicolas Carras

« … Dire que « Israël ne respecte pas le droit international » en se cachant derrière une vision figée et rigide de ce droit est intellectuellement erroné et juridiquement non fondé…. »

Une fois encore, Israël se retrouve en première ligne face à des forces fanatiques et profondément déstabilisatrices et aux petits donneurs de leçons.

Ce courage revendiqué par ses soutiens doit être salué à sa juste valeur, tant il s’inscrit dans une confrontation qui dure depuis des années, au terme de cycles répétés de négociations, d’accords indirects et de tentatives diplomatiques qui n’ont pas empêché l’escalade actuelle.

Israël et ses alliés n’agissent pas pour des fins strictement égoïstes mais pour affronter un système régional structuré autour de l’Iran des mollah, ayant soutenu, financé et armé divers groupes impliqués dans des conflits qui ont ravagé la Syrie, l’Irak, le Liban, le Yémen et d’autres zones, conflits dont le bilan humain cumulé — toutes responsabilités confondues — se chiffre en millions de morts, certaines estimations hautes évoquant jusqu’à quatre millions de victimes indirectes liées aux dynamiques régionales dans lesquelles ces soutiens ont joué un rôle

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Depuis l’attaque du samedi 28 février 2026 — lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes coordonnées contre des installations militaires et stratégiques en Iran — des missiles et drones iraniens ont visé plusieurs villes israéliennes touchant notamment :

Tel‑Aviv a été frappée par un impact direct sur une zone résidentielle. Une personne est morte et au moins 22 à 27 ont été blessées. Plusieurs immeubles ont été endommagés et des incendies se sont déclarés.

Le nord du pays a subi un projectile qui a blessé un civil et atteint un bâtiment dans une zone périphérique.

Beit Shemesh, près de Jérusalem, a été touchée par un missile balistique iranien ayant franchi les défenses. Au moins neuf personnes ont été tuées et environ 28 blessées. Des structures se sont effondrées et des équipes de secours sont intervenues pour extraire les victimes des décombres.

Jérusalem Ouest a été touchée par des éclats et un impact, blessant au moins trois personnes et endommageant plusieurs véhicules.

Beersheba, dans le sud, a subi la destruction de plusieurs maisons par un missile balistique. Au moins dix personnes ont été blessées, dont un cas grave, et des équipes médicales ont été mobilisées pour soigner les victimes.

Au total, ces frappes iraniennes ont causé au moins 19 à 20 morts en Israël et plus de 60 blessés. Les dégâts matériels sont significatifs sur des bâtiments civils, des habitations et des infrastructures urbaines. Les systèmes de défense aérienne ont intercepté une grande partie des projectiles mais n’ont pas pu empêcher tous les impacts.

Parallèlement, le front nord s’est embrasé avec des tirs de missiles et de drones du Hezbollah depuis le Liban, entraînant des ripostes aériennes israéliennes sur le sud libanais et la banlieue sud de Beyrouth, causant des dizaines de morts et plus d’une centaine de blessés côté libanais selon les bilans disponibles, le tout dans un climat régional où des bases et intérêts alliés ont également été visés.

Le conflit s’étend désormais à plusieurs pays et fronts dans la région, aggravant l’instabilité et les pertes humaines.

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Un fléau stratégique doit être stoppé !

Israël, aux côtés de ses alliés, prend aujourd’hui la responsabilité d’un affrontement que plusieurs puissances européennes ont repoussé pendant des années,

paralysées par la prudence diplomatique, les fractures internes et les calculs politiciens.

À force d’hésitations, elles ont laissé se consolider un réseau de milices, d’armements et de conflits entretenu par Iran, dont les conséquences humaines et géopolitiques déstabilisent durablement l’ensemble du Moyen-Orient et menacent au-delà.

Face à cela, les donneurs de leçons s’agitent, enfermés dans leur prison mentale, dans une camisole idéologique anti-israélienne et anti-américaine, se hissant dans une méta-morale abstraite, déconnectée des réalités stratégiques ou feignant de ne pas les voir, distribuant bons et mauvais points depuis un surplomb confortable.

Pourtant, depuis 2023, Israël combat des forces qui, si elles en avaient la capacité militaire, frapperaient directement l’Occident, et dont les attaques ont déjà touché l’Europe, les États-Unis et d’autres régions depuis des décennies à travers un terrorisme international soutenus par l’Iran et ses alliés.

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Il est temps que les partisans d’un moralisme désincarné reconnaissent que ce ne sont ni les déclarations ni les résolutions de l’Organisation des Nations unies — institution régulièrement critiquée pour la présence en son sein de régimes autoritaires et pour la répétition de résolutions hostiles à Israël — qui ont réglé les menaces concrètes pesant sur le terrain depuis les années 1940, alors même que l’État hébreu est la cible continue de mouvements fanatiques se présentant sous des atours humanitaires.

  • Depuis le 7 octobre 2023, Israël fait face à une opposition globale qui dépasse largement les simples résolutions de l’Organisation des Nations unies. Plusieurs gouvernements européens, dont la France, l’Espagne, la Belgique, les Pays‑Bas et la Suède, ont signé ou soutenu des résolutions et prises de position condamnant les opérations militaires israéliennes et appelant à un cessez‑le‑feu immédiat, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une « réponse disproportionnée » et invoquant le droit international. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, par sa Commission d’enquête sur le territoire palestinien occupé et Israël, mène une surveillance permanente des violations alléguées, avec le soutien officiel d’une centaine de pays, ce qui est perçu par Tel‑Aviv comme un biais structurel hostile. Des pays arabes et musulmans, dont le Qatar, l’Arabie saoudite, la Syrie, l’Irak et le Koweït, n’ont pas condamné les attaques terroristes de la même manière que l’Occident, et certains ont fourni un soutien diplomatique ou matériel aux Palestiniens, tandis que des groupes comme le Hezbollah et les Houthis ont mené des attaques directes contre Israël ou ses intérêts alliés. Des organisations internationales de droits de l’homme, telles que Human Rights Watch, ont critiqué Israël en l’accusant de violations du droit humanitaire et de crimes de guerre, contribuant à nourrir une campagne globale contre l’État hébreu. À cela s’ajoutent des partis politiques et coalitions occidentaux, notamment à gauche et dans la gauche radicale, qui appellent à un cessez‑le‑feu, soutiennent le mouvement BDS et dénoncent le gouvernement israélien, et enfin des médias, universités et réseaux intellectuels internationaux qui ont amplifié des critiques sévères, certains allant jusqu’à remettre en question la légitimité de l’État hébreu. Ensemble, ces acteurs forment un front diplomatique, politique et médiatique très critique envers Israël, contribuant à un environnement international hostile et à une pression continue sur l’État hébreu depuis octobre 2023.
  • La posture de ces gouvernements et organisations qui condamnent Israël « en invoquant le droit international » est profondément absurde. En réalité, c’est précisément Israël et ses alliés qui, sur le terrain, sont en train de définir et d’appliquer ce que signifie le droit international dans un contexte de conflit asymétrique et de menaces transnationales, en protégeant des populations civiles tout en neutralisant des organisations fanatiques et des milices soutenues par l’Iran et ses partenaires. Ceux qui s’agitent derrière des déclarations abstraites ne maîtrisent pas ce qu’ils prétendent juger : le droit international n’a jamais interdit à un État de se défendre contre des attaques répétées, coordonnées et ciblant des civils. La situation est infiniment plus complexe que leurs slogans simplistes ; les frappes, les ripostes et les mesures de sécurité israéliennes s’inscrivent dans des règles, des contraintes et des stratégies qu’ils ne prennent même pas la peine de comprendre. Cette réduction caricaturale transforme Israël en « hors-la-loi » alors qu’il agit dans le cadre de la légitime défense, et cette logique simpliste est totalement aberrante : elle confond l’action nécessaire pour stopper un fléau stratégique avec une prétendue transgression morale ou juridique, occultant la réalité du terrain et les responsabilités de ceux qui choisissent réellement d’agir

pour protéger des populations et stabiliser la région.

  • Dire que « Israël ne respecte pas le droit international » en se cachant derrière une vision figée et rigide de ce droit est intellectuellement erroné et juridiquement non fondé. Dans la Charte des Nations unies, qui constitue le socle du droit international contemporain, l’article 51 reconnaît explicitement qu’aucune disposition ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, lorsqu’un État membre est l’objet d’une agression armée ; ce droit subsiste jusqu’à ce que le Conseil de sécurité prenne les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales, et il permet d’agir pour se défendre sans attendre une quelconque « permission » d’une institution internationale. Le droit international n’est pas une loi interne figée écrite une fois pour toutes par un parlement : il se construit par les traités, les coutumes, les pratiques des États, les interventions juridiques et diplomatiques, et par l’interprétation des textes dans des contextes concrets. Il ne dit jamais que les États ne peuvent pas se défendre contre une menace réelle ou répétée, ni que des actions prises en légitime défense sont automatiquement illégales — au contraire, il reconnaît la nécessité d’un droit à la défense dès lors qu’une agression armée est subie. Qualifier la légitime défense ou d’autres mesures de sécurité d’« irrégulières » en se fondant sur une vision doctrinale figée du droit international est une simplification grossière : cela confond des résolutions politiques ou des opinions avec le contenu juridique effectif de la Charte, ignore la dynamique d’évolution du droit international et tente de faire croire que ce droit n’évolue jamais — alors même qu’il s’adapte en permanence aux réalités géopolitiques et aux courants de pratique des États, notamment en ce qui concerne  la  lutte  contre  des  acteurs  non  étatiques ou des agressions transnationales. Cette réduction caricaturale du droit international à une norme immuable sert surtout à discréditer des actions légalement justifiables et à endormir ceux qui ne connaissent pas les textes ou les principes réels qui régissent les relations entre États.
  • La subtilité se perd lorsqu’on interprète le droit international de manière trop littérale. Dans le texte, « neutraliser une attaque armée » ne signifie jamais explicitement “exécuter le chef”, mais en pratique, neutraliser une attaque coordonnée dirigée par un dirigeant ou un commandant peut inclure la neutralisation ciblée des décideurs militaires ou des chefs terroristes. Le droit international autorise la riposte, la défense du territoire et des civils, ainsi que l’empêchement de la continuation d’une attaque, mais il ne précise pas la méthode exacte. Dans un conflit réel, si la seule façon de stopper l’attaque est de frapper le cerveau qui coordonne les hostilités — un chef militaire ou un dirigeant d’un groupe armé — alors tuer ou neutraliser ce chef entre dans le cadre de l’action défensive. La confusion provient du langage juridique : « neutraliser » est un terme large, mais il reconnaît implicitement que l’élimination des acteurs clés de l’agression est légitime dans le cadre d’une guerre, tant que l’action est proportionnée et ciblée. En pratique, dans un conflit armé réel, neutraliser une attaque implique de neutraliser ceux qui la commandent. C’est exactement ce que les États font lorsqu’ils frappent des leaders terroristes ou militaires orchestrant les attaques.

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Dans cette perspective critique, des responsables et commentateurs occidentaux ont trahi l’esprit de liberté qu’ils revendiquent, s’étant rapprochés — par calcul diplomatique, par dépendance énergétique, par clientélisme électoral, par anti- américanisme réflexe, par fascination tiers-mondiste, par intérêt économique ou par simple peur de l’instabilité intérieure — de forces que combat aujourd’hui Israël, donnant le sentiment d’une lâcheté stratégique et d’une incapacité à assumer des choix clairs.

Une figure comme Dominique de Villepin incarne à lui seul cette posture de hauteur morale médiatique, multipliant les interventions télévisées au nom d’une certaine idée de la grandeur diplomatique, posture déconnectée des réalités sécuritaires et des alliances effectives à clarifier.

  • Depuis le samedi 28 février 2026, Dominique de Villepin s’est exprimé à plusieurs reprises pour critiquer l’opération militaire américano‑israélienne contre l’Iran, affirmant que cette escalade constitue un risque d’enlisement et de déstabilisation régionale, qu’il juge dangereux et dépourvu d’objectifs clairs. Il a dénoncé ce qu’il appelle des « exécutions extrajudiciaires », estimant que de telles frappes sapent le droit international et suppriment les garde‑fous juridiques censés encadrer toute action militaire. Dans ses interventions, il a également averti que les États‑Unis et leurs alliés risquent de « payer très cher cet oubli d’un ordre international », considérant que ces frappes coordonnées avec Israël représentent un pari stratégique risqué, susceptible d’avoir de lourdes conséquences sur la

stabilité du Moyen‑Orient et sur l’ordre mondial. Ces prises de position s’inscrivent dans la ligne critique qu’il maintient depuis des années sur la politique de la France et de l’Occident face aux conflits régionaux, mais elles reflètent surtout sa posture médiatique de condamnation morale, déconnectée des réalités de légitime défense et de la dynamique de guerre asymétrique en cours.

Depuis l’attaque du 7 octobre 2023, Dominique de Villepin a plusieurs fois critiqué la politique d’Israël dans le cadre de la guerre à Gaza, en particulier la réponse militaire israélienne après l’attaque du Hamas. Il a notamment estimé que la réaction israélienne n’était pas ciblée ni proportionnée, comme il l’a dit lors d’interviews publiques sur les médias français, où il a jugé que la légitime défense ne devait pas se traduire par des opérations militaires à grande échelle contre la population civile.

Il a aussi exprimé l’idée que la paix et la sécurité ne sont pas assurées par la force, mais par la justice, en critiquant la stratégie israélienne qu’il considère comme une intensification de la violence plutôt qu’une solution durable

Pour ceux qui tiennent cette ligne, il est urgent que la France cesse ses calculs, ses contorsions diplomatiques et ses doubles discours, cachée derrière le paravent de l’“humanisme”.

Elle doit affirmer clairement son alliance avec les puissances occidentales et agir concrètement, plutôt que de masquer son indécision derrière un pseudo- pragmatisme qui ne fait que retarder l’action et trahir les principes qu’elle prétend défendre. »

En France, la question de l’influence et de la présence de réseaux favorables à l’Iran des mollahs ou à ses alliés régionaux n’est pas qu’une rhétorique.

Il existe sur le sol français une diaspora politique organisée, dont certains groupes ou individus ont manifesté un soutien idéologique à des régimes ou des mouvements proches de Téhéran.

Certains des mêmes ennemis qu’Israël combat au Moyen‑Orient, soutenus ou inspirés par l’Iran des mollahs ou ses alliés comme le Hezbollah, ont des relais, réseaux ou sympathisants présents en France, ce qui fait de certains lieux et rassemblements français des points de vigilance pour la sécurité intérieure et le suivi des influences étrangères.

Ces forces peuvent agir politiquement, idéologiquement ou symboliquement, et reflètent une continuité de l’influence de l’Iran et de ses alliés au‑delà du terrain militaire, jusque sur le sol occidental.

À un moment donné, il faut cesser de se raconter des histoires. Le conflit n’est pas un débat universitaire, ni un exercice de rhétorique diplomatique. Il oppose des acteurs qui assument la violence stratégique à d’autres qui prétendent la juger depuis un balcon moral sécurisé. Israël affronte des forces qui annoncent explicitement leur volonté de destruction, qui arment des milices, financent des proxies et exportent l’instabilité. Pendant ce temps, en Europe, certains préfèrent disséquer les virgules du droit plutôt que regarder la réalité en face.

La vérité est simple et brutale : ceux qui parlent d’abstraction juridique depuis des studios parisiens ne subissent ni les sirènes, ni les missiles, ni les infiltrations. L’histoire ne sera pas écrite par les prudents ni par les distributeurs de blâmes, mais par ceux qui auront assumé le coût de la décision. Refuser de voir la continuité entre les menaces régionales et leurs relais idéologiques en Occident n’est pas de la nuance — c’est une fuite.

© Nicolas Carras

Nicolas Carras – Créateur (vidéo – son – photo), artiste, poète
https://nicolascarras.wordpress.com/

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1 Comment

  1. Une fois de plus Israël fait le (sale ? ) boulot pour nous. Pour la reconnaissance on repassera…Heureusement que Israël n’attend pas l’autorisation des la « communauté internationale » pour agir.

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