Tribune Juive

La chanson d’Israël à l’Eurovision 2026: « On reste en Israël »

“השיר הבא של ישראל לאירוויזיון! ״נשאר בישראל!״ מילים ולחן”

L’expression נשאר בישראל, « Nous restons en Israël », s’il dit au monde le refus de l’exil et l’affirmation d’attachement au pays, est aussi une réponse aux pressions internationales, aux appels au boycott -notamment dans le contexte de l’Eurovision-.

Seuls trois mots. Pas un discours. Pas une doctrine. Une simple phrase : « On reste en Israël ».

    Ce qui ressemble au premier coup d’oeil à un refrain léger, calibré, une accroche musicale destinée à l’Eurovision Song Contest, revêt ici une valeur existentielle.

    « Rester » est un verbe chargé d’histoire, en rien une revendication conquérante.
    Ce n’est pas « nous avançons ». Ce n’est pas « nous dominons ». C’est juste: « nous restons« .

    Pour le peuple juif, « rester » n’est jamais neutre: Rester, c’est refuser l’exil imposé. La disparition. C’est ne pas céder à la pression, qu’elle soit militaire, diplomatique, médiatique ou culturelle.

    Expulsés d’Espagne. Chassés d’Europe centrale. Éradiqués des mondes arabes. Tout cela est fini: Une génération dit : « On reste ».

    Une phrase qui résonne particulièrement autour de l’Eurovision, ce temps où depuis des années, et plus encore depuis le 7 octobre, la participation d’Israël au concours est contestée via moult appels au boycott, pressions d’artistes, manifestations et autres pétitions.

    Ainsi, dire « On reste en Israël » dans ce cadre, c’est répondre à une injonction implicite : « Partez. Retirez-vous. Effacez-vous », et le faire via une réponse laconique : « Non. Nous restons ».

    « Nous restons »? Oui. Car il existe un lieu où l’on n’est pas en sursis. Et cela change tout.

    Le Peuple juif, fatigué de justifier son droit à exister, jugé qu’il est en permanence, oppose à cette mise en accusation permanente un refus. Poli. Mais ferme.

    Ainsi, alors qu’à Tribune Juive, nous parlons souvent de mémoire et que sur Radio Kol Aviv, le prsent est souvent interrogé, voilà un refrain qui lie les deux, via trois mots qui portent deux mille ans d’histoire.


    « Rester »: Pour un peuple à qui l’on a si souvent ordonné de partir,
    cela sonne comme une victoire.

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