Tribune Juive

Iran: Affrontements du 23 février 2026 à Téhéran. Par Hamid Enayat

Situation sécuritaire autour du complexe Motahari (Beit de Khamenei)

Date : 23 février 2026
Lieu : Quartier Pasteur – Téhéran

1. Synthèse exécutive

Le 23 février 2026, une série d’affrontements armés a eu lieu dans et autour du complexe Motahari, siège du bureau et de la résidence du Guide suprême Ali Khamenei.

Selon des sources affiliées aux Moudjahidine, plus de 100 de leurs membres auraient été tués ou arrêtés. Des pertes importantes auraient également été enregistrées du côté des forces du régime, bien qu’aucun chiffre officiel ne soit disponible.

Les événements marquent une escalade significative dans la confrontation entre les unités de résistance organisées et l’appareil sécuritaire du régime.

2. Localisation stratégique du complexe Motahari

Le complexe Motahari couvre une superficie d’environ 620 m × 770 m (moins de 0,5 km²).

Il abrite notamment :

Ce périmètre constitue l’un des centres névralgiques du pouvoir politique et sécuritaire iranien.

3. Architecture défensive du site

3.1 Fortifications physiques

3.2 Surveillance électronique

3.3 Défense antiaérienne

4. Dispositif humain de sécurité

4.1 Effectifs globaux

Environ 8 000 agents issus de différentes unités militaires et de renseignement assurent la protection du complexe.

Commandement principal :
Brigadier Hassan Mashrou’i-Far (« Emami »), Gardiens de la Révolution.

4.2 Corps Ansar al-Mahdi

Périmètres :

Missions complémentaires :

4.3 Forces complémentaires

5. Mobilité et logistique

5.1 Flotte de transport

5.2 Aviation

6. Éléments opérationnels observés

Les médias affiliés aux Gardiens de la Révolution ont reconnu publiquement la gravité des incidents, qualifiant la situation de remise en cause directe de la sécurité du cœur du pouvoir.

7. Évaluation stratégique

Les événements du 23 février révèlent :

  1. Une capacité d’infiltration ou de neutralisation partielle des systèmes de surveillance
  2. Une montée en intensité des affrontements
  3. Une vulnérabilité symbolique du centre du pouvoir
  4. Une mobilisation sécuritaire massive révélant un niveau élevé d’alerte

Le complexe Motahari représente un objectif stratégique majeur, tant sur le plan opérationnel que symbolique.

Toute perturbation significative dans ce périmètre constitue un signal d’instabilité profonde du système de sécurité du régime.

8. Conclusion

L’incident du 23 février 2026 marque une évolution qualitative dans la confrontation entre les forces de résistance organisées et l’appareil sécuritaire du régime iranien.

Il met en lumière :

La situation mérite un suivi étroit, notamment en ce qui concerne l’évolution des capacités opérationnelles des unités de résistance et la réaction du régime.


Additif:

Téhéran – 23 février 2026
Le quartier général de commandement des Moudjahidine à l’intérieur du pays a annoncé que, de l’aube du lundi 23 février 2026 jusqu’à l’après-midi du même jour, une série d’affrontements a opposé ses membres aux forces du régime. Ces affrontements auraient débuté au niveau du Beit (bureau) de Ali Khamenei au moment de l’appel à la prière du matin.

Selon cette source, plus de 100 membres des Moudjahidine auraient été tués ou arrêtés au cours de ces événements.

Les pertes subies par les forces du régime à l’intérieur du complexe dit « Motahari », où se situe le Beit (le Bureau), seraient importantes, bien qu’aucun bilan précis ne soit disponible à ce stade. Des ambulances auraient continué à entrer dans l’enceinte jusqu’à midi lundi, sous escorte d’unités spéciales.

Par ailleurs, plus de 150 membres des Moudjahidine positionnés dans le second périmètre de sécurité du site, désigné comme « Beyt al-Ankabout », seraient retournés sains et saufs à leurs bases avant minuit dans la nuit de lundi.

Le complexe Motahari, d’une superficie inférieure à un demi-kilomètre carré, abrite notamment la résidence et le bureau de Mojtaba Khamenei, fils aîné de Ali Khamenei, ainsi que le Conseil des gardiens, l’Assemblée des experts, le siège du pouvoir judiciaire, le bureau central du ministre du Renseignement, le Conseil suprême de sécurité nationale et le Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime.

© Hamid Enayat

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