Dans un tweet poignant publié le 11 février 2026, Sarah Scialom, avocate spécialisée en droit international et conflits armés, exprime un sentiment profond de perte : celui du rêve français porté par les Juifs rapatriés du monde arabe dans les années 60.
Quand les Juifs du monde arabe sont montés en France dans les années 60, c’était avec un idéal et une estime si haute du pays. Nos parents, grands-parents avaient une si belle image de la France. Face au niveau d’antisémitisme en France, sa banalisation et son expression…
— Sarah Scialom (@sarah_scialom) February 11, 2026
Nos parents, grands-parents avaient une si belle image de la France. Face au niveau d’antisémitisme en France, sa banalisation et son expression décomplexée y compris dans la sphère politique, nous portons, un peu, le deuil de leurs idéaux. »
Ce message, qui a recueilli des centaines de likes et de partages, met en lumière un constat amer partagé par de nombreux membres de la communauté juive : malgré l’attachement indéfectible à la France (Scialom précise qu’elle conservera sa nationalité et son inscription au barreau de Paris même après une éventuelle alya), l’idéal républicain semble s’effriter sous le poids d’une haine redevenue audible, jusque dans les cercles politiques.
Je garderai toute ma vie un amour et un profond attachement à ce pays. N’en déplaise à certains, je garderai ma nationalité française même après ma alyah. Car je resterai aussi française. J’espère simplement que des jours meilleurs l’attendent.
— Sarah Scialom (@sarah_scialom) February 11, 2026
Pour beaucoup, ce témoignage dépasse le simple constat personnel : il symbolise l’échec cuisant des autorités – et en particulier de la macronie – à endiguer efficacement cette montée de l’antisémitisme, malgré les discours officiels et les promesses répétées.
Une banalisation qui transforme l’amour filial pour la France en un deuil discret.
Association C.H.A.R.
