La bonne question étant : Pourquoi y a-t-il un institut du monde arabe ?
Ensuite, dire « nommer un juif » ne veut strictement rien dire en soi, parce que le mot « juif » est un mot polysémique qui mélange au moins quatre registres hétérogènes — religieux (pratiquant du judaïsme), culturel ou civilisationnel (héritier d’une tradition, d’un rapport au texte, à la mémoire), historique ou généalogique (appartenance familiale, lignée), politique ou national (citoyen israélien ou rapport à l’existence d’Israël) — registres qui ne coïncident pas nécessairement et peuvent même être en contradiction totale, on peut être juif athée, antireligieux, antisioniste, ultra-sioniste, assimilé, universaliste, particulariste, marxiste, conservateur, post-national, religieux radical, etc., et poser la question « Pourquoi nommer un juif » revient donc à essentialiser une identité floue comme si elle était homogène, stable et univoque, ce qui est exactement le geste intellectuel de base de toute pensée racialiste ou identitaire, alors qu’en réalité la seule question rationnelle serait « Pourquoi nommer cette personne précise, avec son parcours, ses idées, ses compétences, sa vision du monde, à la tête de l’IMA ? », tout le reste relevant d’un glissement sémantique idéologique où l’on substitue à une personne réelle une catégorie abstraite chargée symboliquement, ce qui permet ensuite de soupçonner, de justifier ou de problématiser, mais dans tous les cas on ne parle plus de réalité, on parle d’un totem identitaire, et ce type de question ne relève plus de l’administration culturelle mais d’une vision communautariste du monde où les individus ne sont plus des sujets singuliers mais des représentants de blocs symboliques, c’est-à-dire une régression conceptuelle qui remplace le politique, l’institutionnel et le rationnel par de l’ethno-symbolique flou, on n’est plus dans la compétence, on est dans la gestion imaginaire des identités.
Nommer encore un(e) Juif/ve à la tête de l’IMA risque d’être très préjudiciable aux Juifs me semble-t-il. Les Français ne comprendront pas et vont faire des suppositions qui ne leur seront pas favorables.
Même s’il s’agit de quelqu’un de très bien comme l’est certainement cette dame.
Un rappel : l’enfer est pavé de bonnes intentions.
très bonne question
pourquoi nommer un juif??
retournons la question
si le musée d histoire juive était
dirigé par un arabe
impensable !!!!
alors je pense qu en aucun cas il ne faudrait désigner un juif à la tête de ce musée
La bonne question étant : Pourquoi y a-t-il un institut du monde arabe ?
Ensuite, dire « nommer un juif » ne veut strictement rien dire en soi, parce que le mot « juif » est un mot polysémique qui mélange au moins quatre registres hétérogènes — religieux (pratiquant du judaïsme), culturel ou civilisationnel (héritier d’une tradition, d’un rapport au texte, à la mémoire), historique ou généalogique (appartenance familiale, lignée), politique ou national (citoyen israélien ou rapport à l’existence d’Israël) — registres qui ne coïncident pas nécessairement et peuvent même être en contradiction totale, on peut être juif athée, antireligieux, antisioniste, ultra-sioniste, assimilé, universaliste, particulariste, marxiste, conservateur, post-national, religieux radical, etc., et poser la question « Pourquoi nommer un juif » revient donc à essentialiser une identité floue comme si elle était homogène, stable et univoque, ce qui est exactement le geste intellectuel de base de toute pensée racialiste ou identitaire, alors qu’en réalité la seule question rationnelle serait « Pourquoi nommer cette personne précise, avec son parcours, ses idées, ses compétences, sa vision du monde, à la tête de l’IMA ? », tout le reste relevant d’un glissement sémantique idéologique où l’on substitue à une personne réelle une catégorie abstraite chargée symboliquement, ce qui permet ensuite de soupçonner, de justifier ou de problématiser, mais dans tous les cas on ne parle plus de réalité, on parle d’un totem identitaire, et ce type de question ne relève plus de l’administration culturelle mais d’une vision communautariste du monde où les individus ne sont plus des sujets singuliers mais des représentants de blocs symboliques, c’est-à-dire une régression conceptuelle qui remplace le politique, l’institutionnel et le rationnel par de l’ethno-symbolique flou, on n’est plus dans la compétence, on est dans la gestion imaginaire des identités.
A++
Grand merci pour la « leçon »: il vous a juste échappé que ce … « mot » était dans la rubrique « Besoin d’humour ». Enième degré.
HA HA HA !
Oui, Je m’en suis rendu compte juste après avoir posté la leçon.
En ce moment j’ai la leçon rapide… Ça part au quart de tour.
J’adore dézinguer (y compris moi-même bien entendu…), plus vite que mon ombre.
🙂
Mes copains me surnomment parfois « El Professor » ou « El Terminator »… De temps à autres « El neurótico ».. HA HA HA !
A++
🙂
https://nicolascarras.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/02/605807_poster.jpg
Bon, c’est dans le billet humour.
je ne crois pas un seul instant que Mme Azoulay soit proche ou alors c’est un 1er avril ?
Nommer encore un(e) Juif/ve à la tête de l’IMA risque d’être très préjudiciable aux Juifs me semble-t-il. Les Français ne comprendront pas et vont faire des suppositions qui ne leur seront pas favorables.
Même s’il s’agit de quelqu’un de très bien comme l’est certainement cette dame.
Un rappel : l’enfer est pavé de bonnes intentions.
très bonne question
pourquoi nommer un juif??
retournons la question
si le musée d histoire juive était
dirigé par un arabe
impensable !!!!
alors je pense qu en aucun cas il ne faudrait désigner un juif à la tête de ce musée