Tribune Juive

Quand Washington s’oppose à l’histoire : l’aveuglement occidental face à la souveraineté israélienne. Par Abraham Chicheportiche

Une nouvelle fois, un responsable américain l’a rappelé avec componction : Donald Trump s’oppose à l’application de la souveraineté israélienne sur la Judée et la Samarie. Comme si cette opposition, répétée mécaniquement depuis des décennies à Washington, avait valeur de vérité historique ou morale. Elle n’en a aucune. Elle n’est que le reflet d’un logiciel diplomatique usé, incapable de penser Israël autrement que comme une anomalie qu’il faudrait contenir.

Car enfin, de quoi parle-t-on ? De la Judée et de la Samarie — cœur historique, biblique, civilisationnel du peuple juif. Pas d’une colonie lointaine, pas d’un caprice idéologique récent, mais du berceau même de l’identité juive. Hébron, Shilo, Beit El ne sont pas des slogans : ce sont des lieux fondateurs, bien antérieurs à l’ONU, au Département d’État et aux cartes tracées dans des salons feutrés.

L’opposition américaine à la souveraineté israélienne repose sur une fiction : celle d’un “territoire occupé” en attente d’un État palestinien viable, pacifique et démocratique. Or cette fiction a été testée, répétée, subventionnée, et elle a échoué. Gaza en est la preuve éclatante : retrait total, déracinement des Juifs, et résultat ? Une enclave islamiste armée jusqu’aux dents, dédiée à la destruction d’Israël. C’est cela que certains voudraient reproduire à dix kilomètres de Tel-Aviv ?

le conflit israélo-arabe n’est pas territorial mais identitaire. Il ne porte pas sur des frontières, mais sur la légitimité même de la souveraineté juive. Refuser à Israël le droit d’appliquer sa loi sur la Judée-Samarie, c’est entretenir cette négation fondamentale, sous couvert de “processus de paix”.

l’hypocrisie occidentale : on exige d’Israël une retenue que l’on n’imposerait à aucun autre État confronté à une hostilité existentielle. On prêche la prudence à une démocratie encerclée, tout en excusant la radicalité de ses ennemis.

Israël n’a pas besoin de permissions morales délivrées par des bureaucrates étrangers. La souveraineté n’est pas une provocation : c’est un acte de clarté. Et la clarté, au Moyen-Orient, est souvent plus humaine que les illusions diplomatiques.

© Abraham Chicheportiche

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