
Depuis des années, le régime iranien maîtrise un art redoutable : celui de la dissimulation. Sous couvert de dialogue, de négociations et de promesses diplomatiques, Téhéran gagne du temps, détourne l’attention et poursuit, sans relâche, ses véritables objectifs.
On le constate encore une fois, lors des cette pseudo-négociation qui a eu lieu hier, dans la capitale du Sultanat d’Oman.
Beaucoup de sourires, une poignée de main, la volonté de vouloir continuer dans cette voie du dialogue mais concrètement aucune avancée n’a eu lieu.
Téhéran refuse de mettre fin à son programme nucléaire, refuse de se séparer de ses 400 kg d’uranium enrichi et ne veut en aucun cas avoir une discussion concernant ses missiles balistiques, qui sont devenus sa priorité.
Ce n’est pas anodin pour la République islamique d’avoir présenté, un jour avant le début de ses discussions avec les Etats-Unis, leur nouveau missile, Khor Mashar 4, qui pourrait atteindre l’État hébreu en 12 minutes avec une ogive de plus d’une tonne.
Cette stratégie du régime des mollahs a toujours existé. Des déclarations rassurantes, des engagements flous, des gestes symboliques.
Puis, dans l’ombre, l’enrichissement d’uranium se poursuit, les centrifugeuses tournent, et les inspections sont entravées.
L’Iran négocie pour respirer, pas pour renoncer. Ses dirigeants affirment vouloir la stabilité mais ils financent et arment des mouvements terroristes au Liban, en Syrie, à Gaza, en Irak et au Yémen. Le chaos devient un instrument d’influence.
L’Occident a trop souvent choisi d’y croire. Par lassitude, par naïveté ou par calcul politique. On préfère signer des accords fragiles plutôt que d’affronter une réalité dérangeante :
le régime iranien ne cherche pas la paix, mais la domination.
Aucune concession ne doit être faite. Si nous devions les accepter, cela reviendrait à dire que mentir paie!
Pendant ce temps, les peuples de la région en paient le prix. Insécurité permanente, conflits à répétition, instabilité économique. Et, au cœur de l’Iran, une population privée de libertés, sacrifiée sur l’autel des ambitions idéologiques.
Arrêtons d’être dupes. Chaque accord fragile repousse le problème sans jamais le résoudre. Chaque compromis rapproche un peu plus la région d’un affrontement majeur.
Il est temps d’ouvrir les yeux.
L’Iran ne veut pas d’un compromis. Il veut l’arme nucléaire et l’hégémonie régionale.
Face à cela, la naïveté est une faute. La complaisance est une complicité.
Il est temps de cesser de se laisser “enfumer”. La diplomatie ne peut être efficace que si elle repose sur la lucidité et la fermeté. Dialoguer, oui. Se bercer d’illusions, non.
Face à un régime qui prospère sur le mensonge, la complaisance n’est pas une politique. C’est une abdication.
© Stéphane Goldin
Stephan Zeev Goldin, Lieutenant-colonel (res.) et ancien commandant d’une unité d’élite de Tsahal, chronique sur i24News et Tribune juive entre autres
