Tribune Juive

Le Canada a détenu un humoriste juif comme s’il était un fugitif de Nuremberg. Par Fagnes Hugo

Le Canada a détenu un humoriste juif comme s’il était un fugitif de Nuremberg, suite à la production d’un dossier alléchant par une usine de propagande belge. Soudain, les institutions occidentales se sont inclinées comme des paysans du Moyen Âge devant un texte imprimé. Ce n’est pas du droit. C’est du théâtre. Et le public applaudit tandis que la scène brûle.

La Belgique, ce pays qui donnait jadis des leçons de morale au monde entier, exporte désormais des tribunaux activistes déguisés en « défenseurs des droits de l’homme ». La Fondation Hind Rajab, un groupe qui n’a jamais hésité à excuser un crime du Hamas, joue maintenant les procureurs internationaux, tandis que les gouvernements occidentaux acquiescent d’un air grave, tels des stagiaires en quête désespérée d’approbation.

Le Canada n’a pas posé de questions. Le Canada a paniqué.

La Belgique n’a pas défendu la vérité. La Belgique a financé la guerre narrative.

Les ONG n’ont pas enquêté sur les faits. Elles ont orchestré l’indignation.

Les avocats n’ont pas défendu la justice. Ils ont monétisé les accusations.

Et d’une manière ou d’une autre, la cible est toujours la même : les Juifs.

Pas les personnes qui ont filmé des massacres avec des GoPros et qui les ont célébrés.

Pas les régimes qui pendent les dissidents et lapident les femmes.

Pas les mouvements qui appellent ouvertement à l’anéantissement des Juifs.

Non. Le problème, c’est un humoriste juif qui a servi dans l’armée d’un État démocratique se défendant contre une attaque génocidaire.

Laissez cette idée vous trotter dans la tête un instant.

Un Juif raconte des blagues et se fait interroger.

Les partisans des terroristes scandent des slogans prônant la mort et obtiennent des subventions.

Des groupes militants déposent des PDF et acquièrent ainsi une légitimité.

Les gouvernements occidentaux tremblent comme s’ils avaient vu un fantôme.

Voilà ce qu’est devenu l’Occident : une civilisation qui interroge les Juifs pour avoir survécu et applaudit ceux qui veulent les faire disparaître. Un système où les preuves sont facultatives mais où l’idéologie est sacrée. Où le mot « génocide » est instrumentalisé contre les Juifs tandis que les mouvements génocidaires sont rebaptisés « voix des opprimés ».

Ils ont tenté d’humilier Guy Hochman.

Il est sorti et a quand même joué.

Dehors, des militants scandaient des slogans dans le froid, persuadés d’être les héros moraux de l’histoire. À l’intérieur, les Israéliens riaient. Non pas parce que c’était drôle, mais parce que le rire est le propre des peuples libres qui refusent de se laisser briser.

Ce rire les terrifiait.

Parce qu’elle a révélé la vérité :

Les Juifs ne mendient plus l’approbation d’autrui.

Les Juifs ne chuchotent plus.

Les Juifs ne diminuent plus.

Le Canada voulait paraître vertueux. Cela paraissait ridicule.

La Belgique voulait paraître vertueuse. Elle paraissait complice.

Les ONG militantes voulaient se donner une image héroïque. Elles ressemblaient à des chasseurs de primes idéologiques.

Et l’Occident a révélé son mal le plus profond : il ne fait plus la différence entre se défendre et commettre un crime. Il ne distingue plus les terroristes de ceux qui les combattent. Il ne reconnaît plus la vérité que si elle correspond à un récit à la mode.

© Fagnes Hugo

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