Je ne cesse d’entendre ou de lire qu’Israël aurait fait pression sur Donald Trump pour qu’il ne réalise pas sa promesse de venir en aide au peuple iranien qui se fait massacrer par le régime des ayatollahs depuis la fin du mois de décembre 2025.
Ceux qui relaient avec un aplomb éhonté cette fake news expliquent que les raisons de cette prétendue intervention israélienne vis-à-vis du Président américain auraient deux causes majeures : 1) Israël ne serait pas encore prêt militairement à redevenir la cible d’attaques de missiles iraniens. 2) Ni les États-Unis ni Israël ne seraient en mesure de renverser le régime de Téhéran par une action militaire.
Toutes ces divagations ne tiennent évidemment pas la route et je vais expliquer ici pourquoi.
La rumeur propagée par la propagande anti-israélienne – et reprise par les défaitistes ou les cancres du commentaire journalistique – qui consiste à dire que les défenses d’Israël ne seraient pas prêtes à encaisser un second round de guerre avec l’Iran est évidemment fallacieuse. Boaz Levy, le Directeur général de IAI (Israeli Aerospace Industries) – dont la firme a développé et produit le système Arrow d’interception de missiles balistiques à longue portée – a déclaré le 17 janvier 2O26 lors d’une conférence devant le Israeli-American Council concernant une nouvelle attaque balistique iranienne : « Nous sommes prêts, et nous sommes nés prêts.», rappelant par ailleurs que 90 % des missiles iraniens avaient été interceptés par Tsahal pendant la Guerre des douze jours.
J’ajoute qu’il est évident que l’attaque restera toujours la meilleure des défenses et que c’est grâce aussi aux destructions en amont des rampes et des dépôts de missiles iraniens par l’armée de l’air israélienne que l’État juif évita le pire lors de la Guerre avec Téhéran. Israël a donc démontré outrageusement qu’il savait faire !
Le 15 janvier 2026, le chef d’état-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, visitant une base de batteries de missiles anti-missiles Arrow, déclara après avoir assisté à des simulations : « Il est très important que chaque citoyen d’Israël sache que Tsahal est constamment préparé à défendre l’État. Nous adaptons notre niveau de préparation en fonction d’une évaluation responsable et réfléchie de la situation.»
Eyal Zamir alla aussi visiter le quartier général du Commandement du front intérieur en expliquant clairement que ce dernier était « prêt, entraîné et en état d’alerte ». (I24News)
Je cite une dernière intervention du chef d’état-major de Tsahal : « Nous sommes pleinement préparés sur le plan défensif à tous les scénarios. Les leçons tirées de l’opération » Éveil du lion » ont été mises en œuvre et, dans ce cadre, l’armée israélienne se prépare également à l’éventualité d’une guerre. » (I24News)
Je rappelle qu’au deuxième jour des émeutes du peuple iranien contre le régime, le Mossad publia en farsi sur un compte X qui lui est attribué : « Allez ensemble dans les rues. C’est le moment. Nous sommes avec vous, pas juste de loin et verbalement. Nous sommes avec vous aussi sur le terrain. »
Pensez-vous une seule seconde que le service secret israélien aurait engagé sa responsabilité – y compris vis-à-vis des citoyens israéliens qui auraient pu être la cible d’une attaque iranienne après une telle déclaration – si l’État hébreu n’était pas prêt à une escalade ?
Voici la vérité que les propagandistes et les esprits faibles ne disent pas : ce sont les pays arabes qui ont demandé à Trump de ne pas frapper le régime iranien, et non Israël.
C’est le Sénateur Lindsey Graham – qui est un proche de Donald Trump – qui, s’exprimant sur le sujet déclara: « Les pays arabes dans la région ont été plus que décevants […] Si les pays arabes acceptent le maintien de l’ayatollah au pouvoir, alors je serais dans l’obligation de revoir totalement mon appréciation concernant l’alliance avec le monde arabe.» Ajoutant : « Les pays arabes qui bloquent une action militaire américaine contre l’Iran ne sont pas de bons alliés » (interview au site : «This is Beyrouth»)
Le Qatar – le pire État terroriste du monde avec l’Iran – fit pression sur les États-Unis (ce qui n’est pas étonnant puisque Doha et Téhéran sont alliés) pour stopper la main de Donald Trump. De façon plus surprenante l’Arabie Saoudite aussi, qui fut pourtant en crise ouverte avec le régime iranien pendant des décennies, mais qui sous les auspices des Chinois conclut récemment une entente avec la République islamique, s’est aussi vivement opposée à une frappe américaine. Dans le média libanais L’Orient le jour, un article signé par Mounir Rabih explique comment dans la nuit du 14 au 15 janvier alors que Donald Trump avait pris la décision d’attaquer l’Iran, le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane fit pression sur Trump pour qu’il annule ses frappes. Ce qui prouve bien que les clowns ou les défaitistes (y compris présents dans les médias juifs et israéliens) qui prétendent qu’Israël ne voulait pas de cette frappe US par crainte d’une attaque de missiles contre son territoire ou par peur d’un échec d’une action militaire, devraient réfléchir avant de s’exprimer.
Nombre de spécialistes des services de renseignements expliquent clairement que la liquidation de l’ayatollah Khamenei et de hauts responsables des Pasdarans aurait comme conséquence très probable la chute de ce régime de terreur mis en place en 1979. Ce sont donc les pays arabes et non Israël qui ont entrepris des démarches diplomatiques pour stopper l’action militaire des États-Unis contre la République islamique d’Iran. Il faut dire que Trump et son club d’hommes d’affaires (Kushner, Witkoff) sont souvent prompts à répondre favorablement aux demandes des monarchies du Golfe avec lesquelles ils sont en affaires, quitte à laisser planer un danger existentiel sur les population israélienne et iranienne cibles du régime terroriste des ayatollahs…
