Tribune Juive

Iran Update #18. La Feuille de route d’Hamid Enayat

Bulletin d’information – 22ᵒ jour du soulèvement en Iran

Bilan humain et durcissement de la répression

Exécutions massives en pleine insurrection – Entre le 5 et le 15 janvier 2026, au moins 127 prisonniers, dont trois femmes, ont été exécutés par le régime. – Des témoignages provenant de plusieurs villes rapportent que les hôpitaux sont placés sous contrôlesécuritaire strict. Les forces du régime y recherchent activement les blessés et les martyrs du soulèvement pour tenter d’identifier et d’arrêter des membres de la résistance. Ce dispositif entraîne un coût élevé de surveillance permanente.

Nouvelles de terrain – Les 17 et 18 janvier, de jeunes insurgés ont affronté les forces de répression à Téhéran et dans plusieurs villes du pays. De nombreux quartiers de la capitale ont été le théâtre d’affrontements violents, accompagnés des slogans : – « Mort au dictateur »« Mort à Khamenei »

Khamenei reconnaît des milliers de morts: Lors d’un discours prononcé à l’occasion de Revélation, fête religieuse célébrée comme le jour où Mohammed fut choisi comme messager de Dieu, Ali Khamenei a explicitement reconnu « plusieurs milliers de morts ».

Malgré le ton religieux du discours, son contenu s’adressait clairement aux forces de répression, aux services de sécurité et à l’appareil fragilisé du régime.

En admettant ce chiffre, Khamenei confirme l’application de son ordre antérieur : « remettre les émeutiers à leur place ».  En outre Ce discours a été conçu comme un message psychologique de réassurance pour les forces du régime, appelées à ne pas douter ni reculer. Khamenei cite même un verset coranique révélé après une défaite des musulmans :

« Ne faiblissez pas, ne vous attristez pas, ne doutez pas : vous êtes supérieurs, car vous êtes croyants. »

Ce que disent les responsables du régime

Réactions internationales

Conclusion

Le discours de Ali Khamenei vise à remonter le moral des troupes après les massacres, et à freiner la désintégration interne du régime. Le soulèvement, bien que momentanément moins visible dans les rues, n’a pas été vaincu.

Le pays vit sous une forme de loi martiale non déclarée :

– Multiplication des postes de contrôle

– Interdiction de rassemblement de plus de trois personnes

– Restrictions de circulation.

Le 8 janvier, le régime est entré dans une phase de massacres systématiques. Cette vague répressive, plus violente encore que celle de novembre 2019 (où 1 500 personnes avaient été tuées), atteint aujourd’hui le niveau de crime contre l’humanité.

© Hamid Enayat

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