Tribune Juive

Ali Khamenei a fini par reconnaître l’ampleur du massacre. Par Simon Weinberg

Ali Khamenei a fini par reconnaître l’ampleur du massacre : près de 20 000 Iraniens tués.

Les chiffres officiellement évoqués 16 500 morts parlent d’eux-mêmes. 12 000 rien que pour la nuit du 8 au 9 janvier 2026.

À rythme égal, c’est treize fois le 7 octobre.

Et pourtant, le Guide suprême ose encore désigner l’Occident comme responsable, fuyant sa propre culpabilité.

Le régime parie sur l’indifférence mondiale, sur la saturation de l’horreur, sur la peur aussi. Internet est coupé, les villes verrouillées, les milices étrangères appelées en renfort. Le crime est méthodique, industrialisé, assumé.

Et malgré cela, le silence domine. Une question s’impose alors : pourquoi la gauche progressiste globale, incarnée à l’ONU par António Guterres, secrétaire général, et Volker Türk, en charge des droits de l’homme, si prompte à crier au « massacre » lorsque Israël se défend contre le même régime idéologique, choisit-elle ici l’abstention et le silence ?

Pourquoi cette indignation sélective, lorsque les victimes sont iraniennes et que les bourreaux sont un régime islamique ? Pourquoi cette cécité volontaire, alors que les faits sont documentés, les corps comptés et les témoignages accablants ? Le contraste est saisissant : d’un côté, une mobilisation instantanée, tribunicienne, portée jusque dans les enceintes de l’United Nations ; de l’autre, un carnage toléré, relativisé, nié. Deux poids, deux mesures. La morale devient instrumentale, l’humanisme conditionnel.

Ce drame iranien n’est pas une parenthèse. C’est un génocide structurel qui dure depuis 47 ans, commis au nom de l’islamisme, contre un peuple désarmé. Le taire, l’excuser ou le minimiser, c’est en devenir complice. L’histoire, elle, n’oubliera pas.

Reste à savoir si les peuples du monde libre sauront tirer la leçon de cette faillite morale, alors qu’une alliance islamo-marxiste cherche déjà à infiltrer, neutraliser puis s’emparer des institutions démocratiques pour imposer le même aveuglement idéologique à l’Occident.

© Simon Weinberg

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