J’aurais toujours du mal à comprendre pourquoi les autorités israéliennes n’ont jamais, depuis des décennies, démystifié la propagande de ce peuple inventé de toute pièce au XXème siècle, et que l’on nomme les « Palestiniens ». Le terme « Palestine » a toujours – jusqu’à la refondation de l’État juif en 1948 – désigné le territoire juif ancestral où se trouvait le Royaume d’Israël unifié par le Roi David à peu près mille ans avant l’ère chrétienne. Rappelons que le terme « Palestine » n’a aucun lien tant d’un point de vue historique qu’étymologique avec le monde arabe ou avec l’islam. Le Coran, et pour cause, ne fait aucunement mention de la « Palestine », ce qui devrait tout de même faire réfléchir les musulmans du monde entier. La Terre d’Israël (Eretz Israël) est dans la Torah un élément central de l’identité et de l’unité du Peuple juif. Elle est le lieu de résidence que Dieu a donné aux descendants d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, c’est-à-dire aux Juifs.
Le mot « Palestinien » a toujours désigné les Juifs jusqu’au moment où ils furent rebaptisés Israéliens en 1948. Le philosophe allemand Emmanuel Kant écrivait en parlant des Juifs allemands : « Les originaires de la Palestine qui vivent parmi nous. » (Anthropologie du point de vue pragmatique ; 1798).
La deuxième moitié du XXème siècle vit une migration (comme aurait pu le dire Jean-Pierre Faye) du terme « Palestiniens » – qui désignait donc originairement les Juifs depuis des siècles -, vers une nouvelle définition du mot qui devint comme par magie l’équivalent d’« Arabes » (selon l’aveu même de l’article premier de la Charte de l’OLP de 1968). Ce terme évolua au sein des propagandistes antisionistes pour présenter les « Palestiniens » contemporains comme les prétendus descendants des Philistins (« ces émigrés de l’île de Caphtor », Jérémie, 47 : 4), ce peuple dont parle la Bible hébraïque et dont les origines étaient occidentales (Crète ou Chypre), et donc absolument ni arabes ni à fortiori musulmanes. Récemment, le terme « Palestinien» est devenu le symbole de « l’opprimé » paradigmatique au sein de la lutte « intersectionnelle » du wokisme haineux et décérébré.
Rappelons-ici les mots de l’ancien « ministre de l’intérieur du Hamas » Fathi Ahmmad, qui déclarait en 2012 à la télévision égyptienne Al-Hekma TV : « Frères, nous sommes 1,8 million à Gaza […] Nous avons tous des racines arabes, d’Arabie Saoudite, du Yémen et de partout ailleurs. Nous avons des liens de sang (avec les Égyptiens). Personnellement, la moitié de ma famille est égyptienne. Plus de trente familles de Gaza s’appellent Al-Masri (Égyptien en arabe). La moitié des Palestiniens est égyptienne et l’autre saoudienne. Qui sont les Palestiniens ? Nous venons d’Égypte ! Nous sommes égyptiens, nous sommes arabes (…)! » (traduction : MEMRI TV)
Nombre d’Arabes ne sont pas dupes de leur propre propagande ! Comment le seraient-ils ?
Il est donc très intéressant de démasquer l’entourloupe dans la charte officielle même de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine), charte qui est l’acte fondateur du mythe de l’existence d’un prétendu « peuple palestinien » et de ses revendications territoriales.
C’est donc en lisant l’un des travaux du Professeur El. B. Cohen de l‘Informing Science Institute que nous comprenons comment les auteurs et propagandistes de la charte de l’OLP se sont trahis en se sentant obligés de corriger en 1968 leur charte écrite en 1964.
La question est donc de savoir pourquoi en l’espace de seulement quatre ans cette charte fondatrice qui avait pour but de planter les jalons d’une « cause palestinienne » et de ses revendications territoriales dut être changée. Eh bien, c’est en lisant l’article 24 de la première Convention que nous pouvons le comprendre. On y trouve écrit ce qui suit : « Article 24 – Cette organisation (l’OLP) n’exerce aucune souveraineté régionale sur la rive occidentale du royaume hachémite de Jordanie, sur la bande de Gaza ou sur la région de Himmah […] »
En clair, l’OLP insistait bien en 1964 sur le fait que les « Palestiniens » ne revendiquaient aucunement Gaza et la Judée-Samarie (« Cisjordanie ») ! En effet, comme ces deux régions étaient sous le contrôle de l’Égypte pour Gaza et de la Jordanie pour la Judée-Samarie, il n’était pas question de réclamer des territoires considérés comme « propriétés » de deux pays arabes.
Nous comprenons tous que la Guerre des six jours changea totalement la donne ! En se défendant une fois de plus contre une destruction programmée par les pays arabes, Israël transforma la réalité sur le terrain par sa victoire éclatante contre au moins quatre pays ennemis (Égypte, Syrie, Jordanie, Irak). Le nouveau contrôle de Gaza et de la Judée-Samarie par Israël bouleversa les plans et les revendications de l’OLP mis en place par la propagande soviétique et arabe. Les territoires explicitement exclus des demandes de l’OLP en 1964 (Gaza et la Judée-Samarie ou « Cisjordanie ») étaient entrés dans le giron d’Israël et devenaient soudainement des « territoires palestiniens », alors qu’ils n’étaient pas revendiqués comme tels par l’OLP jusqu’à la fin de la Guerre des six jours. Il fallut donc en toute hâte créer une nouvelle charte, et c’est donc en 1968, après la victoire d’Israël de 1967 (Guerre des six jours), que Gaza et la Judée-Samarie devinrent comme par miracle des « territoires palestiniens ».
La révision de leur propre charte prouve de manière irréfragable que les revendications de ceux qui se font appeler les « Palestiniens » (et qui sont en fait d’origines égyptienne, saoudienne, etc.) relèvent tout bonnement d’une fraude historique et morale gigantesque. Cette escroquerie cousue de fil blanc aurait été risible si elle n’avait pas été la base idéologique de milliers d’actions terroristes contre Israël et les Juifs, et d’une campagne mondiale de propagande antisémite qui dure depuis des décennies.
Une question se pose toutefois, comme je l’ai écrit supra : pourquoi l’évidence de cette manipulation n’a-t-elle jamais été dénoncée par les autorités israéliennes de droite comme de gauche ? Pire, cette fraude a été introjectée par la psyché d’une très grande partie du peuple juif. Comme l’écrivait la philosophe et psychanalyste Éliane Amado Lévy-Valensi : « L’objectivité pour un Juif est de s’attribuer la subjectivité de son ennemi .»
Il est plus que temps que les autorités israéliennes dénoncent officiellement cette propagande ennemie en rappelant que ceux qui se font appeler les « Palestiniens » n’ont aucun droit sur la Terre ancestrale d’Israël (Gaza et Judée-Samarie inclus) qui appartient au peuple juif depuis l’époque biblique. Il faut aussi que l’État d’Israël cesse d’user du terme « Palestinien », alors que celui de colon arabe est nettement plus idoine !
© Frédéric Sroussi
