Tribune Juive

Iran Update #17. La Feuille de route d’Hamid Enayat

Bilan humain et durcissement de la répression
20ᵉ et 21ᵉ jour du soulèvement : affrontements et combats de rue
Les mercredi 14 et jeudi 15 janvier 2026, de nombreuses villes iraniennes ont été le théâtre de violents affrontements entre les jeunes insurgés, la population révoltée et les forces de répression du régime.

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Le soulèvement populaire se poursuit dans plusieurs régions

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Informations du QG social des Moudjahidine à l’intérieur de l’Iran

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Ce que disent les responsables du régime

« Les récentes émeutes se caractérisent par une violence inédite. La majorité des victimes ont été tuées à l’arme blanche, par asphyxie ou par des coups portés à la tête à bout portant. Plus de 150 magasins de produits de première nécessité ont été détruits sans être pillés. Des bases militaires, préfectures et centres de radio-télévision ont été incendiés pour s’emparer des armes qu’ils contenaient. »
(Source : Telegram – Agence officielle IRIB, 15 janvier 2026)

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Réactions internationales

« Quand la dictature iranienne dit qu’elle n’exécutera plus personne, elle ment ouvertement. »

« Le peuple iranien réclame clairement une république démocratique, non nucléaire, fondée sur la séparation de la religion et de l’État, le pluralisme et la dignité humaine. Il rejette toute forme de dictature, monarchique ou religieuse. »

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Conclusion – Point de situation

Ces événements indiquent que le soulèvement iranien est entré dans une nouvelle phase d’intensification : une escalade sur le terrain, notamment à Téhéran et dans les grandes villes, se conjugue à la chute de la peur dans des bastions longtemps réprimés comme Zahedan.

Dans un discours prononcé samedi 17 janvier, Khamenei a reconnu des milliers de morts, tout en en attribuant la responsabilité à Donald Trump.

À l’international, les pressions montent : Congrès américain, Europe, Nations unies, ONG. Les démarches pour inscrire les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste gagnent en ampleur.

Malgré la propagande du régime visant à faire croire à un arrêt des exécutions, la réalité de terrain montre que la crise est structurelle, que la peine de mort est systémique, et que la société iranienne s’avance vers une rupture historique et une équation de changement.

© Hamid Enayat

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