Tribune Juive

Claude Lanzmann, le chantage des écolos, et ce silence odieux et dès lors complice … des « autres ». Par Daniel Sarfati

Comme n’importe quel parisien, je pourrais en cette fin du règne Hidalgo, évoquer son bilan calamiteux en termes de circulation et stationnement automobiles, propreté et surmulots, boboïsation des quartiers populaires, gestion des logements sociaux…

Ça marche à tous les coups avec les chauffeurs de taxis, qui dès que vous leur parlez de la Maire de Paris, perdent leur sang-froid et sont à deux doigts de renverser le premier cycliste qui tente de les doubler. 

Non, je ne tomberais pas dans cette démagogie facile. 

Pour le centenaire de la naissance de Claude Lanzmann, le réalisateur du film « Shoah », il était question d’honorer sa mémoire et son œuvre en donnant son nom à une allée centrale du Square des Martyrs-Juifs-du-Vélodrome-d’Hiver. 

C’était sans compter sur les élus écolos menés par la militante LGBT Alice Coffin, qui ont obtenu le retrait de la délibération qui devait permettre cet hommage.

Motif invoqué : des accusations de violences sexistes prêtées à Claude Lanzmann. 

Aucune plainte n’a jamais été déposée contre lui, a fortiori aucun jugement n’a été jamais rendu. 

Tout le monde connaît la rigueur des écolos dans ce domaine. 

L’ex- secrétaire d’EELV Julien Bayou, visé par sa collègue Sandrine Rousseau, en avait fait les frais. Elle avait relayé une accusation de « harcèlement moral et abus de faiblesse » à l’encontre de Bayou, qui avait été obligé de démissionner de son poste. 

La justice avait classé sans suites ces accusations pour absence d’infraction en février 2025. . 

Pas d’excuses de Sandrine Rousseau, le mal était fait. 

Pour Lanzmann, pour le moment, la majorité actuelle se tait. La coalition de gauche préfère se soumettre au chantage des écolos, à l’approche des municipales. 

Ce que je leur reproche le plus, c’est finalement leur bienveillance pour les rats. 

Je veux dire pour les surmulots.

© Daniel Sarfati

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