➖️ À mes ami·e·s de gauche qui ne cessent de chercher des poux dans la tête du progressiste laïc Reza Pahlavi alors que la boucherie se poursuit en Iran…
Avez-vous oublié le sort des militants du parti Tudeh, qui tenaient le même discours que le vôtre avec une partie de la gauche intellectuelle française en 1978❓
Les purges* de 1982 en Iran mirent un terme définitif à une collaboration inédite entre des fanatiques religieux et des communistes, sur fond déjà « d’antisionisme » et de haine de l’Amérique.
Pourtant, il faut se souvenir que les marxistes iraniens, aveuglés par leur volonté de faire tomber le Shah coûte que coûte, allièrent leur marxisme à un fascisme religieux qui déboucha sur une théocratie meurtrière, toujours sanglante.
Michel Foucault, Maurice Clavel, Simone de Beauvoir et Sartre furent de précieux et actifs soutiens des ayatollahs.
Simone de Beauvoir prétendit plus tard avoir présidé une délégation de féministes opposées au port du voile. Cette délégation exista, mais son action fut bien… modérée.
En revanche, dès le mois d’octobre 1979, Oriana Fallaci, envoyée spéciale du « New York Times », brisa la fascination de Saint-Germain-des-Prés pour les ayatollahs.
Cette reporter de guerre affronta, le temps d’une interview, les yeux dans les yeux, Khomeiny… celui que Michel Foucault nommait « le Saint Homme ».
Elle alla même jusqu’à retirer son foulard imposé face au Guide de la Révolution islamique, entouré de barbus agressifs…
Cette rencontre avec le tyran iranien changea sa vie : elle se consacra désormais à la lutte contre l’islamisme.
Une partie de la gauche italienne la cibla alors, la traitant d’islamophobe, oubliant qu’elle avait été résistante aux fascistes de Mussolini et opposante à la dictature des colonels en Grèce.
La théocratie iranienne, adepte des féminicides et de la torture, massacre à nouveau son peuple. Mais sur les plateaux du service public audiovisuel français, des experts de l’« expertise » examinent avec componction le curriculum vitae du philosémite Reza Pahlavi, en y cherchant une aspérité programmatique.
Nul ne précise que, durant la première année d’exercice de Khomeiny, sa répression fit plus de 5 000 victimes, c’est-à-dire plus que la répression de la dynastie des Pahlavi (1925–1979).
Le campisme le plus crasse rend aveugle face à des mollahs pratiquant la peine de mort par pendaison, persécutant les féministes, les homosexuels et les opposants de tous poils tout en conjuguant antisémitisme et négationnisme.
Le concept de Sud global est utilisé par Téhéran pour susciter des solidarités internationales.
Ainsi, lors d’une réunion du BRICS, un haut responsable iranien a appelé à créer une alliance anti‑sanctions autour de la Russie et de l’Iran pour faire face aux pressions économiques occidentales.
Le « sioniste » est toujours ciblé dans une formulation complotiste antisémite habituelle par les médias iraniens et relayé aujourd’hui par la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez.
La haine du Juif est une vieille ficelle obsidionale, en forme de carburant électoral, utilisée par Khamenei et ses proxies.
Les chercheurs notèrent que l’Iran déroula le tapis rouge à Dieudonné et Faurisson en février 2012, lors du 30ᵉ festival international du film de Téhéran, sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad.
Il déclara: « Le régime sioniste doit disparaître ».
* Plus de 5 000 militants communistes exécutés, provoquant la fuite des survivants. #iranrevolution
