La culture n’est pas un slogan. C’est un héritage
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) dénonce avec gravité une campagne officielle du ministère de la Culture affirmant :
« La culture, c’est toi. C’est moi. »
Cette phrase n’est pas seulement vide.
Elle est dangereuse.
❖ Une négation de la culture
La culture n’est pas une auto-proclamation.
Elle n’est ni une émotion, ni une identité, ni un ressenti individuel.
La culture est transmission, œuvres, langue, savoirs, exigence, héritage historique.
La réduire à l’individu, c’est abolir la transmission, effacer le bien commun, abaisser la culture au rang de slogan publicitaire.
❖ Une politique de renoncement
Cette campagne s’inscrit dans une cohérence idéologique assumée :
la volonté du président Emmanuel Macron de créer un Haut comité à la diversité, incarné notamment par Najat Vallaud-Belkacem,t Lilian Thuram………….
Ce n’est plus une politique culturelle.
C’est une administration des identités.
Ce n’est plus l’universalisme républicain.
C’est son abandon.
❖ Une faute politique majeure
En dissolvant la culture dans l’individu, l’État renonce à ce qui fait Nation.
Il ne combat pas la fragmentation : il la fabrique.
Il ne lutte pas contre le racisme : il le structure.
Il ne protège pas la République : il la désarme.
La culture est l’un des derniers remparts contre les radicalismes, contre l’antisémitisme, contre les idéologies de séparation.
L’affaiblir n’est pas une erreur.
C’est une faute politique.
Le BNVCA appelle l’État à cesser immédiatement :
- la dilution de la culture dans le relativisme,
- la confusion entre culture et identité,
- la renonciation à la transmission républicaine.
La culture n’est pas “toi”.
La culture n’est pas “moi”.
La culture est ce qui nous précède, nous oblige et nous unit.
© BNVCA

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