Le 5 janvier dernier, alors que les contestations en Iran avaient commencé depuis huit jours, le Premier ministre israélien déclara : « Il est fort possible que nous soyons présents lorsque le peuple iranien prendra son destin en main. »
Ces propos ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd puisqu’à juste titre, le peuple iranien y vit la volonté d’Israël de l’aider (je laisse de côté exprès l’option américaine ou américano-israélienne).
Il est essentiel aujourd’hui, alors que les manifestations se sont étendues à presque tout le pays et que des centaines, peut-être même des milliers de morts et de blessés sont malheureusement à déplorer dans les rangs du peuple iranien, d’enfoncer le dernier clou dans le cercueil du régime terroriste, meurtrier et fanatique des ayatollahs et des Pasdarans qui, depuis 1979 ne cessent de semer la mort et la destruction partout dans le monde.
Rappelons quelques-unes des attaques terroristes perpétrées par le régime iranien et ses affidés : attentats-suicides à Beyrouth en 1983 contre les Marines (241 morts) et les parachutistes français (58 morts). Attentats en France dans les années 1980 avec « de 1984 à 1986 une série de quatorze attentats à la bombe à Paris attribuée à des réseaux pro-iraniens liés au Hezbollah, (et) orchestrés par Fouad Ali-Saleh, causant la mort de 13 personnes et faisant plus de 300 blessés (inL’Infiltration en France de la République islamique d’Iran – Mission d’enquête indépendante présidée par M. Gilles Platret pour le think tank France 2050). Attentats du Hezbollah perpétrés en 1992 en Argentine contre l’ambassade d’Israël dont le bilan se solda par la mort de 29 personnes (avec 200 blessés) et en 1994 contre L’Association mutuelle israélite argentine (Asociación mutual israelita argentina, Amia) dont le bilan fut de 85 morts (et 230 blessés) dont de nombreux enfants.
La République islamique d’Iran frappa aussi en Bulgarie en 2012 à l’aéroport de Bourgas où un kamikaze du Hezbollah se fit exploser dans un autobus transportant des touristes israéliens (5 morts et 32 blessés).
La République islamique est derrière (ou complice) de presque tous les attentats du Hamas et du Djihad islamique depuis des décennies, et évidemment derrière le massacre génocidaire du 7 octobre (avec le Qatar).
Cet État à l’idéologie méphitique n’a cessé de déstabiliser des pays comme le Liban, l’Irak, le Yémen, etc.
La « Guerre des 12 jours » (qui s’est déroulée du 13 au 24 juin 2025) entre Israël et l’Iran vit pour la première fois un (tout petit) pays du camp occidental oser affronter le monstre iranien avec une réussite et un courage exceptionnels – alors que même la toute puissante Amérique n’avait cessé de se dégonfler depuis leur seule tentative d’action militaire contre le territoire iranien en 1980, et qui se solda par le fiasco total du raid des Delta Forces lors de l’Opération Eagle Claw (il faudra donc attendre le 22 juin 2025, après que toutes les défenses sol-air iraniennes furent détruites par Israël pour voir l’Amérique voler au secours de la victoire en bombardant, après qu’Israël l’eût déjà fait, les sites nucléaire iraniens). Cette guerre gagnée par Israël ne put aboutir à la chute du régime puisque « le Guide suprême » fut sauvé – et son régime avec – par le Président des États-Unis qui fit pression sur Israël pour que l’État hébreu cesse son offensive.
Aujourd’hui Israël doit donc à l’aune des courageuses manifestations du peuple iranien agir pour en finir une fois pour toute avec ce régime satanique.
Comment ? Des agents israéliens ou œuvrant pour le Mossad devraient d’abord enregistrer et faire circuler les images de la révolte iranienne puisque les autorités de la dictature de Téhéran ont coupé internet et les systèmes de communication avec l’extérieur. Il faut donc montrer au monde entier le nombre et la détermination des manifestants, mais aussi couvrir les crimes commis par le pouvoir contre le peuple iranien.
Il faut armer des opposants au régime, comme l’expliqua dans Tribune Juive l’ancien membre du service Action de la DGSE, Pierre Martinet, et faire entrer des agents dans le pays qui sont déjà aguerris au combat et qui pourront défendre les manifestants et effrayer les forces de répression. Il faudra que les insurgés frappent des lieux du pouvoir politico-religieux, des bases des Gardiens de la Révolution (Pasdarans) et des bassidjis, des centres de communication (prises de contrôle), etc.
Tout cela se passerait alors sous couverture sans que la « signature » israélienne puisse être prouvée. Le but serait pour Israël d’utiliser des « proxies » (Azéris, Kurdes) afin de transformer « ces manifestations en vraie révolution armée » comme l’avait encore dit Pierre Martinet. Évidemment, l’élimination des têtes du pouvoir serait un atout essentiel pour faire chuter encore plus vite le régime des mollahs.
Israël ne doit pas rater le train de l’histoire qui pourrait ne pas repasser si le régime iranien arrivait à force de répression à reprendre en main les rênes du pouvoir.
Sans la République islamique d’Iran, Israël sera débarrassé de son pire ennemi et il pourra enfin voir l’avenir avec plus de sérénité (sans jamais baisser la garde !). Il n’y aura plus de Hamas, plus de Hezbollah, plus de Houthis, plus de FPLP, et surtout la menace d’une Shoah nucléaire venue d’Iran cessera d’exister avec un pays devenu démocratique.
Le Premier ministre israélien a le devoir impérieux, afin d’assurer la pérennité du peuple juif sur sa terre ancestrale, de terminer – avec l’aide de Dieu – la mission qui le conduisit à frapper la République islamique d’Iran en juin 2025. Il y a péril en la demeure !
© Frédéric Sroussi
