Tribune Juive

        Lyon honore mais ne s’honore pas. Par BNVCA


     

La ville de Lyon a accordé des distinctions honorifiques à des personnalités faisant l’objet d’accusations publiques sérieuses, sans exiger la moindre clarification préalable.

Qu’aucune condamnation judiciaire n’ait été prononcée ne fait aucun doute et nul ne le conteste.

Mais l’absence de décision de justice n’efface ni les alertes publiques, ni la responsabilité politique qui incombe à une collectivité lorsqu’elle choisit d’honorer.

Une mairie n’est pas un tribunal.

Elle n’a pas à juger.

Mais elle a le devoir de ne pas honorer à l’aveugle.

À Lyon, cette dérive n’est pas ponctuelle. Elle s’inscrit dans une logique municipale répétée, illustrée par deux cas emblématiques.

Salah Hamouri a fait l’objet d’une distinction honorifique maintenue malgré des liens documentés avec le FPLP, organisation classée terroriste par l’Union européenne, et malgré de multiples alertes publiques.

Hussam Abu Safiya a, pour sa part, été honoré alors que pèsent sur lui des accusations publiques de complaisance avec le Hamas, sans qu’aucune clarification préalable ne soit exigée, la municipalité se retranchant derrière une justification exclusivement humanitaire.

Dans ces deux cas, le schéma est identique :

des signaux d’alerte existent, ils sont ignorés ou minimisés, et un geste municipal est transformé en acte politique à portée internationale.

Il ne s’agit pas d’erreurs isolées, mais d’une ligne idéologique assumée, dans laquelle la cause proclamée neutralise toute prudence républicaine.

Le mécanisme est désormais connu :

on sanctuarise une figure au nom de l’humanitaire,

on décrète l’urgence morale,

et toute question devient indécente.

Interroger, c’est suspecter.

Douter, c’est déjà accuser.

Ce n’est pas l’humanisme qui est en cause.

C’est son instrumentalisation comme bouclier idéologique.

Lorsqu’un principe devient intouchable, il cesse d’être moral : il devient politique .Lyon ne juge pas.

Mais Lyon honore.

Et honorer sans examiner, dans un contexte de terrorisme islamiste avéré, ce n’est ni de la neutralité ni de la prudence.

C’est une faute politique.

© BNVCA

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