Tribune Juive

Le fanatisme palestinien et l’amour de la mort contre la vie. Par Nicolas Carras

— 15 décembre 2025 — Dans une déclaration marquant le 38e anniversaire de sa fondation, le Hamas a qualifié les attaques du 7 octobre de « jalon majeur dans notre marche vers liberté et indépendance », affirmant que la lutte contre Israël et la « défense de la terre et des lieux saints » resteraient au cœur de ses objectifs et qu’il poursuivrait ces objectifs « indépendamment des sacrifices » nécessaires.
« L’attaque du 7 octobre restera une étape solide marquant un véritable commencement pour repousser l’occupation et mettre fin à sa présence sur notre terre. »*

The Jerusalem Post

À Gaza, ces tout derniers jours, la situation reste extrêmement grave et instable : malgré un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis l’automne 2025, les violences se poursuivent presque quotidiennement, notamment le long de la « Yellow Line », une ligne de séparation militarisée où tirs, frappes et opérations ponctuelles continuent de provoquer des morts civiles et des destructions, portant à plusieurs centaines le nombre de victimes depuis le début du cessez-le-feu — 241 Arabes auraient été tués et 609 blessés — selon le Gaza Health Ministry, totalement corrompu, directement contrôlé par le Hamas, fonctionnant dans un écosystème de propagande de guerre. Ses chiffres ne distinguent pas civils et combattants, ni morts au combat, tirs accidentels, exécutions internes ou victimes collatérales

Dans le même temps, l’accès humanitaire s’est encore durci : Israël a imposé de nouvelles restrictions administratives aux ONG internationales, entraînant la suspension ou la limitation des activités de dizaines d’organisations, y compris dans les domaines vitaux comme les soins médicaux, la nutrition et l’aide d’urgence.

Sur le terrain, la population vit dans des conditions extrêmes : déplacements forcés répétés, abris précaires, maladies, malnutrition, traumatismes psychologiques massifs, avec une vulnérabilité particulière des enfants et des personnes âgées.

Sur le plan politique, la question des otages reste centrale : le Hamas affirme avoir repris les recherches concernant la dépouille du dernier otage israélien, élément sensible des négociations et du rapport de force.

Il faut aussi dire clairement qu’il n’y avait strictement rien d’autre à attendre que ce qui se produit aujourd’hui : tous les groupes armés et organisations hostiles à Israël à Gaza, quelles que soient leurs étiquettes ou leurs discours conjoncturels, poursuivent depuis des décennies le même objectif inchangé, à savoir la « libération de la Palestine » entendue non comme coexistence mais comme disparition d’Israël.

Aucun plan de paix, aucune concession territoriale, aucun cessez-le-feu, aucune aide humanitaire massive n’a jamais modifié cette ligne idéologique et stratégique, parce que le cœur du conflit, pour ces acteurs, n’est pas l’amélioration des conditions de vie des Gazaouis mais la poursuite d’une guerre politique, symbolique et militaire contre l’existence même d’Israël.

L’histoire récente est parfaitement cohérente sur ce point : à chaque retrait, à chaque pause, à chaque tentative de compromis, la logique reste identique — se réarmer, se réorganiser, instrumentaliser la population civile et reprendre la confrontation.

Dans ces conditions, s’étonner de la répétition des violences relève soit de l’aveuglement, soit du refus de regarder la continuité idéologique du conflit ; rien n’indique, ni sur le terrain ni dans les discours, que cette orientation fondamentale ait jamais été abandonnée, et il n’existe donc aucune raison rationnelle de penser qu’elle cesserait spontanément aujourd’hui.

On peut enfin rappeler un fait simple, constamment éludé : depuis le début de cette guerre, si le Hamas et les autres factions armées de Gaza avaient déposé les armes, cessé les tirs, libéré les otages et renoncé explicitement à la lutte armée, la guerre se serait arrêtée.

Israël n’a aucun intérêt stratégique à une guerre permanente à Gaza en dehors de la neutralisation de ces groupes ; le conflit se prolonge uniquement parce que ceux- ci choisissent de continuer le combat, de maintenir une capacité militaire et de s’abriter derrière la population civile.

La poursuite de la guerre n’est donc pas une fatalité abstraite ni un mécanisme autonome, mais le résultat de décisions politiques et militaires délibérées prises par des organisations qui préfèrent la logique du martyre, de la destruction et de la confrontation symbolique à toute perspective réelle de paix, de reconstruction ou de responsabilité envers leur propre peuple.

Voilà ou mène le fanatisme islamique et antijuif.

*The Jerusalem Post / Hamas marks 38 years since its founding, cites October 7 massacre as milestone

© Nicolas Carras

Nicolas Carras est Créateur (vidéo – son- photo), artiste, poète

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