Tribune Juive

Iran. Parler de « vie chère » n’est pas une erreur d’analyse: c’est une lâcheté éditoriale. Par Sarah Cattan

Depuis plusieurs semaines, une partie des médias occidentaux s’obstine à présenter les soulèvements iraniens comme une simple crise sociale. Ils parlent de « vie chère », d’inflation, de tensions économiques, évitant soigneusement l’essentiel.

À Tribune juive, nous suivons l’Iran depuis toujours. Et nous savons une chose : le peuple iranien ne se soulève pas contre des prix. Il se soulève contre un régime.

Depuis 1979, la République islamique n’est ni un État défaillant ni une démocratie imparfaite: c’est une théocratie totalitaire fondée sur la répression, la peur, la négation des libertés, l’asservissement des femmes et l’élimination méthodique de toute opposition.

Réduire cette révolte à une revendication économique, c’est reprendre le langage du pouvoir islamiste.
C’est masquer la nature idéologique de l’oppression sous un vocabulaire technocratique commode.

Ecoutez-les, les slogans scandés dans les rues iraniennes: ils ne demandent pas des aides. Ils exigent la fin de la République islamique.

Votre déni médiatique est le produit de décennies d’aveuglement occidental face à l’islamisme politique. À Tribune juive, nous savons ce que produit l’islamisme quand on refuse de le nommer. L’histoire nous l’a appris.

Quand un peuple magnifique risque sa vie contre le régime islamiste en place, parler de « vie chère » n’est pas une erreur d’analyse: c’est une lâcheté éditoriale.

© Sarah Cattan

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