Des journalistes fatalistes, mordants, arrogants se sont succédé hier sur toutes les chaînes pour nous brosser la situation des fronts ouverts par l’année 2026.
Les manifestations en Iran ? Bof !! Un pétard mouillé, qui finira par s’éteindre. Les foules en colère rentreront dans leur tanière, c’est une question de jours. Le régime restera en place. Il distribuera quelques miettes de pain aux insurgés et proposera une ou deux petites réformes. « J’ai discuté avec mes correspondants iraniens », clame un journaliste en se moquant de Mona Jafarian, la présidente de Femmes Azidis. Vous connaissez le nom de ce collabo qui craint de se voir refuser son prochain visa pour Téhéran, donc je n’ai pas besoin de vous le rappeler. Car les Mollahs écoutent. Et ils seront impitoyables. A moins que, comme le prétend l’excellente série « La Fièvre », des gens sont envoyés sur les plateaux de télévision pour instiller le doute dans nos esprits, nous faire croire que ce que l’on voit, ce que l’on entend, quand les peuples se soulèvent, n’est que poudre aux yeux, mirages illusion et trompe-l’oeil.
Mais ce n’est pas tout.
Madoro ? Trump est un bandit, un conquérant, un monstre avide de siphonner l’or noir pour offrir ce butin aux américains. Et de clamer et répéter qu’un dictateur, un voleur d’élection est, qu’on le veuille ou non, protégé par son immunité, que Trump a bafoué le droit international. Maduro grand trafiquant de cocaïne ? Et alors ? 8 millions de Vénézuéliens forcés à l’exil ? Ils sont mieux ailleurs après tout. Le peuple appauvri, affamé, arrêté sans vergogne ? Et oui, c’est regrettable, mais chacun sa merde. Le droit international avant tout. Car le danger en allant kidnapper un dictateur, est immense : Poutine pourrait faire enlever Zelensky, la Chine pourrait s’emparer de Taïwan, le Groenland va être conquis, le Danemark va devenir un pays fantôme. Grisé par sa victoire, euphorique Trump ne s’arrêtera plus. Il lâchera les Européens, se partagera le monde avec Poutine comme à Yalta.
Et partout, sur tout les plateaux, on répète à l’envie que la main du Mossad a brassé ces révoltes. Israël, grand méchant loup, est responsable. C’est dingue. Abnousse Shalmani a beau raconter les liens secrets, puissants, tortueux, dégueulasses, qui unissent l’Iran, le Hezbollah et le Venézuela, elle n’est pas entendue.
© Chochana Boukhobza

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