Zaka à Crans-Montana

anche soir, l’organisation Zaka a formellement annoncé l’identification de Charlotte Niddam, une jeune fille de quinze ans, morte dans l’incendie meurtrier survenu à Crans-Montana (Suisse), tandis qu’elle fêtait la nouvelle année . Quatre jours après le drame, on apprenait qu’un nom était enfin rendu à chacune des quarante personnes, dont vingt mineurs, qui ont péri dans cette tragédie.

« Nous avons passé la journée dans le poste de commandement, avec les services suisses », explique Ilan Rouah, porte-parole de ce service de secours israélien très particulier. Le Zaka s’est donné pour mission de prélever et d’identifier tous les restes humains pour pouvoir inhumer les dépouilles dans leur intégrité. Douze membres de cette organisation sont arrivés après le drame qui a endeuillé la station de ski et bouleversé le monde.

Quinze identifications par jour après le drame

Le porte-parole décrit : « les services suisses, le DVI (Disaster Victim Identification) et l’Institut de médecine légale ont procédé, zone après zone, dans le bar, ce qui explique que les personnes qui étaient le plus loin de la sortie ont été les dernières identifiées. Ils ont pu mettre un nom sur une quinzaine de personnes par jour. Impressionnant vu les conditions », salue le spécialiste.

À Crans-Montana, l’attente était forcément trop longue pour les proches avant d’identifier chaque corps, notamment grâce à l’ADN de comparaison confié par les familles.

undefined
Crans-Montana (Suisse), le 4 janvier 2026. Les volontaires de l’ONG religieuse Zaka est notamment intervenue après l’attaque terroriste à Bondy Beach, en Australie. LP/Olivier Arandel

Un travail d’enquête dont le commandant Nachman Dykstztej, qui pilote l’équipe en Suisse, est coutumier.

Il sillonne les lieux des attentats et des catastrophes : il était dernièrement en Australie à Bondi Beach après l’attentat qui a fait quinze morts. Il était en juillet au Texas à la recherche des victimes des crues. Il vit en temps normal à Kiev en Ukraine sous les bombes. « Forcément, j’ai vu bien trop de ces horreurs récemment », concède l’homme, face à la chapelle ardente.

Sous sa casquette noire et derrière ses lunettes de soleil, il décrit « Je suis ici pour prendre soin des corps jusqu’à la moindre goutte de sang… J’ai fait la même chose à Sydney. Dans la religion juive, nous pensons que le plus infime fragment doit être enterré ».

Il insiste : ce que l’organisation fait pour des personnes de sa confession, « elle le fait aussi pour tous les autres ».

Parmi les victimes de l’incendie, il y avait trois jeunes filles juives. Toutes désormais déclarées mortes. Leurs familles prévenues. Il y a une évidente dimension spirituelle dans cette « mission » mais, notamment depuis le 7 octobre, l’organisation a acquis une « grande expertise dans la localisation et l’identification des victimes, particulièrement quand les corps sont brûlés », insiste-t-il.

Dure mission que de sauter ainsi de drames en drames, d’attaques terroristes en incendies tragiques. « Chaque personne est une personne, une vie, un monde. La douleur est la même. Ce n’est pas facile, mais c’est ce que je dois faire par respect pour les morts », philosophe ce spécialiste de l’enfer.

Dans le cas de l’incendie du Constellation à Crans-Montana, les pompiers parlent de flashover, d’embrasement généralisé éclair. En de très brefs instants, le sous-sol du bar s’est transformé en brasier piégeant des dizaines de personnes. « Vous n’êtes jamais prêts à découvrir ces scènes, raconte le commandant. Mais notre devoir est de rendre leur honneur aux défunts ».

Suivez-nous et partagez

RSS
Twitter
Visit Us
Follow Me

1 Comment

  1. cette tragédie m a bouleversée
    tous ces enfants morts si jeunes
    israël était sur place évidemment
    il y a eu des manquements sur
    la sécurité et de la part des propriétaires
    mais il reste une douleur que rien ne peut effacer

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*