Neuvième jour du soulèvement national I 5 janvier 2026
Bilan humain et répression accrue
• Les noms de 13 nouveaux martyrs du soulèvement national ont été annoncés. Selon le dernier communiqué du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), le nombre total de victimes s’élève désormais à au moins 31 martyrs.
• Le dimanche 4 janvier 2026), au huitième jour du soulèvement, et au lendemain du massacre de Malekshahi (province d’Ilam), les forces de répression ont commis un crime grave en violation des conventions internationales :
elles ont pris d’assaut un hôpital à Ilam afin d’enlever les blessés du soulèvement, touchés par des tirs directs et hospitalisés.
• Le régime refuse de restituer les corps des martyrs à leurs familles. Les dépouilles sont transférées vers des lieux inconnus et enterrées secrètement.
Manifestations et grèves
• Des manifestations nocturnes ont eu lieu à Téhéran, Ispahan et dans de nombreuses autres villes, avec le slogan central :
« Mort au dictateur ».
• À Téhéran, le régime a déployé les unités spéciales autour du Grand Bazar pour empêcher l’extension des protestations, mais s’est heurté à la résistance populaire.
De nombreux magasins et centres commerciaux ont fermé.
• Lundi matin, les commerçants de plusieurs villes ont entamé une grève générale, fermant leurs boutiques.
À Téhéran, dans plusieurs quartiers, la population et les jeunes insurgés sont descendus dans la rue en scandant :
« Mort au dictateur ».
Attaques contre les centres de répression
• À Abadan, des jeunes insurgés ont attaqué des préfectures et des bases du Bassidj.
• À Téhéran, dans un quartier, deux motos des forces de répression ont été incendiées.
• Les 14 et 15 Dey, les jeunes insurgés ont infligé de lourds revers aux centres de répression — notamment des bases du Bassidj et des bâtiments administratifs — à Abadan et dans d’autres villes.
• À Yasouj, la ville est placée sous une sécurité extrêmement renforcée.
L’Université libre (Azad) a annulé tous ses examens au niveau national, et les dortoirs ont été évacués.
• À Hefshajan (province de Chaharmahal-et-Bakhtiari), des habitants en colère ont incendié le lieu de travail du meurtrier de Soroush Soleimani, adolescent de 15 ans, tué par balle directe le samedi 3 janvier 2026.
• À Abadeh-e Qashqai, la situation est quasi militaire ; plusieurs habitants ont été aperçus armés dans les rues.
Affrontements majeurs
• À Ispahan, le dimanche soir, après des tirs et des passages à tabac de manifestants, les jeunes insurgés ont riposté.
Après deux heures d’affrontements violents près du pont Si-o-se Pol, les forces de police ont été désarmées et contraintes à la reddition.
• À Hamedan, le dimanche soir, les jeunes insurgés ont affronté les forces de répression ; un agent a été désarmé, les autres ont pris la fuite.
• À Téhéran (Nazi-Abad), des jeunes ont arraché le taser d’un agent de police qui attaquait la population.
• À Azna (province de Lorestan), le samedi soir, un véhicule des unités spéciales a été incendié et le commissariat local, impliqué dans la répression, a été attaqué.
• À Machhad, rue Nasser Khosrow, le dimanche soir, des jeunes insurgés ont attaqué les forces de police et libéré plusieurs personnes arrêtées.
• À Téhéran et dans de nombreuses autres villes, les jeunes insurgés ont bloqué les rues en allumant des feux, empêchant l’intervention des forces de répression.
J’attire également votre attention sur une série de vidéos datant du neuvième jour du soulèvement :

Courage a nos amis iraniens