Quatrième jour du soulèvement national : grèves, affrontements et répression dans plusieurs villes
- Voici une série de vidéos reçues récemment de tout l’Iran, qui donnent un aperçu clair et complet de ce qui s’y passe en ce moment : https://youtu.be/4RjtFD2n4as
- Le mercredi 31 décembre, le soulèvement national s’est poursuivi pour le quatrième jour consécutif dans plusieurs villes du pays, notamment à Shiraz, Ispahanet différentes zones de Téhéran.
- Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre de jeunes insurgés attaquant à mains nues la préfecture de la ville de Fasa , dans la province de Fars. Une autre séquence vidéo révèle des tirs directs des forces de l’ordre sur les manifestants. Des hélicoptères militaires ont survolé la ville dans le but d’intimider la population, face à la crainte d’un soulèvement croissant. Un jeune homme de 18 ans, nommé Mehdi Samavati , aurait été tué dans ces affrontements, bien que cette information n’ait pas encore été confirmée par les autorités du régime.
- Selon l’opposition iranienne, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) , plus de 42 000 agents du Corps des gardiens de la révolution (CGRI) , des miliciens Bassidj et de la police nationale ont été mobilisés dans le Grand Téhéran. Le régime aurait ordonné à ces forces : « Nous déclarons les quatre prochains jours fériés* : mercredi est férié, jeudi sera rattaché à vendredi, et samedi est déjà férié à l’occasion de la naissance du premier imam chiite. Vous avez donc quatre jours pour mettre fin aux manifestations . »
- En parallèle de la poursuite des manifestations, le dictateur iranien Ali Khamenei a nommé Ahmad Vahidi comme adjoint du commandant en chef du CGRI . Vahidi, premier commandant de la Force Qods (branche extérieure du CGRI), ancien ministre de la Défense sous Ahmadinejad et ministre de l’Intérieur sous Raïssi, est l’un des responsables de l’attentat contre l’AMIA en Argentine. Un mandat d’arrêt international* est en vigueur à son encontre.
- Avec l’intensification des protestations étudiantes dans plusieurs universités de Téhéran, la République islamique a démis de leurs fonctions les responsables de la sécurité universitaire (Herasat) dans trois universités : Université de la science et de l’industrie, Université Al-Zahra , et Université Sharif . Selon le site officiel Rokna , le ministère de l’Enseignement supérieur a procédé à ces changements afin de « renforcer la gouvernance sécuritaire » et la surveillance des campus.
- Exécutions massives : record historique en 2025
Le CNRI a annoncé que plus de 2200 exécutions ont eu lieu en 2025 , réparties dans 97 villes* du pays, établissant un record sans précédent en 37 ans* de République islamique. Ces exécutions représentent :
– plus du double* de celles de 2024,
-2,5 fois plus* qu’en 2023,
– près de 4 fois plus* qu’en 2022.
Le second semestre de 2025 a vu plus du double d’exécutions que le premier semestre de 2024.
- Répression, propagande et détournement du mouvement populaire
Le procureur général Movahedi* a déclaré : « Ce que nous ne pouvons ignorer, c’est l’instrumentalisation structurée des revendications légitimes du peuple. Cette instrumentalisation est menée via des réseaux médiatiques dirigés et l’usage manipulateur de certains individus trompés ou perturbateurs de l’ordre public. > Toute tentative visant à transformer les protestations économiques en troubles sécuritaires ou en exécutions de scénarios étrangers sera confrontée à une réponse ferme, légale et proportionnée. »
- Le président de la commission budgétaire du Parlement, Taghavi-Tajgardoun, a reconnu un cas frappant de corruption : > « En huit mois, 8 milliards de dollars* de revenus pétroliers n’ont pas été perçus. > Nous avons vendu 21 milliards du petrol, mais seulement 13 milliards* ont été encaissés — dont 1,2 milliard* concerne l’exercice précédent. »
- Selon le qartier general de L’OMPI a l’intérieur du pays, le régime iranien cherche à détourner le mouvement populaire en ajoutant des slogans audio pro-Reza Pahlavi* (fils du dictateur déchu) à certaines vidéos de manifestations, notamment à Fasa. Cette manipulation vise à affaiblir la portée réelle* du soulèvement et à diviser l’opinion publique.

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