Bonjour les amis(es),
Par cette belle journée ensoleillée et festivement calme car 90 000 policiers divers vont y veiller, faisant fi de leurs soirées amico-familiale, qui ne sont d’ailleurs pas toujours réussies, et parfois franchement loupées, je voudrais être la première à présenter mes voeux à Monsieur Bernard Bazinet, maire d’Augignac en Dordogne, je crois, enfin un endroit de France plutôt agréable, qui s’est récemment inquiété que la France soit trop youpine pour boycotter l’Eurovision où Israël sera représenté comme les autres nations non coupables du génocide au Soudan, ou de l’effacement total des femmes d’Afghanistan, ou encore des répressions mortelles des opposants d’Iran, ou des 323 condamnations à mort prononcées cette récente année en Arabie Saoudite.
J’en oublie beaucoup dans la liste des infâmes, mais je suis prise par le temps car je ne voudrais pas que quelque quidam présente avant moi ses voeux de très mauvaise année 2026 remplie de problèmes graves allant jusqu’au pire, à monsieur le maire qui appelle son pays la « France Youpine » comme aux plus beaux temps des années 36-40 où les plus puants des Français la nommaient ainsi, ou avec d’autres formulations que je vous cache par pudeur.
Le PS parti auquel appartient ce monsieur Bazinet (tiens qu’elle surprise) l’a exclu quasi illico. (j’adore les anciennes expressions, là non plus on ne se demande pas pourquoi). Mais Monsieur Nunez le nouveau Prudent qui s’occupe de l’Intérieur et qui me fait regretter Retailleau, envisagerait après un long temps de réflexion de prendre contre lui des sanctions, peut-être comme on l’a supposé une amende financière symbolique, car ce pauvre monsieur Bazinet a été franchement hors de lui par ce qu’il a vu et que l’on a complaisamment montré à Gaza, mais pas du tout par le pogrom de 7 octobre où ce n’étaient que des juifs que l’on massacrait.
D’autant que ce bon monsieur Bazinet croyait que Youpin était de l’argot, et pas un terme qui conduisait directement à une époque ceux qu l’on désignait ainsi à des vacances sans retour.
Titillé, monsieur Nunez envisagerait des sanctions contre l’édile pouvant aller jusqu’à la suspension, voire à la révocation, deux sanctions prévues par le code général des collectivités territoriales.
J’ai toujours regretté, et je m’en plains souvent, que l’on ne soit plus au temps des cow boys.
Bonne soirée pour ce passage d’années qui j’espère nous retrouvera tous demain matin en bonne forme.
© Maud Tabachnik
