Tribune Juive

Rentrez chez vous, vous ne pouvez pas représenter la communauté juive et les victimes.

On les voit défiler dans les plateaux TV pour parler du pogrom de Sydney. Nombreux ont du mal à prononcer l’expression juste, « terrorisme islamiste ». Les autres? ils la prononcent une fois, un brin gênés, quasiment à voix basse. Rentrez chez vous, vous ne pouvez pas représenter la communauté juive et les victimes.

La vérité, l’émet, exige de nommer le mal sans détour ni euphémisme. Cet attentat terroriste antisémite islamiste perpétré le 14 décembre 2025 à Bondi Beach, lors de la célébration publique de la première bougie de Hanouka organisée par Chabad, a été commis par un père et son fils, Sajid Akram (50 ans) et Naveed Akram (24 ans), qui avaient prêté allégeance à l’État islamique. Un drapeau de l’EI a été retrouvé dans leur véhicule, et les autorités australiennes, comme internationales, qualifient cet acte de terrorisme islamiste ciblant explicitement la communauté juive.

Nommer cela une « barbarie islamiste » n’est pas une exagération, mais une description factuelle du mobile revendiqué et des liens établis avec l’idéologie djihadiste. Refuser de le dire clairement, sous prétexte de prudence ou de peur d’offenser, dilue la réalité et trahit la mémoire des victimes innocentes – rabbins, enfant de 10 ans, survivant de la Shoah, familles réunies pour allumer les lumières de Hanouka.

Le vrai émet, c’est de dire : c’était un pogrom moderne inspiré par la haine islamiste radicale de l’existence juive. Tout le reste n’est que silence complice face à la montée de cet antisémitisme mortel.

Que la mémoire des victimes soit une bénédiction
© Pat H

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