
Il y a des équations qu’aucun diplomate ne peut résoudre — celle de Gaza en est une.
D’un côté, Netanyahou promet que Tsahal attaquera si le Hamas garde les armes. De l’autre, Trump assure qu’Israël ne reprendra pas les combats. Et au milieu, le Hamas jure qu’il ne déposera jamais les siennes. Trois promesses, trois certitudes, zéro cohérence.
Et pourtant, les otages devraient être libérés. Miracle diplomatique ou illusion temporaire ?
Plus étonnant encore : le plan de paix proposé par Trump a été validé par la Turquie et le Qatar, deux États qui n’ont jamais caché leur aversion pour Israël et leur soutien au Hamas. Pourquoi auraient-ils béni un texte qui promettait le désarmement de leur protégé ?
Lundi s’annonce comme un jour double : heureux, si les otages rentrent enfin ; inquiétant, car ce sera un moment de vérité.
On saura alors si Trump a joué une partie secrète — main dans la main avec Ankara, Doha et le Hamas — ou s’il prépare un coup de théâtre contre eux.
Mardi, il y aura un cocu. Reste à savoir lequel.
© Élie Sasson