
Abonné XXXXXXX
Madame, Monsieur,
Fidèle lecteur du Figaro depuis de nombreuses années ( pres de 30 ans , sous d’autres adresses mail ) je suis consterné par le parti pris manifeste et le manque de rigueur de votre article du 27 août sur la crise politique aux Pays-Bas liée à Gaza.
Je vous adresse ci-dessous une lettre ouverte, qui explique pourquoi je vais résilier mon abonnement — comme de nombreux lecteurs qui partagent mon constat
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Lettre ouverte
Le Figaro s’aligne-t-il sur l’auto-proclamée « référence » (dans le mensonge et la propagande) ?
Pourquoi je vais résilier mon abonnement au Figaro — et nous sommes nombreux à vouloir le faire.
L’article publié ce mercredi 27 août sur la crise politique aux Pays-Bas est un modèle du genre : celui de la fausse neutralité et de la crypto-mauvaise foi. Tout y est.
Un vocabulaire choisi pour accuser Israël (*« incapacité du gouvernement à accroître la pression », *« violations des droits de l’homme », « milliers de morts, notamment des enfants »…), mais jamais une ligne sur le Hamas, son massacre du 7 octobre, son détournement de l’aide humanitaire, son cynisme à utiliser sa population comme bouclier.
On nous parle de « famine » mais sans jamais signaler qui affame : ce ne sont pas les Israéliens qui stockent les sacs de farine dans les tunnels, ce sont les islamistes au pouvoir à Gaza. Mais ce détail « dérange », il est donc gommé.
On nous cite « 150 000 manifestants » anti-israéliens aux Pays-Bas, mais on passe sous silence les voix qui soutiennent le droit d’Israël à exister et à se défendre. On met en avant la démission d’un ministre virulent contre Israël, sans rappeler son tropisme idéologique, pour donner l’illusion d’un consensus moral.
On ajoute enfin le refrain habituel : « l’Europe est trop timide face à Israël ». Traduction : il faudrait plus de sanctions, plus d’isolement, plus de condamnations. La réalité, elle, est évacuée : des otages israéliens toujours détenus, des roquettes encore tirées sur des civils, des enfants israéliens sous les sirènes d’alerte.
C’est cela que j’appelle du non-professionnalisme journalistique :
• pas de contexte,
• pas de mise en balance,
• pas de nuance,
• et surtout pas d’honnêteté intellectuelle.
Le Figaro, jadis quotidien de référence pour la droite républicaine, semble s’aligner désormais sur la posture de l’« auto-proclamée référence », celle du journal qui se gargarise de « vérité » mais qui s’abreuve et nous abreuve de mensonge par omission.
Alors oui, je vais résilier mon abonnement. Et je ne serai pas seul.
Parce que, nous en discutons tous les jours avec de nombreux amis, nous sommes fatigués de payer pour lire des articles qui nous servent la soupe idéologique déjà réchauffée ailleurs.
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En espérant que cette critique soit entendue et, pourquoi pas, publiée dans votre rubrique « Courrier des lecteurs ».
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma considération désabusée.
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