
Donc, si l’on en croit le Président de la République, la « communauté juive », qui refuse, comme près de 80 % de nos concitoyens, de le suivre dans la faillite morale de la reconnaissance sans conditions d’un État palestinien, aurait renoncé aux valeurs universelles.
Cette accusation est extrêmement grave, car elle remet en cause la place des Juifs dans la République.
Ce sont les Palestiniens du Hamas qui ont déclenché une guerre sauvage le 7 octobre, qui refusent le cessez-le-feu et de rendre les otages qu’ils continuent à détenir dans des conditions abominables, et c’est Israël que l’on calomnie dans une inversion accusatoire qui écrit les heures sombres du XXIe siècle.
La fuite en avant sur la scène internationale ne fait qu’aggraver la crise que traverse notre pays et notre République qui est au bord de l’effondrement.
Les mots ont un sens, et le rejet de l’universalisme est justement l’antisémitisme. Nous sommes donc accusés d’être les instigateurs de la haine qui nous poursuit.
Des monstruosités, nous en avons entendues, mais celle-là, venant d’EmmanuelMacron, nous ne l’avions pas vue venir.
Ce n’est pas un dérapage, c’est une sortie de route.
Il y a des choses qu’un Président de la République ne devrait pas dire ! À ce niveau d’absurdité, au delà des Juifs, ce sont tous les Français qui doivent se sentir trahis et insultés.
© Arié Bensemhoun
Le Dr. Arié Bensemhoun est le directeur exécutif d’ELNET France depuis 2011