Tribune Juive

Vae Victis. Par Raphaël Nisand

Vae Victis est un célèbre adage romain qui énonce cette vérité éternelle : les vaincus ont toujours tort et ne trouvent aucune grâce chez leurs contemporains et dans l’histoire.

On apprend avec les premiers résultats de la commission d’enquête de l’armée et les déclarations du général Herzi  Halevi , général en chef de l’armée israélienne jusque dans quelques jours, qu’Israël a bien failli subir un coup encore plus fatal le 7 octobre. 

Pendant toute la matinée du 7 octobre, alors que la population du sud se faisait massacrer par le hamas dans les conditions que l’on sait, l’armée est restée quasiment inerte.
Les chefs ont imaginé, et ils avaient des indications en ce sens, que le hezbollah pourrait lancer dès le 7 octobre une attaque analogue à celle du hamas dans le nord d’Israël .
Herzi  Halevi vient d’affirmer que si le hezbollah avait attaqué, l’armée terroriste aurait paradé dans Haïfa.

Cette impréparation et cette image de boxeur groggy attendant le coup fatal dans les cordes sont plus qu’inquiétantes.
Toute la lumière sera sans doute faite par les Commissions qui enquêteront sur les responsabilités des chefs israéliens dans ce cataclysme du 7 octobre.

Il est vrai que l’Etat d’Israël ne bénéficie d’aucune profondeur stratégique. Le pays est si petit qu’il peut être traversé de part en part parfois en quelques minutes.

Par exemple, moins de 20 kilomètres séparent la ville arabe de Tulkarem de Nétanya au bord de la mer.

Il est vrai aussi qu’Israël a été contraint par l’ONU et la communauté internationale de se retirer de tous les points stratégiques situés au Liban, en Syrie ou encore en Egypte en raison des fameuses règles intangibles de la souveraineté nationale et de laisser des territoires contre la paix.

Il est vrai enfin que Tsahal , le shin bet et le gouvernement israélien se sont endormis avec le diable occupant  la chambre d’à côté et ceci sans même fermer à clé.

Am Israël Haï ? Israël veut vivre ? 
Pour qu’Israël vive, presque tous les israéliens disent qu’Israël ne reviendra jamais à la situation d’avant le 7 octobre et dans l’esprit des gens, ce n’est pas la création d’un Etat palestinien hamas qui sera susceptible d’apporter la paix pour mettre fin à cette guerre séculaire.

Dans les premiers mois qui ont suivi le 7 octobre, Israël a riposté et engrangé des résultats incontestables qui sont déjà enseignés dans des écoles de guerre.

L’affaire des bippeurs est dans tous les esprits et pour le moment plus aucune roquette ne tombe sur le sud, venant de Gaza.
Le hezbollah qui soutenait à bout de bras la tyrannie d’Assad en Syrie a été vaincu militairement, ce qui a entrainé la chute du tyran syrien.
Le Liban, qui était totalement déstabilisé depuis des années, a enfin un  Président, un chrétien, qui dit que le Liban ne doit plus subir les guerres des autres.

Cette guerre n’est pas terminée et surtout il reste 59  otages qui doivent impérativement être libérés très vite.

On prie pour eux mais on prie aussi pour Israël qui doit impérativement changer l’ordre des choses très vite pour éviter un nouveau 7 octobre ou pire encore.

© Raphaël Nisand

Chroniqueur sur Radio Judaïca

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