Tribune Juive

Il n’y a pas de limite à l’hypocrisie française et à l’indigence du Président

On apprend que la France ose appeler Israël à « se retirer de la zone tampon en Syrie, zone qui doit être démilitarisée conformément à l’accord de séparation des forces de 1974, et à respecter l’intégrité territoriale de son voisin ».

Voilà les propos tenus par le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse.

La France, qui n’en peut mais, sera donc le premier pays occidental -et peut-être bien le seul- à avoir l’outrecuidance d’appeler Israël à quitter le territoire dans lequel les forces de Tsahal sont entrées après la chute du régime d’Assad, dans le but déclaré de protéger les frontières de l’État hébreu.

Si l’on revient sur la question « France-Israël », et plus précisément sur la question « Gouvernement Macron-Israël », on ajoutera aux précédents ce énième manquement à toute décence.

De telles prises de position, répétées, systématiquement hostiles contre toute raison à Israël, deviennent grotesques et décrédibilisent la France à l’étranger d’où l’on voit un Président infichu d’assurer la bonne marche d’un gouvernement et la sécurité de ses propres citoyens prendre systématiquement les positions les plus inconsidérées, pourvu qu’elles soient favorables à l’ennemi islamiste, espérant naïvement se concilier les faveurs d’une rue arabe qu’il méprise ce faisant, la considérant de fait incapable de réflexion et de discernement.

Le Président français veut-il se refaire une vertu? Qu’il s’engage alors avec courage et détermination à faire pression sur ce voisin algérien qui a emprisonné le franco-algérien Boualem Sansal.

Que ce Président pérore et hausse la voix, de concert avec une ONU de laquelle il se fait porte-voix : Israël n’en a cure.

Mais en France, les juifs et leurs nombreux amis regardent, ébaubis, ces dirigeants supposés les représenter et qui s’évertuent à glousser et pratiquer le baise-main à ce Président sans foi ni loi sur le sujet israélien. Comment peuvent-ils…

© Sarah Cattan

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