Tribune Juive

Paulette Touzard. La LICRA confrontée à ses Résistants qui ne désarment pas et déposent plainte. Suite

Texte de Paulette Touzard

« Dans ce contexte de tous les dangers où émergent des phénomènes similaires à ceux qui affleurèrent lors des « années noires », les membres de la LICRA constitués en plaignants ont déposé plainte: « Nous ne pouvons pas accepter, qu’une Association fondée à partir de l’assassinat du pogromiste Petloura par Samuel Schwartzbard, et l’acquittement qui s’en est ensuivi grâce à Maître Henri Torrès et aux articles de Bernard Lecache, la Ligue internationale contre l’antisémitisme, LICA de Février 1929 déclarée comme telle jusqu’en 1979, après la Ligue contre les Pogroms en 1927, puisse soutenir aujourd’hui Alain David, un militant « amoureux d’Heidegger et de Derrida », avançant Spinoza en dernier pour donner le change, un militant aux responsabilités depuis la Présidence d’Alain Jakubowicz et jamais vu auparavant dans aucun Bureau exécutif.

Aujourd’hui, le personnage a osé, par le biais d’une correspondance privée avec un autre responsable, correspondance rendue publique, se découvrir par écrit en tenant des propos antisémites nazis dignes d’Hitler alors qu’il s’adressait à un Déporté enfant à Bergen Belsen, ancien Vice-président National de la Licra, fils de Denise Lorach, Fondatrice du Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon.

Alain David et ses soutiens ont oublié que lorsque l’on agresse un Juif, verbalement ou physiquement, c’est tout le peuple Juif qui est agressé, et que c’est aussi une manière de tuer une seconde fois les victimes juives assassinées parce que nées Juives, rappelant que la « Solution Finale » pourrait, grâce à la lâcheté généralisée, être remise en place en cette époque où s’expriment librement les voix qui regrettent qu’elle n’ait pas abouti, en exterminant les Juifs jusqu’au dernier des bébés.

La LICRA ne pourra plus indéfiniment faire croire officiellement et médiatiquement qu’elle lutte contre l’antisémitisme alors qu’en interne elle l’excuse et de ce fait s’en rend même complice.

La LICRA, par la plume d’un de ses hauts responsables, a perdu son âme en répondant à deux de ses très anciens militants et survivants de la Shoah qui réclamaient Justice – dont l’auteur de ces lignes- qu’ils étaient « à vomir », nous sommant in fine de circuler, de nous taire, voire de débarrasser le terrain.

C’est un scandale auquel refusent de se résoudre les membres de la LICRA qui ne reconnaissent plus l’esprit fondateur et philosophique de l’Association et refusent de se taire face à cette lâcheté généralisée qui nous entraînera tous vers un suicide collectif.

Notre racisme n’est agressif qu’à l’égard de la race juive. Nous parlons de race juive par commodité de langage, car il n’y a pas, à proprement parler, et du point de vue de la génétique, de race juive […] La race juive est avant tout une race mentale […] Une race mentale, c’est quelque chose de plus solide, de plus durable qu’une race tout court. Transplantez un Allemand aux États Unis, vous en faites un Américain. Le Juif, où qu’il aille, demeure un juif. C’est un être par nature inassimilable. Et c’est ce caractère même qui le rend impropre à l’assimilation, qui définit sa race. Voilà une preuve de la supériorité de l’esprit sur la chair’: ces mots d’Adolf Hitler viennent éclairer lugubrement les propos écrits par Alain David, à savoir « J’ai appris très tard pour mon père. Pourtant j’ai toujours su intérieurement que j’étais un Arabe, j’ai toujours éprouvé de la méfiance, voire une répugnance que j’avais du mal à m’expliquer à l’égard de la race juive. D’où aussi mon attirance pour l’Allemagne, mon admiration pour leur culture ».

A propos des écrits d’Alain David, ledit dépôt de plainte signé entre plusieurs autres Henrik Pastz et Paulette Touzard, rappelle que dans la législation que les provocations ou l’ironie concernant des propos antisémites nazis font partie intégrante des délits pour incitation à la haine ou à la violence.

Cohérence, Loyauté, Esprit de Résistance, Exigence, Courage, nous ont seuls guidés, nous les plaignants, qui refusons de plier devant des manquements aussi graves ».

© Paulette Touzard

En hommage à son père, Jacob, dit Jean Dawidowicz, héros de la Résistance

A noter: Paulette Touzard rend ici un hommage particulier à son père, Jacob, dit Jean, Dawidowicz, héros de la Résistance, Résistant dès la première heure, en souvenir-hommage duquel elle a offert, au titre de son association pour la mémoire des enfants Juifs déportés, le film « Les héritiers » à un Lauréat du concours de la Résistance et de la Déportation.

Mon dieu, garde moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge »

Pour rappel: Dawidowicz signifie « Fils de David ». « Et un Rabbin m’a rappelé la phrase célèbre du Roi David: Mon Dieu, garde moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge », nous a redit notre amie Paulette Touzard.

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