
16 des responsables placés à raison en garde à vue
I24News et le Times of Israël bien sûr, Le Parisien, Actu.fr, mais aussi L’Express, et encore Paris Match, La Croix, Le Huffington Post, les Télés, sans oublier la Presse locale, accourus à raison pour « des soupçons de maltraitance et de dérives sectaires à la prestigieuse Yeshiva Beth Yossef de Buissières », dont 16 des responsables ont été placés en garde à vue lundi 31 janvier par les enquêteurs de la Section de Recherche de Paris.
42 élèves confiés à des services sociaux
Les faits concerneraient 42 élèves placés dans l’Institution, dont des mineurs des États-Unis et d’Israël placés provisoirement sous la garde de l’État et confiés à des services sociaux.
La chose est très grave, même si le conditionnel, où qu’on lise, est de mise : des enfants qui auraient subi « Un enseignement rigoriste, l’enfermement, la confiscation de leurs documents d’identité, des actes de maltraitance, le manque d’accès à l’éducation et aux soins de santé, l’impossibilité de retourner dans leur famille »… Une enquête pour violences aggravées est en cours.
Mais…
Un Raid? Une descente d’une ampleur hors normes?
Mais le Times of Israël parle de … « raid effectué lundi sur l’école », cet autre media de « descente d’ampleur : une centaine de gendarmes et de membres des services de la préfecture de Seine-et-Marne convoqués par le Parquet de Meaux étaient là, une descente d’ampleur, qui réunit Enquêteurs de la Section de recherches de Paris, Aide sociale à l’enfance, médecins légistes de l’Unité médico-légale, Psychologues ».
Alors ?
Alors on ne peut manquer de s‘étrangler devant cet attelage et cette opération d’une ampleur extravagante. Quasiment un déploiement de zèle.
Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, écrivait La Fontaine.
C’est que, voyez-vous, nous avons encore en tête l’incurie médiatique, policière, judiciaire qui furent réservées à l’assassinat de Sarah Halimi.
Et que naïvement nous nous demandons comment une telle différence de « traitement de l’urgence » est à ce point possible…
Sarah Cattan