Tribune Juive

Sarah Cattan. Franz-Olivier Giesbert mis en joue par une Laure Adler pitoyable de malhonnêteté

Qu’est-ce que c’est que ça veut dire sérieusement ? Qu’est-ce qu’elle raconte ?

Pour avoir écrit dans son Histoire intime de la Ve RépubliqueLe Sursaut[1], ouvrage consacré aux années De Gaulle, qu’il avait le cœur serré parce qu’il n’entendait quasiment pas parler français dans certains quartiers de la cité phocéenne, et pour avoir eu l’insolence de le redire en plateau, Franz-Olivier Giesbert, mis en joue par une Laure Adler qui se présenta comme une lectrice qui s’étonnait de ces propos un peu inquiétants, fut sommé face à l’illustration de l’Hystérie 2021.

La chose s’est passée mardi dans C ce soir sur France 5, dans le cadre d’une émission consacrée au général de Gaulle. L’objet du crime ? Le voilà, tel qu’écrit par FOG : J’habite Marseille, capitale française du cosmopolitisme, ville monde où je suis heureux et où je me sens chez moi, mais souvent quand je me rends à pied à la gare Saint-Charles en passant par la Canebière, j’ai le cœur serré parce que, pendant le trajet, je n’ai entendu personne ou presque parler français. Que va-t-il arriver à notre langue ?

Face à l’indignation même pas surjouée de la … journaliste, la stupeur le disputa à l’effroi lorsqu’elle conclut : Vous êtes blanc quoi, avant de lui demander s’il souffrait … du « manque de blancs autour de lui ».

Franz-Olivier Giesbert, qui avait osé se demander ce qui arrivait à notre langue, se justifia, et que vouliez-vous qu’il fît d’autre face à cette malhonnêteté : Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a pas assez de blancs. Je parle du français, de la langue française. J’aime la francophonie.

Nous fûmes plusieutrs à avoir été saisis d’effroi devant cet échange « lunaire » au cours duquel FOG se voyait assigné par son interlocutrice « antiraciste, elle », car chacun ici sait bien le racisme de FOG.

La journaliste de France Inter, bien dans son rôle, avait d’emblée avoué qu’elle n’avait pas lu dans son entièreté cet ouvrage passionnant qui se lisait comme un bon verre de vin. Mais avant que de commenter ce qu’elle n’avait pas lu, l’Envoyée Spéciale de tous les pauvres et des opprimés, ceux que FOG humilie au quotidien, a voulu attaquer sur l’extrait en question, lequel avait dû l’étrangler au point d’empêcher toute lecture ultérieure : C’est bizarre de dire ça (…) Pourquoi vous écrivez ça ? 

J’aimerais qu’ils parlent un peu plus français et ce n’est pas plus grave que ça, je vis à Marseille, je suis heureux à Marseille , a d’abord répondu candidement celui qui n’avait point vu la perfidie et la perversité du piège. Très vite notre homme s’insurgea face à l’insulte mais la Femme de Gauche ne voulut rien entendre et sortit en souriant un surréaliste et grotesque Vous êtes blanc quoi ! , auquel Franz-Olivier Giesbert acquiesça : Ben oui. Et fier de l’être, avant de se voir assigné par Dame Adler et son Il n’y a pas assez de blanc autour de vous, à quoi l’accusé, aussi effaré que nous, lâcha ce terriblement éloquent: Qu’est-ce que c’est que ça veut dire sérieusement ? Qu’est-ce qu’elle raconte ?

Candidatez à l’Académie française pour n’entendre que du français, termina celle qu’ aussitôt les réseaux sociaux et ce matin CNews habillèrent de concert pour l’hiver.

Adeptes de la Langue française, Tirez-en leçon et taisez votre amour devenu crime dans la désastreuse époque que nous vivons, tant il est vrai que cette mise en cause avait quelque chose de bien angoissant.

Mathieu Bock-Côté vit dans la réaction délirante de Laure Adler une preuve de l’emprise du racialisme sur les esprits.


[1] Histoire intime de la Ve République (Tome 1) – Le sursaut. Gallimard

Sarah Cattan

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