
Kamala Harris, la vice-présidente des Etats-Unis est à Paris. Elle vient consolider la réconciliation à propos de l’affaire des sous-marins.
En écoutant ça, on a envie d’éclater de rire.
Et on entend le rire contagieux et irrésistible, signature de KH pendant toute la campagne présidentielle.
Avec Emmanuel Macron, ils ont un tel programme, qu’ils vont y passer la nuit.
Un dialogue au sommet qui promet de voler « très haut. »
En même temps, comme le dîner du Président sur les questions numériques n’a pas été annulé, on comprend que Kamala vient prendre … l’apéritif, en parlant de tout et de rien, et le programme, c’est pour rire.
Pourtant, il y a une volonté américaine de cajoler Paris.
Joe Biden est venu en personne à la villa Bonaparte à Rome.
Il a fait attendre une heure et demie Emmanuel Macron, mais il arguait que ce serait mesquin de s’en formaliser.
Et puis, il a envoyé sa vice-présidente pour le 11 novembre.
C’est son ombre et son élève, et, surtout, un Vice-Président est fait pour assister aux cérémonies à la place du Président.
Au parti démocrate, on donne toujours l’investiture au Vice-Président sortant.
Elle est donc en apprentissage dans l’ombre de Biden.
Elle vient à Paris en repérage.
Elle doit se rendre au cimetière militaire de Suresnes et elle évitera de rire.
Sa nomination, qui plus est métisse, a suscité beaucoup d’enthousiasme.
Elle a déçu!
A l’évidence, elle cherche sa place.
A la chute de Kaboul, elle a eu un rire nerveux, ne sachant quoi répondre.
Elle rit jaune quand on évoque les tâches que Biden lui a confiées, à savoir:
-La lutte contre les causes profondes de l’immigration latino, un casse-tête insoluble.
-et le redécoupage électoral.
Cette femme a brisé tous les plafonds de verre.
On se demande si elle n’a pas crevé son niveau de compétence.
Elle ne voulait pas être une potiche.
Mais en débarquant de l’Amérique profonde, en sortant du cortège de voitures blindées, elle lâche des platitudes!
Avant de prendre congé, elle va promettre à Emmanuel Macron de faire remonter les doléances.
Mais personne ne se laissera prendre.
Tout le monde saura que c’est pour rire.
© René Seror