
Un an déjà que le Pays a connu le pire qui soit, puisqu’il fut hélas possible, avec la décapitation le 16 octobre 2020 d’un professeur par un islamiste tchétchène d’établir … une échelle illustrant à l’intention des aveugles, des sourds et des pleutres qu’il était possible au terrorisme islamiste de monter d’un cran, encore d’un cran, pour punir au nom d’un prophète une France pourtant déjà soumise mais qui comptait dans son troupeau une poignée de récalcitrants et d’insolents qui entendaient ne pas baisser la garde et faire face à la guerre abjecte qui leur était faite.
La France était déjà descendue dans la rue pour Charlie.
Elle ne le fit donc pas pour Samuel Paty car rendez-moi que Descendre dire sa colère à l’encontre du fanatisme islamiste ne sert que de peu.
Bien sûr Elle aurait pu.
Dire fermement à ses dirigeants tous confondus qu’ils avaient une responsabilité partagée dans la mort de ce qui fut notre courage.
Elle pleura pudiquement.
Elle passa à autre chose. Regardant son Pays qui n’avait décidément pas encore tiré la leçon suffisante et qui persévérait dans les menus accommodements et autres lâchetés.
Nous vîmes avec stupéfaction la difficulté à nommer un Etablissement scolaire du nom de notre Collègue décapité : Trop dangereux, qu’ils disaient tous, regardant ailleurs, au lieu que de décider que toutes les Ecoles auraient dû accoler le nom de Samuel Paty à celui d’un Pierre Perret ou d’un Jean-Jaurès. Mais il est répondu à ceux qui tentent que « les écoles ne sont pas sécurisées. Qu’elles pourraient devenir une cible potentielle », et que rétorquer à ce Sans dot.
La couardise est sans limite et la circulaire d’un ministre à ses troupes habitées par l’effroi nous renvoie l’image d’une main qui tremble : Les autorités redoutent des troubles, nous dit-on. Partant, ce sera, à la veille du premier anniversaire de sa mort, une commémoration à la carte qui est proposée aux Ecoles. Un zeste de dignité dilué dans un ciel de lâcheté. « Un temps de réflexion et d’échanges en fin de journée. Une réponse différenciée selon les établissements ». Une … « souplesse ». ( sic )
C’est en tout cas ce qu’un Jean-Michel Blanquer souhaite et propose : « la possibilité d’organiser un temps de recueillement et un rappel des missions de l’Ecole » en mémoire de Samuel Paty.
« Des ressources pédagogiques mises en ligne sur le site éduscol seront mises à la disposition des professeurs pour les aider à organiser une séquence adaptée à l’âge de leurs élèves dont il convient de forger l’esprit critique et un avis éclairé sur les sujets les plus sensibles. »
Il n’a pas précisé que les Ecoles des Territoires « déjà conquis » seraient … dispensées. J’rigole…
Aujourd’hui, l’Ecole Saint-Antoine de Cap-d’Ail a été rebaptisée « Ecole Samuel Paty ».
Sarah Cattan