
Mila est arrivée au tribunal, entourée par un service de protection et accompagnée de ses parents et de son avocat Richard Malka. La salle d’audience est pleine. Un large dispositif policier est en place.
Le Président, celui qui avait déclaré le 22 juin qu’il y aurait « un avant et un après » ce procès, a déclaré qu’à titre exceptionnel l’audience serait ouverte à un public nombreux sans tenir compte de la jauge: la salle est remplie. Plusieurs prévenus sont aussi présents. Pas tous. Le public et les journalistes sont nombreux. L’audience est annoncée à 9 heures.
Verdict
Michael Humbert, le Président, annonce que le tribunal a considéré qu’il s’agissait d’une véritable entreprise de harcèlement, et que si pour la plupart des prévenus, l’infraction de harcèlement était caractérisée, l’infraction de menaces de mort était également considérée pour la plupart d’entre eux.
Du sursis… Une poignée d’Euros
Le tribunal condamne 11 prévenus à des peines de 4 à 6 mois d’emprisonnement avec sursis. Pierre, celui qui avait écrit « il faut la faire sauter » est relaxé : Parlait-il de faire sauter le compte de Mila ou Mila elle-même….
Le tribunal rejette les demandes de non-inscriptions au casier, vu que les personnes n’ont pas exprimé de repentir et qu’il y a un risque de récidive.
La peine de privation des droits d’illégibilité pour une durée d’un an est énoncée.
Plusieurs prévenus sont condamnés à verser à Mila des dommages et intérêts : 1500 euros chacun en raison des souffrances endurées et 1000 euros chacun pour les frais d’avocats…
Il nous est dit que pour arriver à ce jugement, le tribunal a lu 4800 pages, et a débattu 26 heures durant.
Les prévenus ont dix jours pour faire appel de la décision.
Mila ? S’adressant à nous, elle remercie ses soutiens et notamment les Forces de l’Ordre et affirme : « On a gagné et On gagnera encore…«