
Ses frasques, répétées, quasi quotidiennes, nous manqueraient presque si Madame Benbassa les faisait plus rares. Le seul hic, C’est que la Dame est … sénatrice, et que la chose ne manque d’interroger, nous renvoyant une fois de plus à ce questionnement : Mais comment diable en sommes-nous arrivés là
Sénatrice EELV, me rétorquerez-vous, en guise d’explication. Vous savez, ceux qui se sont illustrés, s’illustrent et s’illustreront encore demain, allant plus grave que leur collègue de Strasbourg et dans un autre style celle de Poitiers, laquelle justifia l’arrêt de subvention aux aéroclubs à coups d’arguments écologiques et de fadaises du type : L’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants. Même lorsque les concernés appartenaient à @RevesdeGosse
Dans un autre registre donc. Jeanne Barseghian et Léonore Moncond’huy doivent applaudir chaque sortie de Madame Benbassa : Esther, elle, qualifiée par nos collègues de Valeurs Actuelles d’auto-nommée historienne des juifs[1], vous brandissant tel le Sans Dot de Molière qu’elle fut la première femme titulaire de la chaire d’histoire du judaïsme moderne à la Sorbonne, n’en a que pour les musulmans. Sa marotte. Son doudou. Son obsession. L’objet de sa guerre à l’encontre de Qui n’en est point.
Ne tweetait-elle pas, il y a peu, que bientôt les musulmans ne pourraient plus se marier en France, la faute à ce drapeau qu’il était désormais interdit de brandir.
La revoilà, elle qui n’avait pas lésiné et avait défilé lors de la marche contre l’islamophobie aux côtés de porteurs d’une étoile jaune et avait alors dénoncé[2] une cabale à son encontre, allant jusqu’à pleurer que son honneur était sali pour une simple maladresse même pas antisémite : Personne n’a volé la souffrance de l’autre. Il y a partage de la souffrance, ils disent voilà ce qu’ils ont subi, nous, on n’en veut pas, la voilà donc dénonçant aujourd’hui cet acharnement contre les musulmans, acharnement illustré lors des débats sur le projet de loi séparatisme : pour la donzelle, C’en est trop. Ces amendements adoptés un après l’autre dans un texte que la sénatrice qualifie de scélérat et interdisant, après donc les drapeaux étrangers dans les mariages et l’interdiction du port du voile pour les accompagnatrices scolaires, lui rappellent, lui rappellent … ces périodes où on s’acharnait contre les juifs. C’est clairement dit qu’il y a une communauté qui insidieusement s’immisce dans le pays et gangrène la société française, tonne-t-elle, sermonnant cette France qui confond … islam, islam radical, musulmans, islamistes, ajoute-t-elle.
Mais Oui, Esther Benbassa, elle existe, cette frange musulmane qui, aidée par vous et vos amis, insidieusement s’immisce dans le pays et gangrène la société française, faisant « en même temps » le malheur de ses coreligionnaires, ajouterai-je.
[1] Orientaliste de formation, Esther Benbassa a dévoué une large part de ses travaux à l’histoire moderne et contemporaine des Juifs en terre d’Islam.
[2] Le Point. 13 novembre 2019